28/05/2017

SOUTHLAND : la dure réalité des rues de Los Angeles

SOUTHLANDSérie policière dramatique (USA, 2009 - 2013) créée par Ann Biderman.

5 saisons et 43 épisodes.

Diffusée sur NBC (saison 1) puis TNT. En Europe, diffusion de 2011 à 2014, sur Orange Cinéchoc et Série Club (France) et La Deux (Belgique). Intégrale disponible en dvd (zone 1 US) avec sous-titres français.

VOIR UNE BANDE-ANNONCE DE « SOUTHLAND » (saison 1)

SUJET : Le quotidien des patrouilleurs et d’enquêteurs de la police de Los Angeles dans les rues dangereuses du sud de « La Cité des Anges ».

AVIS : Le policier est une figure exploitée dès les origines de la télévision américaine, et même plus loin encore à la radio dès les années 30. Si les plus célèbres restent inconnus chez nous, Joe Friday (Dragnet, 1951 à 59, 276 épisodes de 30’) et Dan Mathews (Highway Patrol, 1955 à 1959, 156 épisodes de 30’) ; aux Etats-Unis, ils représentent une véritable institution, inscrits au patrimoine de l’histoire de la télévision américaine. Le passage de témoin s’observe même d’une série policière à l’autre quand l’officier « Ponch » de « Chips », dans un épisode de la 1ère saison, arrête un certain Broderick Crawford, le comédien de « Higway Patrol », rendant par là hommage à son illustre prédécesseur.

Chez nous, le duo de flics américain a commencé bien avant l’apparition de « Starsky & Hutch », c’était « Auto-Patrouille » (1968-75, 174 épisodes de 30’) dont le RTL des années 70, Télé Luxembourg, diffusa de nombreux épisodes durant la tranche horaire du midi. La série suivait les aventures de Pete Malloy et Jim Reed, deux patrouilleurs policiers dans les rues de Los Angeles. A nouveau, en écho au passé, la série a été co-créée par Jack Webb, le Joe Friday de « Dragnet ». Par la suite, on se souvient encore vaguement de l’éphémère « Chopper One » (1974, 13 épisodes de 30’) où deux flics patrouillaient en hélicoptère avec un tout jeune Dirk Benedict, bien avant « Galactica » et « Agence Tous Risques ». On retiendra encore l’excellente et méconnue « Police Story » (1973-79, 96 épisodes de 50’), une anthologie écrite par Joseph Wambaugh, ancien policier. Elle suivait parfois le quotidien de jeunes flics en formation, sur un ton résolument réaliste et dramatique.

Même si on remarque une minorité de flics en uniforme au profit de flics de terrain en civil, les années qui suivirent furent marquées par « Starsky & Hutch » et « Chips » ; les années 80 par « Rick Hunter, Inspecteur choc » et « Deux flics à Miami » ; les années 90 par « Les Dessous de Palm Beach », « New York Police Blues », « New York 911 » et bien d’autres encore jusqu’à 2009, date d’apparition de « Southland », créée par Ann Biderman, dame également à l’œuvre sur « Ray Donovan », série trash sur le dysfonctionnement familial. La production a été confiée à deux pros de la télé, John Wells et Christopher Chulack, déjà derrière « Urgences », un monument de la télévision, que vous aimiez ou pas les séries médicales.

Qu’est-ce que cette série apporte de neuf par rapport à ses ancêtres ? A première vue, pas grand-chose : à nouveau des flics stressés au cœur d’une mégalopole ultra-violente, des poursuites en voitures et pour démarrer l’histoire, une jeune recrue (Sherman) formée par un vétéran à qui on ne la fait pas (Cooper). Bref, du déjà vu, me direz-vous. Oui mais à la différence près que la série suit, non pas un, non pas deux couples de flics mais trois. Sherman et Cooper en patrouille et en parallèle, quatre inspecteurs de terrain en costume cravate : Adams et Clarke (une noire, un blanc) plus Bryant et Moretta (un blanc, un latino).

Au départ, la série suit le chemin de croix du jeune Ben Sherman, obligé de faire ses preuves dans un univers sans pitié. Mais lentement et de façon assez fine, la série bifurque vers les problèmes de dos de Cooper et ceux de Lydia Adams (épatante Regina King), tiraillée entre son désir de maternité sans père et le souci de bien faire son job, quels que soient les statuts sociaux des gens. A coups de remarques cyniques, la série nous fait bien comprendre que le maire de L.A. est plus prompt à envoyer une armada de flics dans un quartier chic que dans les bas-fonds et ghettos noirs de la ville. Issu d’une famille riche, Sherman fait régulièrement l’objet de railleries de la part de ses collègues.

Evidemment, comme c’est une série dominée par des hommes, l’accent est mis sur les poursuites en voitures, à pied (caméra à l’épaule, on a parfois la nausée tant ça tremble) et les bagarres. Mais derrière toute cette testostérone, la série a ce « plus » qui la démarque d’autres productions plus bancales. Essayer de sauver quelqu’un, ce n’est pas toujours possible ; tirer, cela a des conséquences ; mentir, cela a des conséquences encore plus graves. Cet aspect sombre est contrebalancé par une tonalité plus légère, souvent drôle en soulignant aussi le côté futile de nombreuses interventions (conflits de voisinage, gamin désobéissant à sa mère, …).

Plus intéressant encore : l’évolution des personnages, notamment Sherman qui, de bleusaille sympa se transforme peu à peu en sale con intolérant et sans cœur ; Sammy Bryant, terrassé par un événement dramatique et dont la vie amoureuse part en lambeaux ; Lydia Adams bien sûr mue par un sens aigu de la justice face une hiérarchie idiote et incompétente. Mais le plus beau personnage de toute la série reste sans conteste John Cooper. De sergent instructeur genre militaire, ce gros nounours cache un cœur gros comme ça, charismatique et injonctif avec les fauteurs de troubles ; tendre et doux avec les plus faibles (sa rencontre avec le gamin noir sans famille). Chaque épisode commence invariablement de la même façon : une scène choc qui se présentera dans l’épisode, arrêt sur image et voix-off, bandeau sur l’écran indiquant comment tout a commencé quelques heures auparavant.

Outre son traitement extrêmement réaliste de la dureté de la rue (la série a bénéficié des conseils de vrais flics), « Southland » nous marque par le portrait fort qu’elle donne des problèmes de flics (alcoolisme, addiction aux antidouleurs, …) et souligne sans concessions les diverses « addictions » tout aussi dangereuses, pour leur santé mentale et leur carrière, dans lesquelles se replient plusieurs d’entre eux (Sherman shooté à l’adrénaline, Adams à la vérité, Moretta et son idéalisme, …). Si certains personnages sont mieux écrits que d’autres, « Southland » est une EXCELLENTE série, d’abord pour son réalisme mais surtout pour son humanisme. Et comme dans la vie, tout ne finit pas forcément bien, sans en révéler trop.

Malgré des difficultés de production constantes (NBC annule la série au terme de seulement 6 épisodes, la jugeant « trop crue » avant d’être reprise par la chaîne câblée TNT), « Southland » a su rester globalement cohérente et d’une qualité constante, aucun épisode n’est à jeter. Malheureusement, à ce jour, aucune chaîne francophone « grand public » n’a eu la bonne idée de la diffuser dans son intégralité. C’est fort dommage. On se rattrapera en se la procurant en dvd américain avec des sous-titres français pour Canadiens francophones ( ! il faut posséder un lecteur dézoné pour les lire) ou alors en se rabattant sur l’édition anglaise, sans sous-titres français. Bref, à voir car cela fait réfléchir sur le métier de policier, offrant une vision autre que le sempiternel cliché du « sale flic ».

15:23 Écrit par Manu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/05/2017

« 13 REASONS WHY » : le suicide en question

13 reasons whySérie dramatique américaine (USA, 2017) créée par Brian Yorkey. Visible sur NETFLIX : 13 épisodes de 45’ à 60’.

Avec Dylan Minnette (Clay Jensen), Katherine Langford (Hannah Baker), Christian Navarro (Tony Padilla), Alisha Boe (Jessica Davis), …

VOIR LE TRAILER OFFICIEL DE « 13 REASONS WHY »

! PAS DE SPOILER, LISEZ SANS CRAINTE

AVIS : Mine de rien, le site web Netflix arrive à créer l’événement à (presque) chaque nouvelle série. Sa politique marketing efficace et très maîtrisée arrive souvent à faire le « buzz ». Parmi les meilleures, on retiendra l’implacable « House of Cards » avec un Kevin Spacey répugnant à souhait et « Bloodline », drame familial d’une noirceur totale. Parmi les passables, la quadrilogie de super-héros Marvel (Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage, Iron Fist), inégaux et parfois franchement nuls, prochainement tous réunis dans « The Defenders ». Enfin, des choses étranges, souvent drôles et complètement barrées comme la version télé de « Fargo » (les frères Coen), « Dirk Gently » (un privé loufoque) ou le spinoff de « Breaking Bad » centré sur l’avocat Saul Goodman : « Better Call Saul ».

Parmi toutes les séries de Netflix, « 13 reasons why » fait plutôt figure de curiosité. Adaptée d’après le roman de Jay Asher paru en 2007, elle aborde un sujet résolument tabou : le suicide chez les jeunes. Quoiqu’on en dise, le suicide dérange, renvoyant à notre société le miroir d’un « vivre ensemble » malade, incapable - ou ne voulant pas - changer les maux qu’elle engendre et qui, pour diverses raisons (harcèlement virtuel et réel, inégalités sociales, …) mène à cette tragédie.

A priori, on a l’impression qu’il s’agit d’une série pour les jeunes, genre « Beverly Hills » ou « Newport Beach » et on se dit « Passons notre chemin ». Pourtant, on aurait tort de s’en priver car le pitch a quelque chose d’à la fois très simple et intrigant : Hannah Baker, une jeune fille raconte sur 13 cassettes audio et 13 raisons pourquoi elle a commis l’irréparable. Après sa mort, les cassettes circulent parmi les autres élèves de son école secondaire (un lycée américain de nos jours). Plus particulièrement, ceux qu’elle a côtoyés et qui, pour certains, l’ont mené au suicide. 13 raisons, une par face de cassette, où Hannah dresse le portrait de chaque jeune qui l’a blessée, d’une manière ou d’une autre.

Quand la série démarre, plusieurs ados ont déjà écouté toutes les cassettes et « savent ». Ami plus ou moins proche d’Hannah, « la morte », Clay Jensen n’en revient pas lorsqu’il reçoit ce testament enregistré sous forme sonore. Déjà terrassé par l’annonce de la mort de son amie, le jeune homme doit, malgré lui, écouter ses cassettes. Car Hannah a posé une condition : si les cassettes ne sont pas écoutées par chaque jeune, la vérité sur son suicide éclatera au grand jour et des têtes tomberont. Tony, jeune latino rappelant vaguement George Michael au début de « Wham ! », représente son messager au-delà de la mort et veille à ce que chacun - Clay en particulier - aille jusqu’au bout de l’écoute.

La première chose qui frappe dans « 13 raisons », c’est sa curieuse, pour ne pas dire anachronique, utilisation du passé pour délivrer le message. A l’heure des nouvelles technologies, smartphones et autres raisons sociaux, l’usage de cassettes audio à bande magnétique a un certain parfum suranné. Comme si les années 80 venaient s’immiscer au 21ème siècle. Quand Clay « emprunte » un walkman pour écouter le testament d’Hannah, on s’amuse de le voir utiliser un peu gauchement cette technologie révolue. Au-delà du côté anecdotique, ces anciennes technologies visent avant tout à nous faire comprendre le pourquoi du suicide. A l’époque où tout va vite, écouter et prendre le temps, c’est réfléchir et surtout s’interroger. A travers une narration d’une précision impeccable et marquée par un incessant aller et retour entre le passé et le présent, les scénaristes ont eu une idée visuelle assez fûtée : Clay a un accident de vélo et se blesse au front. Quand il n’a rien à la tête, nous sommes dans le passé quand Hannah vivait encore et quand il a son pansement, nous sommes dans le présent. Simple et efficace.

Ensuite, avec un certain réalisme, la série aborde ouvertement le « bullying » (littéralement : forme de brutalité) ou harcèlement, réel ou virtuel (smartphones, réseaux sociaux). Qui n’a pas été victime de harceleurs à l’école ? Autrefois, cela prenait la forme de brimades orales, voire physiques. Aujourd’hui, cela s’accompagne - en plus - d’une humiliation publique encore plus prononcée quand Internet s’en mêle. Très vite, la personne harcelée devient la risée de tous avec la culpabilité et la honte qui peuvent, pour les cas les plus désespérés, mener à la mort. Au travers d’une série de mésaventures malheureuses, Hannah plonge lentement, inexorablement vers la voie du non-retour à la vie. Pourtant, à un moment, elle le dit : « Je veux donner une chance à la vie, une dernière chance. » Pas de bol…

En parallèle des allers et retours passé/présent, nous suivons tout un groupe de jeunes, allant des geeks intellos aux sportifs bas de plafond et cruels. A priori, on pourrait reprocher un certain côté caricatural dans la manière de dépeindre cette communauté mais l’écriture apporte suffisamment de densité à chaque personnage pour le rendre attachant, pathétique, indifférent ou carrément répugnant. A l’annonce de la mort de leur condisciple, la jeune troupe nous déballe un cortège d’horreurs, comme dans le monde adulte, avec ses lâchetés, ses cruautés, ses égocentrismes, … Ce qui donne lieu à une scène hallucinante où tout un groupe se réunit dans un café pour décider de la suite. Nous assistons, même chez les plus faibles, à un manque patent de dignité et de courage face aux événements. Hormis Clay Jensen qui fait preuve d’une réelle empathie et d’un courage admirable, la série ne laisse pas beaucoup d’espoir à cette jeunesse, tout n’est que noirceur, désillusions et pessimisme. Peu à peu, chacun s’enfonce dans les ténèbres et par moments, la série nous met franchement mal à l’aise par son côté glauque et très sombre.

Aux USA, la série a été mal accueillie par de nombreux parents d’élèves l’accusant d’être dangereuse car elle montre des ados sans ressources, sans aide et n’est « pas adaptée aux spectateurs les plus fragiles » dans ce pays où le suicide représente la deuxième cause de mortalité chez les 15-34 ans. Balayant les critiques, le scénariste Nic Scheff a expliqué de manière intelligente les raisons du suicide dans la série : « Quand il a été question de choisir la représentation du suicide dans 13 Reasons Why, j’ai bien sûr tout de suite pensé à ma propre expérience. Cela m’est apparu comme l’opportunité parfaite pour montrer à quoi ressemble vraiment un suicide — pour détruire le mythe de cette fuite lente et tranquille, et pour amener les spectateurs à se confronter à la réalité qui vous assaille quand vous sautez d’un immeuble en flammes pour vous lancer dans quelque chose de bien, bien pire. »

D’autres critiques ont porté sur la personnalité d’Hannah, la qualifiant de « drama queen », incapable de supporter les frustrations de la vie et accumulant les expériences malheureuses (là, on pourra reprocher à la série de forcer le trait en accablant la jeune femme d’une poisse impossible). Pour ma part, je trouve assez hypocrite que des esprits bien-pensants s’en prennent à une série qui aborde un vrai phénomène dérangeant, surtout dans une société où la violence sociale et les inégalités sont les plus criantes. Car, oui, dans certaines familles, on ne se parle pas et cela peut aussi conduire au pire, même si on n’est pas spécialement harcelé à l’école. En tous cas, « 13 reasons why » s’est fait remarquer puisque c’est la série télévisée la plus tweetée de 2017 avec 11 millions de tweets.

Enfin, si toute la série ne livre pas ses secrets, elle se révèle très intéressante par sa manière frontale d’aborder le suicide, d’oser montrer et surtout décortiquer un sujet délicat, sans détours. Si nous, européens, pourrions critiquer sa vision très américaine (les footeux, les nerds, les pompom girls), la question du suicide reste universelle et transcende les cultures. A ce titre, « 13 reasons why » mérite certainement d’être vue et débattue, dans toutes les couches sociales et pas seulement entre enseignants et élèves, parents et enfants.

18:46 Écrit par Manu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/03/2017

STRANGER THINGS : retour réussi au fantastique des années 80

Stranger thingsSérie fantastique et de science-fiction (USA, 2016) disponible sur Netflix depuis le 16 juillet 2016 : saison 1 (8 épisodes de 50 à 60’). Avec Winona Ryder.

VOIR LA BANDE ANNONCE EN VF (You Tube)

Nouveaux venus dans le monde des séries, les frères Matt et Ross Duffer ont visiblement été très marqués par les romans de Stephen King et les films de Spielberg et Carpenter. Chaque image « transpire » l’hommage au cinéma fantastique à tendance horrifique des années 80. De fait, l’histoire démarre sur la disparition d’un enfant, événement traumatisant pour la petite communauté de Montauk, en particulier pour sa mère qui perd rapidement les pédales (Winona Ryder, son grand comeback). Trois jeunes préados se demandent où a bien pu disparaître leur pote et se lancent à sa recherche, épaulés par le shérif du coin, pas si arriéré qu’il en a l’air. Très rapidement, ils découvrent des phénomènes surnaturels auxquels ne sont pas étrangers les scientifiques d’un laboratoire dirigé par un sombre individu au cheveux blancs (Matthew Modine en infâme de service).

Plus qu’une ode à la jeunesse, « Stranger things » nous propose un conte horrifique (mais pas trop) rempli de mystère et de nostalgie. Un retour à une époque où les récits étaient moins compliqués et prise de tête. Joué au synthétiseur électronique par le groupe Survive, le générique de la série renvoie, lui aussi, aux thèmes musicaux des films de John Carpenter et à la musique électronique de Tangerine Dream. Malgré son intrigue assez simpliste mais s’adressant au plus grand nombre, la série impressionne par la reconstitution d’une époque et par les jeunes acteurs incarnant Mike, Dustin et Lucas, le trio de pré-geeks férus de technologie. Leur complicité à l’écran est totale. Ils incarnent leur rôle avec authenticité et deviennent vite attachants. Par contre, ceux qui campent les ados sont passablement plus irritants mais leur rôle a été écrit en ce sens. A ce propos, on s’étonnera de l’étonnante ressemblance entre Natalia Dyer (Nancy Wheeler) et Dominique Dunne, jeune actrice de « Poltergeist » (1982), décédée brutalement après le film (étranglée par un petit ami psychotique). Impossible d’y voir une coïncidence puisque le film est cité en référence à de nombreuses reprises dans la série.

A leurs côtés, la gamine qui incarne « Onze », objet des expérimentations du labo, offre une belle présence même si son personnage rappelle furieusement la série « Dark Angel » (2001) avec Jessica Alba, où des enfants étaient programmés pour devenir les armes du futur grâce à leurs pouvoirs hors du commun. Ses dons télékinésiques renvoient également à la série oubliée « Matthew Star » (1982) où un jeune prince de l’espace débarquait sur Terre pour fuir des ennemis extraterrestres; là aussi, le film fantastique « I am number four » (2010) reprenait la même trame.

Si l’hommage au cinéma des années 80 est parfois trop appuyé pour qui connaît ses classiques (les lampes de poche dans la forêt faisant penser aux scientifiques traquant le gentil E.T. et l’extrait à la télé de « La chose » de Carpenter, sans oublier le film et le poster d’un jeune acteur peu connu alors : Tom Cruise), « Stranger Things » reste une bonne surprise, mélange réussi d’action/romance/frisson/fantastique à la sauce SF.

Si vous n’êtes pas amateur du genre, vous avez tort. Malgré un manque évident de moyens dans le budget alloué aux effets spéciaux et sans être ébouriffante, elle reste bien faite et a déjà gagné son ticket pour une deuxième saison. Succès mérité.

12:49 Écrit par Manu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |