13.03.2011
CALIFORNICATION : le retour de Mulder en polisson cochon
USA - 2008 à nos jours (toujours en cours de tournage et en production en 2011) : 3 X 12 épisodes (saisons 1 à 3). Diffusion de la saison 4 en cours aux USA en 2010. Avec David Duchovny (Hank Moody), Evan Handler (Charlie Runkle), Natasha McElhone (Karen), Madeleine Martin (Becca Moody), Pamela Adlon (Marcy Runkle), Madeline Zima (Mia Lewis), …
Série créée par Tom Kapinos. Saisons 1 et 2 disponibles en dvd à la vente. Saison 3 diffusée sur BE TV en janvier et février 2010. Saisons 1 & 2 disponibles à la vente en dvd. Saison 3 : sortie prévue fin avril 2011. Photo : copyright : www.imdb.com
Voir la bande-annonce de la saison 3 sur « You Tube »
SUJET : Hank Moody fut un écrivain à succès. Mais le succès l’a lâché. Pire, une de ses petites amies lui a piqué son idée de nouveau manuscrit. En plus, sa femme l’a largué et va se remarier. Sa fille, ado mal dans sa peau, lui fait la gueule. Alors, pour oublier, Hank brûle la chandelle par les deux bouts. Il boit, il baise et se laisse bercer par ses envies, au gré des rencontres. Malgré ses airs de paumé, Hank poursuit pourtant un objectif qui l’obsède : reconquérir sa femme…
CRITIQUE : Que faut-il penser de Californication ? Pas grand-chose. Le seul réel intérêt de la série, c’est de retrouver David Duchovny, dans un rôle aux antipodes de l’agent du FBI chasseur de monstres et parano qui voyait des complots partout, Fox Mulder, qu’il incarna durant 7 ans dans la mythique « X-Files » (Aux frontières du réel). Ici, dans le rôle d’Hank Moody, il est à la fois drôle et irrévérencieux, parvenant à faire oublier le personnage lisse et propret du par trop encombrant Mulder. Et qu’il n’est jamais vraiment parvenu à faire oublier vu sa carrière cinéma, honorable mais pas ébouriffante. Jusqu’à sa rencontre avec « Californication » qui lui offre une belle occasion de rebondir en télé.
Dans la saison 1, on sentait un certain enjeu avec le gars paumé, écrivain à succès en panne d’inspiration et qui baisouillait à gauche et à droite, au gré des rencontres. Le fil rouge : reconquérir sa femme, mère de sa fifille gâtée pourrie, qui va en épouser un autre. Une sorte de Don Juan des temps modernes, sortant sa quéquette comme d’autres allument une cigarette. Un épicurien dans un monde de coincés en somme.
Rien de tel dans la saison 2 où le brave Hank s’acoquine avec un producteur de rock, sur le mode, justement, du trio « sex, drugs and rock & roll ». On regarde, on sourit vaguement et surtout, on s’ennuie. Ne soyons pas trop durs car on retiendra la prestation de Callum Keith Rennie, excellent acteur canadien qui se montre étonnant dans le rôle du producteur rock Lew Ashby, curieux mélange entre le Dr. House pour le look et Phil Spector, pour le côté déjanté et « bigger than life ».
Dans la saison 3, la production a la bonne idée d’introduire des anciennes stars de ciné et de télé, devenus des caricatures d’elles-mêmes comme Kathleen Turner (toute bouffie et assumant son côté vulgaire, une sorte de Denny Crane de « Boston Justice » en jupons et tout aussi portée sur le sexe que son collègue télévisé) ou encore Rick Springfield, acteur et chanteur de rock des années 80, lifté à mort. Cela dit, les situations grotesques et caricaturales, si elles forcent le trait, ne font pas rire. Tristounet plus que réjouissant. Springfield pousse la caricature jusqu’à se singer lui-même en se mettant en vedette dans une sorte de trio sexuel débridé avec Runkle. Si c’est de l’humour, son goût se révèle plutôt douteux.
On a quelque peu l’impression que « Californication » place ses personnages dans des situations outrancières afin de choquer ses spectateurs américains, très pudibonds quand il s’agit de scènes de sexe à l’écran. Comme si la production s’était demandée : « Bon, on est en panne de scénario. Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire pour tenir le quota des 12 épisodes ? »
C’est particulièrement marquant vers le milieu de saison où Duchovny, en robe de chambre de soie, passe son temps à ouvrir et fermer des portes dans une sorte de vaudeville pathétique. Tout l’épisode tourne autour de personnages qui, si l’on ose dire vu le sujet de la série, vont et viennent tandis qu’une fille à poil est tombée dans une sorte de coma suite à l’ingestion d’un psychotrope. Plus choquant, son sort ne semble pas préoccuper grand-monde.
Bref, on assiste aux aventures d’une bande de Californiens friqués qui s’ennuient. Le problème, c’est qu’on s’ennuie aussi et ce n’est pas les lolos et les bimbos dénudées qui vont nous faire sortir de notre torpeur. C’est un peu le sentiment général qui ressort au regard de cette dernière saison 3. Reste Evan Handler, épatant dans le rôle de Charlie Runkle, en osmose avec toute la gamme d’émotions que traverse son personnage : fierté, désespoir, jalousie, tristesse, obsessions sexuelles, … Un personnage qu’on pourrait qualifier de faire-valoir d’Hank Moody, pourtant plus attachant que Duchovny et où, dans cette saison 3, il lui vole carrément la vedette en « serial fucker ». Dans une scène d’anthologie, il fait même péter le lavabo sur lequel il honore sa femme et se retrouve par terre, le dos coincé et aspergé d’eau. Le coup de rein de trop. Hilarant. Mais au regard de l’ensemble qui se veut plutôt comique, c’est bien peu.
Malgré ses efforts, « Californication » s’essouffle depuis deux ans et peut-être serait-il temps de tirer le rideau. Visiblement non puisqu’aux dernières nouvelles, la chaîne du câble « Showtime », qui diffuse la série aux USA (ainsi que « Dexter » et « Weeds »), aurait reconduit le show pour encore deux saisons, soit jusqu’à la saison 5 inclus. Allez, les scénaristes, on s’active et on se donne la peine de nous surprendre un peu plus, s’il vous plaît.
19:38
Écrit par Manu
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05.03.2011
« SPARTACUS » : le steak, à point ou saignant ? Bleu froid !
SPARTACUS - USA - 2010 à nos jours (toujours en production) : 13 épisodes (saison 1)... Série créée par Steven S. DeKnight. Produite par Sam Raimi et Robert C. Tapert. Avec Andy Whitfield (Spartacus), John Hannah (Batiatus), Lucy Lawless (Lucretia), Peter Mensah (Doctore, l’entraîneur des gladiateurs), Manu Bennett ( Crixus), Nick Tarabay (Ashur), Jai Courtney (Varro), Viva Bianca (Ilithyia), …

Photo : copyright imdb.com, Muller et Starz Entertainment – Saison 1 diffusée sur BE TV en janvier et février 2010, pas encore de sortie annoncée en dvd (pour l'instant, la bande originale est disponible sur cd). Diffusion aux USA sur la chaîne STARZ (qui diffuse aussi la série « Crash », adaptée du film de Paul Haggis : « Collision », en vf).
SCENARIO : Spartacus, guerrier thrace, est capturé par les Romains et livré à Batiatus pour devenir gladiateur. Entraîné par le puissant Doctore, il poursuit l’espoir de retrouver un jour sa femme. Dans l’attente, il livre des combats de plus en plus spectaculaires et devient une légende dans l’arène…
Voir une bande annonce de « Spartacus » sur « You Tube »
COMMENTAIRE : Si la vue du sang vous répugne et que vous êtes plutôt une âme sensible, passez votre chemin ! Produite par le tandem Sam Raimi – Rob Tapert, déjà auteurs des séries « Xéna la guerrière » et « Hercule », la série « Spartacus » ne fait pas dans la dentelle. Brutalité sadique, mutilations, cruauté psychologique, scènes de sexe crues et très explicites, se situant aux frontières du porno, … ; voilà parmi les quelques « joyeusetés » qui vous attendent. Une série dans l’air du temps ? Sans doute. En tous cas, une curiosité.
Sam Raimi, réalisateur des « Evil Dead » et des « Spiderman », affectionne le genre horrifique. Les scènes « too much », Raimi nous en a déjà gratifiées de pas tristes. Il suffit de se rappeler du premier « Evil dead » ou encore du récent « Jusqu’en enfer » (Drag me to hell), qu’il a réalisé en 2009. Alors que « Xéna » et « Hercule » étaient plutôt destinées, en leur temps, aux adolescents ; « Spartacus » semble viser à la fois le public des adultes et grands adolescents, férus de jeux vidéo et de préférence sanglants.
Aux Etats-Unis, la série fait scandale pour son côté outrancier. En effet, les situations décrites ont de quoi choquer même les spectateurs les plus aguerris. A côté, le film de Stanley Kubrick de 1962 fait figure de voyage au pays des bisounours. Si la production a certainement pris des libertés avec la réalité historique pour des raisons évidentes de dramaturgie, il n’en reste pas moins que la série nous montre un monde sans doute plus proche de la réalité de l’époque où la vie humaine ne valait pas grand-chose. On est bien loin des superproductions hollywoodiennes des années 50 et 60 comme « Ben-Hur », « Cléopâtre » ou « Quo vadis », au parfum désormais quelque peu désuet. Même si cela reste des films devenus des classiques et très bien réalisés pour leur époque.
En même temps, « Spartacus 2010 » joue à fond la carte graphique et de la stylisation, caractérisée par ses ralentis exhibant giclages de sang en suspension. La série reprend l’esthétique du film « 300 » narrant les exploits des Spartiates et dont on retrouve d’ailleurs un des acteurs (Doctore, le charismatique entraîneur des gladiateurs). L’univers dépeint se révèle plus proche d’une bande dessinée quelque peu grotesque et à l’esthétique léchée, aux accents graphiques prononcés et aux personnages stéréotypés.
Beaucoup de critiques rapprochent cette série de « Rome », rien à voir. Ici, pas question de trop se creuser les méninges et de faire dans la finesse : on zigouille, on survit, on souffre, on baise, on intrigue ; si vous m’excusez mon langage fleuri… Bref, voilà une série qui se regarde avec les sens plus qu’avec le cerveau.
Effectivement, tout est « trop » dans « Spartacus ». Mais assumé. Le message se veut clair : « On va vous montrer du barbare épique et tant pis si cela vous heurte, on ne fait pas de prisonniers ! » semblent, en substance, nous dire les producteurs. Comme les spectateurs des jeux du cirque en leur temps, nous assistons à l’évolution d’une société dure, cruelle, faite d’intrigues et de complots, sur fond de combats de gladiateurs à la sauce ketchup et cochon. Sur ce dernier point, les producteurs doivent connaître un boucher qui fait dans le prix de gros. Il suffit de voir le nombre d’ennemis éviscérés, décapités et découpés avec une belle régularité. Beurk.

Quel est l’intérêt alors de regarder « Spartacus », me direz-vous ? Pourquoi se repaître d’un spectacle à la violence que d’aucuns pourraient juger malsaine et présentant le genre humain dans ce qu’il a de plus abject ? Pour ma part, je n’aime pas les films d’horreur, encore moins les scènes sanglantes. Le monde est déjà assez moche, pas besoin d’en rajouter une couche…
Par contre, je trouve plus intéressant la nouvelle manière de faire de la série télé, vu l’évolution stupéfiante des effets spéciaux et la possibilité de l’époque de créer des fresques épiques sur petit écran. A cet égard, « Spartacus », malgré son outrance assumée, remplit son cahier des charges et parvient à captiver plus qu’à émouvoir (les personnages n’y sont pas attachants, on se laisse porter par le côté bd de l’histoire, de façon un peu hypnotique et surtout, on assiste à du jamais vu à la télé même s’il se révèle de mauvais goût).
Vu au second degré, « Spartacus » évolue comme un film d’action en sandales, un « Matrix » romain plutôt bien fait techniquement même si les effets spéciaux des premiers épisodes laissaient quelque peu à désirer. Le casting réuni pour l’occasion fonctionne plutôt bien : le nouveau venu Andy Whitfield (Spartacus) se révèle parfaitement convaincant quoique doué d’une palette d’expressions plutôt limitées (peur, tristesse, colère). Dans les seconds rôles, un choix plus étonnant avec John Hannah (Batiatus), habitué jusque là aux rôles de gentil, notamment le fidèle faire-valoir de Brendan Fraser dans les films « La momie ». Enfin, Lucy Lawless, ex-Xéna et Madame Rob Tapert à la ville (le producteur de la série), réussit un come-back convaincant dans le rôle de la perfide Lucrétia.
La fin de la saison 1 vous étonnera certainement car elle n’est pas trop prévisible et laisse présager une suite intéressante. Malheureusement, en coulisses, le sort s’acharne sur l’acteur Andy Whitfield (Spartacus) qui est atteint d’un cancer, d’abord en phase de rémission avant de finalement refaire surface. Souhaitons-lui d’être aussi combattif que son personnage face à cette maladie injuste. Durant un moment, les producteurs ont envisagé de le remplacer par Wentworth Miller, le Michael Scofield de « Prison Break » mais ce dernier a finalement décliné. Ouf ! On l’a échappé belle. Aux dernières nouvelles (mars 2011), le tournage de la suite n’a pas encore commencé mais est déjà programmé pour 2012 aux USA.
Face à la déferlante des « Experts » et autres « Esprits criminels », par trop présents sur nos écrans et lassants à la longue ; « Spartacus » détone et pour cela, il mérite le coup d’œil. Maintenant, pour la violence et la brutalité, à vous de voir votre degré de tolérance.
13:39
Écrit par Manu
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31.01.2011
L’AGE DE CRISTAL (LOGAN’S RUN) : série kitsch de s-f qui a laissé de bons souvenirs…
USA – 1977 / 78 (dates US) : 14 épisodes (une seule saison).
Avec Gregory Harrison (Logan), Heather Menzies (Jessica), Donald Moffat (Rem), Randy Powell (Francis).
Aucune édition en dvd. Diffusé en 1978 sur RTBF1 et BRT1 et Antenne 2, en 1981 sur RTL et rediffusée en 1998 sur CLUB RTL, pas de rediffusion récente en Belgique.
Merci pour les photos de la série prises sur : http://www.snowcrest.net/fox/logantv/index.htm
Voir le générique de la série "LOGAN'S RUN" sur « youtube » (en version originale sous titre US)
Voir aussi le numéro avec dossier spécial consacré à « Arrêt sur séries », l’excellent magazine dont voici le lien internet : http://arretsurseries.chez-alice.fr/
SCENARIO : La Terre au 23ème siècle. Après un holocauste nucléaire, les humains survivants se sont regroupés dans plusieurs petites cités, parmi lesquelles la Cité des Dômes où les habitants ont la particularité de ne pas dépasser l’âge de 30 ans.
Lors d’une cérémonie nommée « Le Carrousel », chaque adulte est amené à "renaître". Parmi les habitants se trouvent plusieurs sceptiques qui ne croient pas à ce rituel qu’ils jugent être un stratagème pour éviter la surpopulation.
Un groupe de résistants s’organise pour fuir vers l’extérieur et rejoindre un lieu appelé « Sanctuaire ». Lors de leur fuite, ces fugitifs sont traqués par les limiers, une sorte de police d’élite de la cité composée d’hommes vêtus de noir et équipés d’armes qui tirent des boules de feu et des éclairs paralysants.
Parmi ceux-ci, Logan 23 qui fait équipe avec Francis 14. Approchant l’âge de 30 ans, Jessica, jeune habitante de la Cité, décide de fuir. Au moment de l’arrêter, Logan assomme Francis et part avec Jessica. Le limier devient fugitif, traqué par son ancien équipier, Francis, sur ordre des dirigeants de la cité. C’est le début de la quête vers le sanctuaire. En chemin, ils font la connaissance de Rem, un androïde à l’humour succulent et capable d'éprouver des émotions humaines, qui les accompagne dans leur voyage, parsemé de dangers et d’embûches…
COMMENTAIRE : « L’âge de cristal » (« Logan’s run » en version originale, littéralement « La fuite de Logan") se base sur le roman de William F. Nolan dont la Metro Goldwyn Mayer avait déjà tiré un film en 1976 (avec Michael York et Peter Ustinov et qui marquait la première apparition de Farah Fawcett, la future « Drôle de dame »). Un an après le film, en 1976, Ivan Goff et Ben Roberts (producteurs avec Aaron Spelling de « Drôles de dames » avec… Farrah Fawcett) décident d’en tirer une série hebdomadaire.
Sorte de version futuriste du « Fugitif » (le groupe de Logan, Jessica et Rem rencontre à chaque épisode une nouvelle communauté avec ses problèmes et leur vient en aide, parfois au risque d’être capturés par leurs poursuivants), « L’Age de Cristal » n’aura pas rencontré son public aux USA, alors que la série apparaissait la même année que le succès fulgurant de « La guerre des Etoiles », premier film de la trilogie originale (1977).
C’est regrettable dans la mesure où malgré son esthétique kitsch avec ses couleurs criardes et ses scénarios empreints de naïveté à la sauce liberté, cette série avait tout pour plaire aux gamins de l’époque : vaisseaux spatiaux roulants, armes fascinantes (le fameux pistolet boules de feu des limiers), récits bien menés au niveau du montage et de l’action, générique attractif. Les scénarios, même s’ils confrontaient les héros aux sempiternels méchants de la semaine, avaient le mérite d’être assez originaux.
En tous cas, l’imagination avait sa place et ce monde futuriste se révélait cohérent, avec ses peurs, ses espoirs, ses moments de doute sur soi et son humour, particulièrement savoureux au travers du personnage de Rem.
Malheureusement, le public n’a pas suivi et après seulement 14 épisodes, la série fut annulée. Autre regret, en la revoyant récemment, la série a assez mal vieilli, en particulier les costumes qui font très pyjama à la « Star Trek » période M. Spock (1966). C’est le cas pour d’autres séries de science-fiction de l’époque comme « Galactica » et « Buck Rogers ». Vu la qualité des effets spéciaux actuels, difficile de tenir la comparaison. Mais bon, remis dans le contexte de l’époque et vu au travers des yeux du gamin de 10 ans que j’étais, c’était une belle porte ouverte sur l’imaginaire et de très bons souvenirs télé.
A noter qu’aux USA, seuls 11 épisodes sur 14 furent diffusés. Parmi ceux-ci, on a eu l’occasion de voir des visages connus à l’époque et présents dans d’autres séries comme William Smith (l’infâme Falconetti de la minisérie « Le Riche et le Pauvre »), Lance LeGault (le Colonel Decker de l’ « Agence tous risques », vu aussi dans « Magnum ») ou encore Nicolas Hammond, le « Spiderman » en collants de l’horrible série de 1977 et même Horst Bucholz, le petit jeune des « Sept mercenaires » avec Steve McQueen et Yul Brynner, dans un épisode clairement inspiré du film « Les chasses du Comte Zaroff ».
A la fin de la série, Donald Moffat, acteur anglais né en 1930, fit encore une belle carrière au cinéma (en Président des Etats-Unis dans « L’Etoffe des héros » et dans « Danger immédiat » avec Harrison Ford) et dans de nombreuses séries (« L’homme qui valait trois milliards », « A la maison blanche », « New York, Cour de Justice », …). Il semble avoir mis un frein à sa carrière puisqu’il n’a plus rien tourné depuis 2005, profitant sans doute d’une retraite bien méritée.
Né en 1950, Gregory Harrison (Logan) fit plusieurs téléfilms à succès. Un an après l’arrêt de l’’âge de cristal », il marqua les esprits en jouant le pionnier Levi Zendt dans la très belle minisérie « Colorado » aux côtés de Robert Conrad et Raymond Burr. Aux USA, il trouva enfin le succès dans la série « Trapper John M.D. » (1979 – 1986, inédite en Europe qui narrait le quotidien du Dr. Trapper dans un hôpital de San Francisco, incarné par Pernell Roberts, l’Adam Cartwright de « Bonanza »). On le revit ensuite dans le film « Razorback » (1984) de Russel Mulcahy, réalisateur d’ « Highlander ». Récemment, il a joué dans des épisodes de séries policières très regardées comme « New York Unité spéciale » (2006) et « Les experts : Manhattan » (2010).
Quant à Heather Menzies (Jessica), canadienne née à Toronto en 1949, elle épousa l’acteur Robert Urich (« Vegas », « Spenser for hire » où elle joua même dans un épisode en 1987 aux côtés de son mari, vedette de la série) et délaissa les plateaux de cinéma pour se consacrer à sa vie de famille. Elle n’a plus rien tourné depuis 1990.
Fait notable, dans la version française, c’est Pierre Arditi qui prête sa voix à Gregory Harrison (Logan). A la même époque, le comédien français a aussi doublé Patrick Duffy dans « L’homme de l’Atlantide », Jeff Goldblum dans « Timide et sans complexe » et même Erik Estrada (Ponch) dans « Chips » !
Notons enfin qu’à l’heure d’écrire ces lignes (fin janvier 2011), un projet de remake du film « Logan’s run » est actuellement en cours de développement pour une réalisation attendue en 2012. Wait and see.
L’AGE DE CRISTAL (LOGAN’S RUN) :
LISTE DES EPISODES (d’après « Téléstar » de 1978 à 1982)
USA – 1977 / 78 (dates US) : 14 épisodes (une seule saison). Série créée par Ivan Goff et Ben Roberts, d’après le roman de William F. Nolan et le film du même titre de Michael Anderson (1976).
Avec Gregory Harrison (Logan), Heather Menzies (Jessica), Donald Moffat (Rem), Randy Powell (Francis).
Voir le générique de la série sur youtube : http://www.youtube.com/watch?v=owNi60LLK1c
Episode 1 : “L’AGE DE CRISTAL »
(Titre original : « Logan’s run»)
Pilote d’une durée de 90 minutes.
Téléfilm américain réalisé par Robert Day. Scénario de William F. Nolan, Saul David et Leonard Katzman. Diffusé aux USA le 16 septembre 1977.
Avec Gregory Harrison (Logan), Heather Menzies (Jessica), Donald Moffat (Rem), Randy Powell (Francis).
L’HISTOIRE : Le vingt-quatrième siècle. Deux cents ans après la fin de la guerre atomique qui a bouleversé la surface de la terre. Les hommes ont pourtant réussi à refaire leur vie. Mais, désormais, ils vivent sous d’immenses dômes lumineux, où ne pénètre jamais la lumière du jour. Ce monde très sophistiqué est contrôlé par des ordinateurs. Les habitants, qui ignorent qu’il existe un monde extérieur, savourent une existence entièrement consacrée au plaisir. On pourrait croire à la société parfaite. Un seul inconvénient : personne n’a le droit de dépasser les trente ans… En effet, c’est à cet âge que les habitants sont conduits au « carrousel », sorte d’aspirateur géant qui, sous prétexte de les régénérer, les détruit et ce, afin d’éviter la surpopulation et le manque de ressources.
Pourtant, il arrive que certains habitants refusent cette loi et s’évadent, partant alors à la recherche du sanctuaire, lieu inventé par ceux qui croient en un monde extérieur.
Arrive le jour où Logan qui fait partie des « limiers », un policier chargé de ramener, voire d’éliminer les fuyards, s’éprend de Jessica. Tous deux seront bientôt âgés de trente ans. Jessica est membre d’une organisation clandestine qui aide à fuir vers l’extérieur. Logan décide de fuir avec elle. Ils sont poursuivis par Francis, l’ancien coéquipier de Logan, très déterminé à les ramener coûte que coûte à la Cité des Dômes…
Note sur les coulisses : dans ce téléfilm pilote qui introduit la série, de nombreux plans font usage de scènes du film, histoire de limiter les frais en effets spéciaux, très coûteux pour une série télévisée à l’époque.
Episode 2 : « LES COLLECTEURS »
(Titre original : « The Collectors »)
Scénario de James Schmerer. Réalisé par Alexander Singer. Diffusé aux USA le 23 septembre 1977.
Avec Gregory Harrison (Logan), Heather Menzies (Jessica), Donald Moffat (Rem), Randy Powell (Francis), Linden Chiles (John), Leslie Parrish (Joanna), Angela Cartwright (Karen), Lawrence Casey (Martin), Perry Bullington (Limier n°1), Ben Van Vacter (Limier n°2), Stan Stratton (Limier n°3), …
Jessica et Logan sont mentalement manipulés par des envahisseurs d’une autre planète qui les tiennent prisonniers par une série d’illusions. Les savants sont cependant plus intéressés par Rem que par les deux humains. Ils décident d’en faire le profil moléculaire…
Episode 3 : « UN ETRANGE CHASSEUR »
(Titre original : « Capture »)
Scénario de Michael Richards. Réalisé par Irving J. Moore.
Diffusé aux USA le 30 septembre 1977.
Avec Gregory Harrison (Logan), Heather Menzies (Jessica), Donald Moffat (Rem), Randy Powell (Francis), Horst Bucholz (Borden), Mary Woronov (Irene), Stan Stratton (Benjamin), …
Photo : http://www.snowcrest.net/fox/logantv/index.htm
Logan, Jessica et Rem sont capturés par James Borden, collectionneur d’armes anciennes, qui en a assez de chasser les animaux et s’attaque maintenant aux humains. Borden choisit Logan et Francis comme gibier ; il les libère et leur laisse une avance raisonnable puis commence à les chasser. Au plus fort de ce jeu mortel, Borden tue accidentellement sa femme, Irene. Doublement furieux, il est plus déterminé que jamais à tuer Logan et Francis…
En coulisses : Horst Bucholz a démarré sa carrière en incarnant le jeune cowboy de la bande des « Sept mercenaires » aux côtés de Steve McQueen et Yul Brynner. Le réalisateur de cet épisode, Irving Moore, a tourné de nombreux épisodes des « Mystères de l’Ouest » dans les années 60 ainsi que d’autres séries western comme « Sur la piste des cheyennes » (voir aussi la critique sur ce blog). Notons que cet épisode s’inspire librement du film « Les chasses du Comte Zaroff » (The most dangerous game), film américain de 1932 mis en scène par les réalisateurs du « King Kong » de 1933. Un épisode de « L’incroyable Hulk » (avec Bill Bixby et Lou Ferrigno) reprendra cette trame quelques années plus tard. Vous avez dit variations sur le même thème ?
Episode 4 : « LA FILLE DU TEMPS »
(Titre original : “ The Innocent ”)
Scénario de D.C. Fontana et Ray Brenner. Histoire de Ray Brenner. Réalisé par Michael Preece. Diffusé aux USA le 10 octobre 1977.
Avec Gregory Harrison (Logan), Heather Menzies (Jessica), Donald Moffat (Rem), Randy Powell (Francis), Lisa Eilbacher (Lisa), Brian Kerwin (Patrick), Lou Richards (Strong), Barney McFadden (Jeremy), …
Fuyant toujours Francis, Logan, Jessica et Rem trouvent refuge dans un étrange complexe rempli d’ordinateurs où ils font la connaissance de Lisa. Celle-ci a été élevée par des machines et vit avec deux robots. Elle ne tarde pas à tomber amoureuse de Logan et décide de se débarrasser de Jessica, considérée comme l’obstacle à son bonheur…
Note sur les coulisses : curieuse variation sur le thème du « Magicien d’Oz », via le robot servant de la jeune fille qui rappelle étrangement l’homme en fer de la comédie avec Judy Garland. Lisa Eilbacher a joué les seconds rôles dans plusieurs films à succès des années 80 comme « Officier et gentleman » où elle était une amie de Richard Gere au camp d’entraînement militaire. On la revit ensuite aux côtés d’Eddie Murphy dans « Le flic de Beverly Hills ». Starlette qui n’a jamais vraiment percé au cinéma, elle retourna ensuite à la télévision pour incarner la patronne de Gary Cole dans « Jack Killian, l’homme au micro », excellente série dramatique (1988 – 1991). Les fans de la série « MacGyver », le sympathique boyscout bricoleur, auront reconnu le nom du réalisateur Michael Preece, derrière la caméra de nombreux épisodes de cette série très populaire de 1985 à 1992.
Episode 5 : « L’HOMME VENU D’AILLEURS »
(Titre original : “ Man Out of Time”)
Scénario de Noah Ward (David Gerrold). Réalisé par Nicholas Colasanto. Diffusé aux USA le 17 octobre 1977.
Avec Gregory Harrison (Logan), Heather Menzies (Jessica), Donald Moffat (Rem), Randy Powell (Francis), Paul Shenar (David Eskins), Mel Ferrer (Analoga), Wookrow Chambliss (technician de laboratoire), Gene Tyburn (techicien ordinateur), Hank Brandt (Gold), Betty Bridges (Fontaine), …
Logan, Jessica et Rem arrivent dans les ruines d’un bâtiment qui autrefois devait être un laboratoire. Ils y rencontrent David Eskins, un savant d’il y a 200 ans qui s’est projeté au XXIVe siècle grâce à une machine à remonter le temps. Son voyage dans le temps a pour but de trouver une information pouvant empêcher la guerre qui va éclater dans son siècle. Un événement inattendu a lieu : ils apprennent que le bâtiment dans lequel l’ordinateur se trouve, est contrôlé par des gens isolés, primitifs. Le chef de cette étrange colonie retient prisonniers les intrus et il ne reste plus de temps à Eskins pour retourner dans son étrange machine…
Note sur les coulisses : Certainement un des meilleurs épisodes de la série rappelant le film de 1960 avec Rod Taylor : « La machine à explorer le temps », remaké en 2001 mais guère à la hauteur de l’original. Les effets spéciaux y sont de qualité et le rythme particulièrement bien mené. Très convaincant et charismatique, Paul Shenar a joué les méchants de service dans de nombreux épisodes de séries comme « Mannix », « Kojak », « L’homme invisible » (avec David McCallum), « Gemini Man », « Super Jaimie », « Wonder Woman », « Racines », … et même dans le film « Le Grand bleu » (France, 1988) de Luc Besson avant de mourir du Sida en 1989 à 53 ans.
Episode 6 : “ LE BIEN ET LE MAL ”
(Titre original : “Halflife”)
Scénario de Shimon Wincelberg. Réalisé par Steven Stern. Diffusé aux USA le 31 octobre 1977. Photo : http://www.snowcrest.net/fox/logantv/index.htm
Avec Gregory Harrison (Logan), Heather Menzies (Jessica), Donald Moffat (Rem), Randy Powell (Francis), William Smith (Patron / Modock), Lem Birman (Positif 14 / Brawn), Kim Cattrall (Rama II), Jean Sorel (Rama 1), Betty Jinnette (la femme positive), John Gowans (ingénieur), …
Quand leur aéroglisseur est arête par quelques “proscrits”, Logan, Jessica et Rem sont provisoirement sauvés par des cavaliers appelés “Positifs” qui, bientôt, emprisonnent le tri dans leur tour de défense entourée d’une protection renforcée. Il se révèle que, grâce à une méthode scientifique appelée « traitement », chaque individu peut être transformé en une paire de jumeaux dont l’un est « positif » et l’autre, qui est le « négatif », devient un proscrit. Jessica est hypnotisée et placée dans la machine…
Note sur les coulisses : Intéressante variation sur le thème du double, déjà exploité dans un épisode de « Chapeau melon et bottes de cuir » (période Mme Peel – Diana Rigg). Les effets spéciaux font très kitsch avec leurs couleurs criardes. Néanmoins, l’épisode est bien mené, sans temps morts et divertit agréablement. Parmi le casting, retenons les noms de William Smith avec sa tête à l’indienne et ses gros muscles qui a joué de nombreux méchants dans des séries des années 70 comme « Les rues de San Francisco », « La Planète des singes », « L’homme qui valait trois milliards », … On se souvient surtout de lui pour avoir été l’infâme Falconetti de la minisérie « Le riche et le pauvre » (lire aussi la critique sur ce blog). On retrouve aussi dans cet épisode Kim Cattrall, encore jeune starlette et qui deviendra une star mondiale en 1998 en incarnant la nymphomane Samantha Jones dans la sitcom et les films « Sex and the city », aux côtés de Sarah Jessica Parker.
Episode 7 : “ LA CRYPTE ”
(Titre original : “ The Crypt ”)
Scénario de Harlan Ellison et Al Hayes. Réalisé par Michael Caffey. Diffusé aux USA le 07 novembre 1977.
Avec Gregory Harrison (Logan), Heather Menzies (Jessica), Donald Moffat (Rem), Christopher Stone (David Pera), Adrienne Larussa (Sylvia Reyna), Soon-Tek Oh (Dexter Kim), Peggy McCay (Dr. Mildred Krim), Ellen Weston (Rachel Greenhill), … Photo : http://www.snowcrest.net/fox/logantv/index.htm
En explorant une ville détruite par l’holocauste atomique, Logan, Jessica et Rem aperçoivent soudain une lumière rouge qui semble les inviter à pénétrer dans les décombres d’un bâtiment. Dès qu’ils entrent dans cet endroit, un écran de télévision s’allume, une voix s’élève et leur explique la situation. Sachant que leur ville allait être détruite, les gouvernants ont choisi six des citoyens les plus utiles et ils les ont mis dans des congélateurs cryogéniques afin qu’ils puissent être plus tard ramenés à la vie. Un sérum est là pour les tirer de leur état frigorifié. Les visiteurs sortent les six corps de leurs enveloppes protectrices. Mais avant que le sérum puisse leur être administré, une fiole tombe accidentellement et se brise. Il ne reste donc suffisamment de sérum que pour trois.…
Note sur les coulisses : dans cet épisode, on retrouve le sympathique acteur Christopher Stone, blond moustachu et figure bien connue des séries des années 70 puisqu’il joua notamment dans « Les rues de San Francisco » « Chips », Super Jaimie », « L’île fantastique », « Agence tous risques », « L’homme qui tombe à pic », « Manimal », … et l’éphémère série « Pilotes » (« Spencer’s Pilots », une saison). Il joua aussi dans plusieurs films d’horreur connus comme « Hurlements » de Joe Dante en 1981 et « Cujo » (1983), film adapté du roman de Stephen King où un gros toutou terrorisait une petite communauté.
Episode 8 : “ LA LOI DE LA PEUR ”
(Titre original : “ Fear Factor »)
Scénario de John Sherlock. Réalisé par Gerald Mayer. Diffusé aux USA le 14 novembre 1977.
Avec Gregory Harrison (Logan), Heather Menzies (Jessica), Donald Moffat (Rem), Ed Nelson (Docteur Rowan), Jared Martin (Docteur Paulson), William Welleman (psychiatre n°1), Peter Brandon (psychiatre n°2), Carl Byrd (psychiatre N°3), …
Partis à la recherche du sanctuaire, Logan, Jessica et Rem découvrent un complexe hospitalier étrange et sont immédiatement capturés par les savants qui le dirigent. Pendant leur internement, ils apprennent que les médecins cherchent à créer une race supérieure en enlevant de l’esprit de leurs « patients », la capacité d’éprouver des émotions. Ils pensent obtenir ainsi un groupe d’individus qui leur obéiront totalement…
Note sur les coulisses : Episode intéressant sur le phénomène des sectes où un manipulateur prend le contrôle de la communauté et impose sa loi à n’importe quel prix. Critique de la théorie du surhomme chère à Adolf Hitler, l’épisode mêle habilement action et questionnement sur le sens de la manipulation mentale. Avec un final très naïf mais néanmoins touchant. Parmi les rôles principaux, Ed Nelson a longtemps joué les méchants de service dans de nombreuses séries des années 60 à 90 comme « Le Fugitif », « Le nouvel homme invisible » (Gemini Man), « L’homme qui tombe à pic », « Matt Houston », « Dynastie », « Hôtel », « MacGyver », … Jared Martin s’est fait connaître du grand public en incarnant Dusty, l’amant de Sue Ellen, la femme alcoolique de JR Ewing dans « Dallas ».
Episode 9 : “ OPERATION JUDAS ”
(Titre original : “ Judas Goat ”)
Scénario de John Meredyth Lucas. Réalisé par Paul Krasny. Diffusé aux USA le 19 décembre 1977. Photo : www.snowcrest.net/fox/logantv/index.htm
Avec Gregory Harrison (Logan), Heather Menzies (Jessica), Donald Moffat (Rem), Randy Powell (Francis), Nicholas Hammond (Hal 14), Lance Legault (Matthew), Wright King (Jonathan), Spencer Milligan (Garth), Morgan Woodward (Morgan), …
Un système électronique enferme Logan, Jessica et Rem à l’intérieur de leur aéroglisseur, ainsi que leur passager, Hal 14, en réalité un limier de la Cité des Dômes, qui prétend être un fugitif comme Logan et rechercher le sanctuaire. Leurs ravisseurs les présentent à Matthew, leur pourvoyeur et l’homme qui satisfait tous leurs désirs et les récompense par la « joie ». Les prisonniers apprennent que la « joie » est une forme d’hypnose électronique qui maintient un individu dans un état extatique. C’est en dispensant la « joie » que le pourvoyeur garde le contrôle sur ses sujets. Logan, Jessica et Hal 14 ont bientôt la permission de quitter l’étrange colonie, ignorant que le pourvoyeur a l’intention de les détruire dès qu’ils auront atteint leur aéroglisseur…
Note sur les coulisses : on retrouve plein de visages connus d’autres séries dans cet épisode : Nicholas Hammond qui fut un « Spiderman » en costume moulant ridicule dans l’éphémère série « Spiderman » de 1978 ; Lance Legault, bien connu pour avoir été le Colonel Decker, lancé à la poursuite de l’ « Agence tous risques » (1983)1987) et Wright King qui fut le coéquipier de Steve McQueen, le temps de quelques épisodes d’ « Au nom de la loi » (1958 – 61). Quant à Paul Krasny, il a réalisé de nombreux épisodes de séries très populaires des années 70 à 80 comme « L’homme qui valait trois milliards », « MacGyver », …
Episode 10 : “ REVES MORTELS ”
(Titre original : “ Futurepast ”)
Scénario de Katharyn Michaelian Powers & Al Hayes. Réalisé par Michael O’Herlihy. Diffusé aux USA le 02 janvier 1978.
Avec Gregory Harrison (Logan), Heather Menzies (Jessica), Donald Moffat (Rem), Randy Powell (Francis), Mariette Hartley (Ariana), Michael Sullivan (Clay), Joey Fontana (limier n°1), Ed Couppe (limier n°2), Janis Jamison (la femme), …
Après avoir échappé à Francis et à deux autres limiers, Logan, Jessica et Rem arrivent devant une petite construction à dôme blanc où ils sont accueillis par une très belle femme, Ariana. L’ambiance est reposante, agréable pour tous, excepté Rem qui émet des étincelles dès qu’Ariana s’approche de lui. Tous deux découvrent rapidement qu’ils sont des androïdes et que les étincelles émises par Rem sont des réactions amoureuses ! Cependant, Ariana est intéressée par l’analyse des rêves. Avant que Rem ne puisse l’en empêcher, elle applique des appareils à lire des rêves à Logan et à Jessica. Elle admet que l’analyse présente un grand danger, peut-être même un danger de mort et pour compliquer les choses, Francis arrive avec un limier avant que Rem n’ait pu dégager ses amis des appareils…
Note sur les coulisses : A croire que les scénaristes ont fumé de la marijuana en lisant Carl Gustav Jung pour écrire cet épisode ! La relation amoureuse entre Rem est Ariana relève l’ensemble plutôt moyen. Côté technique, le réalisateur de cet épisode, Michael O’Herlihy, a travaillé sur de nombreux épisodes de séries très populaires dans les années 80 comme « Agence tous risques » et « Miami Vice » ainsi que sur la série western « Sur la piste des cheyennes » (lire aussi sur ce blog).
Episode 11 : “ LE CARROUSEL ”
(Titre original : “ Carousel ”)
Scénario de D.C. Fontana. Réalisé par Irving J. Moore. Diffusé aux USA le 16 janvier 1978.
Avec Gregory Harrison (Logan), Heather Menzies (Jessica), Donald Moffat (Rem), Randy Powell (Francis), Rosanne Katon (Diane), Ross Bickel (Michael), Wright King (Jonathon), Morgan Woodward (Morgan), Melody Anderson (Sheila), Regis J. Cordic (Darrel), Gary Swanson (Peter), …
Traversant le pays à la recherche du sanctuaire, Logan est atteint par une flèche qui efface tous ses souvenirs des événements de l’année écoulée. Il ne se rappelle même plus avoir fui la Cité des Dômes. Francis, le limier qui poursuivait Logan et Jessica, l’arrête et est surpris de le voir réagir comme lorsqu’ils faisaient équipe. Francis ramène Logan à la Cité des Dômes où ce dernier l’accompagne bien volontiers. Là, il est interrogé afin de déterminer s’il a réellement perdu la mémoire ou s’il est un simulateur. La situation devient dramatique. Jessica et Rem pénètrent dans la Cité des Dômes pour essayer de sauver Logan avant qu’il ne soit envoyé au Carrousel où la mort l’attend…
Note sur les coulisses : excellent épisode sur le thème de l’amnésie et des souvenirs effacés. Les amateurs de films et de séries de science-fiction de la même époque auront reconnu Melody Anderson, future compagne de « Flash Gordon », nanard de luxe de 1980 chanté par le groupe Queen. En 1983, elle jouera la complice de Simon MacCorkindale dans « Manimal », une série qui ne dura qu’une poignée d’épisodes.
Episode 12 : “ OMBRES DANS LA NUIT ”
(Titre original : “ Night Visitors ”)
Scénario de Leonard Katzman. Réalisé par Paul Krasny. Episode inédit et jamais diffusé aux USA.
Avec Gregory Harrison (Logan), Heather Menzies (Jessica), Donald Moffat (Rem), George Maharis (Gavin), Barbara Babcock (Marianne), Paul Mantee (Barton), …
Les trois fugitifs de la Cité des Dômes sont accueillis dans une étrange maison que Rem, cherchant dans la banque de ses souvenirs, découvre être une maison hantée dont les hôtes sont des esprits… Des choses mystérieuses se passent dans la nuit. Entre autres, le retour de Gavin que Marianne et Barton attendaient depuis des années. Gavin, tout comme les autres, a le pouvoir d’apparaître et de disparaître à volonté ; Il décide que Jessica sera l’instrument lui permettant de faire revenir sa fiancée des limbes. Il éloigne Logan et Rem tandis que Marianne et Barton préparent Jessica pour le sacrifice…
Note sur les coulisses : un très bon épisode à l’ambiance sombre, limite terrifiante et qui n’a jamais été diffusé aux Etats-Unis, la série ayant été annulée. Dommage car il s’agit d’un hommage aux films d’horreur comme « La maison du diable » de Robert Wise et de vampires avec Christopher Lee. On a droit à toute la panoplie du genre : rites de sacrifice, esprits malveillants, passages secrets, cercueil, rideaux levés par une main invisible, … George Maharis a joué un boxeur arrogant et imbu de lui-même à qui Nick Nolte ne tardait pas à faire sa fête dans « Le riche et le pauvre », excellente minisérie (lire aussi sur ce blog). Barbara Babcock a joué un personnage régulier dans la série familiale et western « Docteur Quin, femme médecin » avec Jane Seymour.
Episode 13 : « LA VILLE DES SABLES »
(Titre original : « Turnabout »)
Scénario de Michael Michaelian & Al Hayes. Histoire de Michael Michaelian. Réalisé par Paul Krasny.
Episode inédit et jamais diffusé aux USA.
Avec Gregory Harrison (Logan), Heather Menzies (Jessica), Donald Moffat (Rem), Randy Powell (Francis), Nehemiah Persoff (Asa), Gerald McRaney (Gera), Harry Rhodes (Samuel), John Furey (Philip), Anita Minotto (Aretha), …
Des cavaliers du désert s’emparent de Logan et Rem. Conduits devant le chef, ils sont condamnés à mort, parce que la présence d’étrangers avait autrefois incité de la colonie à s’échapper. Francis et un autre limier, quant à eux, ne sont pas condamnés à mort parce qu’ils représentent la police, l’ordre. On leur promet de les laisser emporter les corps des victimes à la Cité des Dômes. Mais Francis décide de ramener Logan avant, pour en faire un exemple…
Note sur les coulisses : encore un épisode où le trio se retrouve confronté à une communauté isolée dirigée par un despote. Parmi les méchants de l’épisode, on aura reconnu Gerald McRaney devenu mondialement célèbre en incarnant Rick Simon, un des deux frères détectives privés de la série « Simon & Simon », très populaire dans les années 80. Nehemiah Persoff, acteur né en Palestine, a joué les vilains dans bon nombre d’épisodes de séries comme « Mission impossible », « Drôles de dames », »Vegas », « Hunter », « Quincy », « L’homme qui valait trois milliards », « Magnum », …
Episode 14 : “ INSTALLATION INTERSTELLAIRE ”
(Titre original : « Stargate »).
Scénario de Dennis O’Neil. Réalisé par Curtis Harrington.
Episode inédit et jamais diffusé aux USA.
Avec Gregory Harrison (Logan), Heather Menzies (Jessica), Donald Moffat (Rem), Randy Powell (Francis), Eddie Firestone (Timon), Paul Carr (Morah), Darrell Ferry (Pata), Ian Tanza (Arcana), …
Photo : http://www.snowcrest.net/fox/logantv/index.htm
Logan, Jessica et Rem trouvent un inconnu qui tremble de froid par une journée relativement chaude. Quand ils le conduisent à la demeure où il habite, ils sont reçus par quatre hommes, tous très chaudement vêtus et portant des moufles, bien que le bâtiment semble surchauffé. Logan et Jessica sont alors drogués pour les rendre dociles et Rem est emmené dans une autre section du bâtiment où on lui enlève certaines parties électroniques. Il apparaît que ces gens, qui ne peuvent supporter des températures peu élevées, viennent d’une autre planète, beaucoup plus chaude que la Terre. Leur vaisseau spatial a un problème mécanique et les parties enlevées à Rem doivent servir à contacter leurs congénères dans l’espace extérieur…
Note sur les coulisses : curieux épisode, très kitsch avec les tenues aluminium de ces étranges aliens. Scénario assez farfelu pour un épisode peu rythmé et limite ridicule. Dommage. On aurait préféré une conclusion digne de la série où Logan et Jessica auraient trouvé le sanctuaire.
FIN
19:45
Écrit par Manu
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