28/03/2010

PASSAGE REUSSI DU PETIT AU GRAND ECRAN A HOLLYWOOD DEPUIS 1960

A y regarder de plus près, ils ne sont pas si nombreux que ça parmi les acteurs américains à avoir débuté à la télé pour ensuite réussir une belle carrière au cinéma. Sur les 50 dernières années, ils se comptent sur légèrement plus que les 10 doigts de nos mains.

A côté des Tom Selleck, Don Johnson et autres Farrah Fawcett qui se sont « cassés les dents » au grand écran, d’autres ont réussi leur reconversion de manière brillante et pour certains, de façon mémorable, voire légendaire. Aperçu.

1960 – 1970 : Clint EASTWOOD – Steve McQUEEN – Bruce LEE

1970 – 1980 : Roger MOORE – Michael DOUGLAS – John TRAVOLTA – Jodie FOSTER

1980 – 1990 : Denzel WASHINGTON – Johnny DEPP – Bruce WILLIS

1990 – 2000 : George CLOONEY – Hilary SWANK

2000 – 2010 :

Matthew FOX – Michael C. HALL -

Evangeline LILLY - Eva LONGORIA - Jennifer ANISTON - Patrick DEMPSEY

 

Années 1960

Clint EASTWOOD : 

Clint Eastwood - 1955 - imdb

né le 31 mai 1930 (photo : © www.imdb.com)

« RAWHIDE » : 217 épisodes de 1959 à 1965

Eh oui, avant de se faire mondialement connaître avec la trilogie des westerns de Sergio Leone (« Pour une poignée de dollars », « Et pour quelques dollars de plus », et surtout « Le bon, la brute et le truand ») et « L’inspecteur Harry » (5 films de 1971 à 1988), le beau Clint a démarré dans le rôle de Rowdy Yates comme bon garçon bien propre sur lui dans « Rawhide », série inédite en Europe (Canal + France en a diffusé quelques épisodes en 1985) et disponible en dvd en France, à la vente.

L’histoire : une bande de cowboys est chargée de convoyer du bétail et traverse des contrées inhospitalières. Durant 8 saisons, le grand Clint aura connu bien des aventures au cœur des grandes prairies. La suite, on la connaît. Une percée extraordinaire au cinéma avec des rôles de « héros » ambigus et une carrière surprenante comme réalisateur avec des chefs d’œuvre comme « Million Dollar baby » et « Impitoyable », films couronnés de plusieurs oscars. Une légende.

« Rawhide » : saisons 1 & 2 disponibles en dvd à la vente.

Steve McQUEEN :

né le 24 mars 1930 - décédé d’un cancer le 7 novembre 1980 (photo : © www.imdb.com)

 Steve MCQUEEN - 1970 - imdb

« AU NOM DE LA LOI » (Wanted dead or alive) : 94 épisodes de 1958 à 1961

A 28 ans, le très charismatique Steve McQueen connaît la gloire à la télé avec son rôle dans « Au nom de la loi » comme Josh Randall, chasseur de primes à la mémorable winchester à canon scié, évoluant dans l’univers western des années 1880. Une présence redoutable, un concept original et un acteur à l’aube de dévoiler un talent indéniable qui se confirmera par la suite.

Durant 3 saisons, McQueen traversera l’Ouest américain, affrontant toutes sortes de crapules. Un anti-héros qui savait perdre et n’avait pas peur d’apparaître plein de poussière et de sueur, loin des cowboys pommadés et bien propres sur eux de la télé de l’époque (Bonanza, Maverick, Gunsmoke, …).

Fâché avec la production de la série, McQueen claquera la porte et réussira ensuite une brillante carrière au cinéma : « Les 7 mercenaires », « La grande évasion », « Bullitt », « Guet-apens », « La tour infernale », … ; autant de films inoubliables et qui se regardent encore aujourd’hui avec beaucoup de plaisir.

Emporté par un cancer à 49 ans, il reste à ce jour une figure emblématique du cinéma américain des années 60 et 70. Pour ma part, une grande perte car s’il avait vécu, McQueen aurait certainement fait une aussi brillante carrière que Clint Eastwood, dont il était l’ami dans la vie.

« Au nom de la loi » : intégrale de la série disponible en dvd à la vente.

Bruce LEE :

né le 27 novembre 1940 – décédé le 20 juillet 1973
(photo : © www.imdb.com)

 Bruce Lee - imdb

« LE FRELON VERT » (THE GREEN HORNET) : 26 épisodes (1966 - 1967)

Bruce Lee, d’origine chinoise, de son vrai nom Lee Jun Fan, a commencé très tôt sa carrière d’acteur puisqu’il apparaît dans des films dès qu’il a 1 an ! Artiste accompli, il continuera à jouer dans plusieurs films asiatiques jusqu’à ses 19 ans avant de partir pour les USA. C’est en 1966 qu’il perce à la télé américaine en devenant Kato, le fidèle chauffeur et ami du « Frelon vert », justicier masqué qui combat le crime. Une série lancée par les producteurs de « Batman » (avec Adam West) qui cartonne à l’époque, donnant lieu à cette spin-off (série dérivée) puisque Batman & Robin rencontreront le Frelon vert et Kato le temps de 3 épisodes de « Batman ».

Malheureusement, à cette époque (les années 60) où les préjugés raciaux ont encore la vie dure, aucun producteur américain ne veut tabler sur un acteur aux yeux bridés comme vedette de série ou de films. Malgré ses indéniables talents d’acteur et de combattant - c’était un réel pratiquant d’arts martiaux de wing chun kung fu, particulièrement rapide et doué qui créa sa technique : le « Jeet Kune do » - Bruce Lee se vit même refuser le rôle de la série « Kung Fu » au profit de David Carradine qui n’était pas asiatique pour un sou !

Face à ce dilemme et devant l’obligation de nourrir sa famille (1 femme et 2 enfants), Bruce Lee décide d’ouvrir plusieurs salles d’entraînement aux arts martiaux et donne des cours particuliers à des stars comme Steve McQueen et James Coburn. Côté télévision, il apparaît encore dans plusieurs séries comme « L’homme de fer » et « Longstreet » mais rien qui lui permette de vraiment devenir la grande star aux Etats-Unis.

Il décide alors de retourner aux sources et va tourner un petit film d’action  en Chine : « Big Boss » qui connaît un succès phénoménal. Il enchaîne avec « La Fureur de vaincre » en 1972, « La Fureur du Dragon » la même année et puis, « Opération Dragon » en 1973 et enfin, « Le jeu de la mort ».

C’est durant le tournage de ce dernier film, à seulement 33 ans, qu’il meurt dans des circonstances non encore élucidées à ce jour. Le rapport officiel déclare qu’il serait mort d’un œdème cérébral causé par une réaction allergique à une aspirine qu’il aurait prise parce qu’il avait mal à la tête. D’autres sources affirment qu’il aurait reçu un coup fatal dans ses organes internes, commandité par la mafia chinoises parce qu’il aurait révélé les secrets de l’art du combat aux Occidentaux.

Vengeance ? Malédiction ? Les théories affluent mais le secret a été emporté dans la tombe. Comme James Dean qu’il adorait, Bruce Lee est mort jeune et est devenue une star internationale après son décès. Tragique ironie. Mais le mythe et la légende demeurent. Bruce Lee vit encore aujourd’hui dans la mémoire de nombreux cinéphiles et pratiquants d’arts martiaux sur qui son influence dépasse les frontières et les modes.

En 1994, son fils Brandon Lee, talentueux pratiquant d’arts martiaux et star de films d’actions à la carrière prometteuse, meurt en plein tournage du film « The crow ». La balle à blanc de revolver censée le tuer durant le tournage d’une scène aurait été remplacée par une véritable balle.

En 1993, le réalisateur Rob Cohen a tourné « Dragon », un très beau film basé sur l’expérience de Linda Lee Caldwell, sa femme et qui offre un portrait tout en nuances de Bruce Lee, le dévoilant sous ses diverses facettes d’homme, de père, de star et de combattant. Un portrait émouvant et juste à voir.

« Le frelon vert » : film + plusieurs épisodes disponibles dans une compilation en dvd + intégrale des films de Bruce Lee : disponible en dvd à la vente.

Années 1970

Roger MOORE :

né le 14 octobre 1927 (photo : © www.imdb.com)

Roger Moore - imdb

« IVANHOE » : 39 épisodes de 1958 à 1959, puis

« LE SAINT » (THE SAINT) : 118 épisodes de 1962 à 1969, puis

« AMICALEMENT VOTRE » : 24 épisodes de 1971 à 1972, puis

« JAMES BOND 007 » : 7 films de 1973 à 1985 dont « Vivre et laisser mourir » (1973),  « L’homme au pistolet d’or » (1974), « L’espion qui m’aimait » (1977), « Moonraker » (1979), « Rien que pour vos yeux » (1981), « Octopussy » (1983), « A view to a kill » (1985).

Roger Moore est l’habitué des séries par excellence, que ce soit à la télé ou au cinéma (lire ci-dessus). Déjà très célèbre avec le personnage de Simon Templar dit « Le Saint » (les initiales ST et vous aurez tout compris…), le rôle de l’agent 007 sera l’aboutissement ultime de sa carrière.

Cool, flegmatique, plein d’humour ; Roger Moore dégage incontestablement quelque chose de sympathique et de rassurant. Ses bons mots et son auto-dérision y sont certainement pour quelque chose. Et c’est avec panache qu’il aura repris le rôle de James Bond, une succession pas évidente tant les fans de la première heure étaient accros à Sean Connery.

Fait notable, c’est un des premiers acteurs anglais à avoir percé sur le continent américain en jouant dans quelques séries très populaires aux USA dans les années 60 comme « Maverick », série western et « Alfred Hitchcock présente ».

En Europe, on se souvient aussi de lui dans le rôle de Lord Brett Sinclair, playboy milliardaire qui combattait le crime aux côtés de Tony Curtis dans l’éphémère « Amicalement vôtre ». En effet, la série ne dura qu’une saison et 24 épisodes seulement furent tournés car elle ne rencontra pas de succès ni aux USA, ni en Grande-Bretagne. Les relations entre Curtis et Moore étaient, paraît-il, assez mauvaises durant le tournage.

La série a fait un carton en France et en Belgique grâce au doublage très drôle de Michel Roux (Curtis) et Claude Bertrand (la voix française de Moore dans la plupart de ses séries et dans les James Bond). Enfin, comme les producteurs des films 007 lui proposaient le rôle, les producteurs d’ « Amicalement Vôtre », selon Robert S. Baker, n’ont pas voulu bloquer sa carrière.

Roger Moore partage un point commun avec Lord Sinclair : il a été anobli en 1999 et se fait aussi appeler Sir Roger Moore. A côté des James Bond, on l’a vu dans quelques films d’action qui ont bien marché en leur temps : « Les Oies sauvages » (1978), « Le commando de sa majesté » (1980), « L’équipée du Cannonball » (1981) avec Burt Reynolds et où il parodiait avec bonheur son rôle d’agent secret britannique ou encore « The Quest » (1996) avec Jean-Claude Van Damme.

Bref, un acteur à la carrière bien remplie et qu’on voit encore de temps à autre dans une série d’espionnage comme « Alias » en 2002. Côté cinéma, plus rien de vraiment marquant ces dernières années. En avril 2009, il a annoncé qu’il arrêtait définitivement. Roger Moore savoure une retraite bien méritée entre la Suisse, le Danemark et Monte Carlo et il a bien raison.

« Le Saint » : saisons 1 à 4 disponibles en dvd,

« Amicalement vôtre », intégrale de la série disponible en dvd à la vente

+ films de James Bond : intégrale disponible en dvd à la vente.

Michael DOUGLAS :

né le 25 septembre 1944  (photo : © www.imdb.com)

 Michael DOUGLAS - 1973 - imdb

« LES RUES DE SAN FRANCISCO »
(The streets of San Francisco) : 98 épisodes de 1972 à 1976

Le fils de Kirk Douglas aura réussi à s’imposer malgré la présence écrasante de son père. Son coup de génie : produire « Vol au-dessus d’un nid de coucou » (1975), film brillant et à juste titre récompensé par plusieurs oscars.

Michael marquera ensuite les années 80 avec des films comme « A la poursuite du diamant vert », « Liaison fatale », « La guerre des rose » et remportera un oscar comme meilleur acteur pour son rôle dans « Wall street ». Durant les années 90, il nous offrira encore quelques bons films comme « Chute libre », le très provocateur « Basic instinct », « Don’t say a word », « Traffic » et « Wonderboys ».

Normal, il avait été à bonne école avec Karl Malden, l’homme au nez en forme de patate et son mentor durant les 4 saisons où Michael Douglas a incarné le jeune inspecteur Steve Keller de la police de San Francisco. Une série qui a bien vieilli et se regarde toujours aujourd’hui (saisons 1 et 2 disponibles en dvd à la vente). Hélâs, ces dernières années, Michael Douglas gâche son talent dans des comédies familiales à l’humour lourdaud et peu mémorables. Dommage. Il devrait nous revenir en forme dans "Wallstreet 2" d'Oliver Stone en reprenant le rôle de Mr. Gekko, ordure de la finance mémorable depuis le premier film en 1987.

John TRAVOLTA :

né le 18 février 1954 (photo : © www.imdb.com)

 John TRAVOLTA - 1977 - imdb

« WELCOME BACK, KOTTER » : 78 épisodes de 1975 à 1979

Série méconnue en Europe dont la télévision hollandaise avait diffusé quelques épisodes dans les années 70, « Welcome back, Kotter » narrait les aventures d’un prof passionné par son boulot et qui essayait d’enseigner à une bande de gamins difficiles. Parmi eux, le tout jeune John Travolta. Pendant la série, « Big John » rencontre rapidement un succès fulgurant avec « Grease » et le film emblématique de la période disco : « La fièvre du samedi soir » en 1977.

Petite baisse de régime dans la carrière de Travolta dans les années 80 et renaissance en 1996 grâce à Quentin Tarantino et « Pulp fiction ». Depuis, il alterne avec un certain bonheur les rôles de braves types (« Phénomène », « Face off » où il joue le bon et le méchant avec panache, …) tout en semblant préférer les rôles de salauds dans lesquels il excelle : « Swordfish » (2001), « The punisher » (2004) et récemment « L’attaque du métro 123 ».

Jodie FOSTER :

née le 19 novembre 1962 (photo : © www.imdb.com)

 Jodie FOSTER kid - imdb

Avant de connaître la consécration internationale en 1991 grâce à son rôle de flic du FBI envoûtée par le tueur en série Hannibal Lecter dans « Le silence des agneaux » (fabuleux thriller multi-oscarisé), Jodie Foster a démarré comme actrice enfant dans de nombreux épisodes de série télé comme « Bonanza », « Kung Fu », « L’homme de fer », "Harry O", … pour ensuite percer au cinéma grâce à Martin Scorsese dans « Taxi Driver »  avec Robert De Niro en 1976.

Depuis, le virus du cinéma ne l’a plus lâchée avec de bons films comme « Les accusés », « Nell », « Contact » ou plus récemment « Flight plan », « Inside man » et le très polémique « The brave one » (A vif). Une actrice qui a d’autres talents puisqu’elle est également productrice et réalisatrice : « Little man tate » (1991), « Home for the holidays » (1995) et prochainement, « The beaver ».

Années 1980

Denzel WASHINGTON :

né le 28 décembre 1954 (photo : © www.imdb.com)

 Denzel Washington - St Elsewhere - imdb

« ST. ELSEWHERE » : 137 épisodes de 1982 à 1988 – 6 saisons (diffusée en France au début des années 2000, disponible en dvd aux USA, en zone1).

Denzel Washington débordait déjà de talent et d’ambition dès le début des années 80 en jouant les jeunes toubibs dans « St. Elsewhere », une série inédite en Europe qui contait  le quotidien de jeunes docteurs qui apprenaient le métier sous la tutelle d’un chirurgien cardiaque et se confrontaient aux patients et à leurs problèmes.

Très vite, Denzel reçoit la consécration de ses pairs en 1989 en obtenant un oscar du meilleur second rôle pour sa prestation dans « Glory », film évoquant la participation des soldats noirs durant la guerre de sécession. La rencontre avec Spike Lee lancera ensuite définitivement sa carrière avec « Mo’ Better blues », « Malcolm X » et « Inside Man » en 2006.

L'acteur excelle tant les rôles dramatiques (le très beau « Hurricane Carter », « Man on Fire », « Antwone Fisher », …) que les films d’action (« USS Alabama », « Training day », « Déjà vu », « L’attaque du métro 123 », …). Une valeur sûre et une présence formidable à l’écran.

Johnny DEPP :

né le 9 juin 1963 (photo : © www.imdb.com)

Johnny Depp - 21 jump street - imdb

« 21 JUMP STREET » : 71 épisodes de 1987 à 1990 (disponible en dvd)

C’est grâce à son ami Nicolas Cage que Johnny Depp débute dans le métier d’acteur. Auparavant vendeur de bics par téléphone (si ! si !) parmi de nombreux autres petits boulots, le beau gosse démarre sur les chapeaux de roues grâce au producteur télé Stephen J. Cannell, très prolifique auteur de séries comme « Agence tous risques », « Rick Hunter », "Le rebelle", "Un flic dans la mafia", ...

Pourtant, son rôle de Tom Hanson, jeune flic à gueule d’ange qui infiltre les lycées américains en vue de repérer et arrêter les dealers, il le détestait, le trouvant « trop sérieux » et n’aimant pas le concept de flics se faisant passer pour des lycéens. Après 4 saisons, super Johnny quitte la série sans regrets, la comparant à « usine à pancakes » quand il évoque le rythme infernal de tournage des épisodes.

Une rencontre fondamentale avec le réalisateur Tim Burton pour « Edward aux mains d’argent » en 1990 et le tour est joué. « Ed wood », « Sleepy hollow », « Charlie et la chocolaterie », « Alice in Wonderland », … ; les deux hommes s’aiment et tant mieux pour nous car chaque nouveau film se voit avec une certaine impatience.

A côté de ses personnages un peu déjantés et bizarroïdes, Depp développe un réel talent d’acteur dans des films aussi originaux qu’étranges comme « Benny & Joon », «  Don Juan de Marco », « Las Vegas parano », « Gilbert Grape », …

En parallèle, il est aussi à l’aise dans le registre policier (« Donnie Brasco », « Public ennemies », …) qu’aventurier : les trois « Pirate des Caraïbes », carton interplanétaire en attendant le numéro 4. Un des acteurs les plus doués et les plus intéressants de ces 20 dernières années.

Bruce WILLIS :

né le 19 mars 1955 (photo : © www.imdb.com)

Clair de lune - Moonlighting - Bruce Willis - imdb

« CLAIR DE LUNE » (Moonlighting) : 54 épisodes de 1985 à 1989 (disponible en dvd à la vente)

Parcours inattendu pour cet ancien barman new yorkais qui courait les auditions. Révélé par la série « Clair de lune » où il campait un détective privé délirant aux côtés d’une blonde glacée et antipathique, Bruce Willis détourne tous les codes du film d’action avec « Piège de cristal » en 1987. Pas de héros musclé infaillible à la Stallone ou à la Schwarzie mais plutôt un brave type dépassé par les événements et héros malgré lui. Une belle revanche sur sa partenaire de la série, Cybill Shepherd, qui le méprisait pendant le tournage des épisodes, certaine que ce serait elle la nouvelle grande star de cinéma quand « Clair de lune » s’arrêterait. Et non, tout faux !

Depuis 1987, Bruce Willis a alterné rôles dramatiques (« In country », « Twelve monkeys (L’armée des 12 singes), « 16 blocks », « Otage », …) et films d’action (les 4 « Die hard », « Hudson Hawk », « Le dernier samaritain », « Clones », …) avec équilibre même si certains films déçoivent. Crédible quand il change de look (avec ou sans cheveux), il incarne une certaine image de l’Amérique, entre certitudes du héros valeureux et doutes du anti-héros en perte de repères. Une star qui ne se prend pas au sérieux, il n’y a qu’à voir sa prestation de vedette colérique et capricieuse et dans son propre rôle dans « What just happened » aux côtés de De Niro pour s’en convaincre. Sympa.

Années 1990

George CLOONEY :

né le 6 mai 1961 (photo : © www.imdb.com)

 George Clooney - imdb

« Urgences » (ER) : 109 épisodes de 1994 à 2000 (disponible en dvd à la vente)

Star omniprésente depuis 10 ans, George Clooney a démarré dans des navets dont il n’a pas honte comme le « Retour des tomates tueuses », film d’horreur minable et fauché. Galère pendant des années dans l’univers impitoyable d’Hollywood et puis, succès inespéré avec la série médicale « Urgences », show le plus regardé par les Américains de 1994 à 2000. Pendant 5 ans, il enfilera la blouse blanche du pédiatre Doug Ross avant de ne pas renouveler son contrat malgré le pont d’or que lui offraient les producteurs.

Changeant habilement de registre, George Clooney est avant tout un acteur engagé (« dénonciation des magouilles politico-américaines dans le thriller « Syriana », la chasse aux sorcières durant les années 50 dans « Good night and good luck », …) et doué pour créer l’événement autour de sa personne, voyez les campagnes de pub pour café et autres apéro où il se tourne en dérision avec bonheur (j'adore celle avec John Malkovich en gardien du paradis).

Un peu comme Clint Eastwood, il a compris qu’il lui fallait alterner gros films à stars comme « Ocean’s eleven » et ses deux suites afin de financer des projets plus personnels, pas nécessairement rentables mais qui lui tiennent à cœur (« Michael Clayton », « Leatherheads », « The Good German », « Solaris », …). Enfin, c’est un homme qui n’hésite pas à utiliser sa notoriété pour dénoncer les injustices du monde, notamment le conflit au Darfour. Un chouette type.

Hilary SWANK :

née le 30 juillet 1974 (photo : © www.imdb.com)

 Hilary Swank - imdb

« BEVERLY HILLS 90210 » : 16 épisodes de 1997 à 1998 + un rôle dans le film « Buffy, tueuse de vampires » (1992) + « Karate Kid 4 » (The next Karate Kid)

Cette actrice au physique élancé et à la dentition vaguement chevaline vaut bien plus que son apparence ne pourrait le laisser croire. Quel talent ! Quelques apparitions dans des séries télé pas inoubliables dans les années 90 et des films mineurs et puis, c’est la consécration en 1999 avec « Boys don’t cry » où elle campe…un garçon.

Oscarisée à juste titre pour ce rôle émouvant inspiré d’un fait réel, elle confirmera ensuite sa présence dans « Million Dollar baby » de et avec Clint Eastwood, en boxeuse au destin tragique et en prof empathique dans "Ecrire pour exister" (Freedom writers). Ses derniers films ("P.S. I love you", "Le Dahlia noir", "Les châtiments", …) ne sont pas inoubliables mais elle a certainement encore un bel avenir devant elle.

Années 2000

Matthew FOX :

né le 14 juillet 1966 (photo : © www.imdb.com)

 Matthew Fox - imdb

« LOST » : 116 épisodes de 2004 à 2010 (5 saisons disponibles en dvd)

Ces dernières années, Matthew Fox essaye de se démarquer de son personnage de Jack dans la série « Lost » en alternant les films lors des pauses de tournage de ce feuilleton mondialement célèbre. Quelques films intéressants comme « We are marshall » (un drame sur une réelle équipe de foot décédée dans un accident d’avion et où, en tant que coach, il doit rebooster le moral des troupes) et « Angles d’attaque » (Vantage point), à l'action trépidante.

Même s’il est encore trop tôt pour le dire, Fox pourrait bien tout doucement prendre sa place au cinéma et faire oublier son personnage de médecin torturé de « Lost ». L’avenir nous le dira.

Michael C. HALL :

né le 1er février 1971
(photo : © www.imdb.com)

 Michael C Hall- imdb

"DEXTER" : 48 épisodes de 2006 à 2010 (4 saisons disponibles en dvd)

Quasi inconnu avant d’être révélé par la série « Six feet under » où il incarnait un croque-mort homoseuxel, Michael C. Hall (C pour Carlyle) a confirmé son extraordinaire talent d’acteur dans le rôle du glaçant « Dexter », tueur en série de…criminels. Un rôle très fort pour une série exceptionnelle mais qui va peut-être lui coller à la peau. Alors quand il a un moment, Michael joue aussi dans des films comme « Paycheck » (2003) de John Woo, film d’action bof bof avec Ben Affleck.

On devrait prochainement le revoir dans « Gamer » aux côtés de Gerard Butler (« 300 »), thriller de science-fiction ayant pour toile de fond les jeux vidéo. Un autre film, « Peep world », une comédie, sortira en 2010. Début de cette même année, l’acteur a annoncé qu’il souffrait d’un cancer de la lymphe mais aux dernières nouvelles, il irait mieux. Ouf !

Evangeline LILLY :

Evangeline LIlly - imdb

née le 3 août 1979 (photo : © www.imdb.com)

« LOST » : 113 épisodes de 2004 à 2010 (6 saisons disponibles en dvd à la vente)

Joli parcours pour cette belle Canadienne, née à Alberta au Canada, quasi inconnue voici encore quelques années. Après avoir fait quelques apparitions dans des séries pour ados tournées dans son pays comme « Smallville » (la jeunesse de Superman) et « Tru Calling » (une jeune toubib sauve des morts et leur évite ce destin en remontant le temps), la voilà révélée par « Lost », la série qui fait « buzzer » tout le monde depuis 6 ans et produite par J.J. Abrams, auteur des séries "Alias", "Fringe" et réalisateur des films « Mission : impossible 3 » et « Star Trek » (contant la jeunesse de Kirk et Spock).

Consciente de son charme et de sa popularité, l’actrice tente doucement une percée au cinéma, en jouant dans des films comme « Démineurs » (The hurt locker), le dernier grand gagnant aux Oscars. Elle apparaît également dans « Afterwards » aux côtés de John Malkovich et Romain Duris ou encore dans une comédie lourdingue comme « The long weekend » avec Chris Klein (« American Pie »).

Comme Eva Longoria, sa collègue télé de « Desperate Housewives », elle multiplie les contrats pub, battant le fer tant qu’il est chaud et fait régulièrement la belle poupée pour des produits de beauté (je ne fais pas de pub pour ces produits, donc non, je ne citerais pas les marques J). Pour ceux qui fantasment sur sa poitrine (pas désagréable à voir au demeurant), revoyez le dernier épisode de la saison 2 de « Lost » où, prisonniers des Autres, les rescapés du vol Océanic 815 se retrouvent à genoux. Lorsqu’il faut les remettre debout, une des « Autres » la prend…par les seins avant de vite retirer ses mains et la relever autrement. Hilarant !

D’après les échos de plusieurs techniciens sur le tournage de « Lost », il paraît que l’actrice se la pète et ne cesse de geindre parce qu’il fait trop chaud, parce qu’elle n’a pas la coiffure qu’il faut, parce que son teint n’est pas comme elle le veut, … Désolé de casser le glamour, bienvenue dans le monde des stars. En 2011, elle sera dans « Real steel », un film de science-fiction sur des robots bagarreurs et boxeurs, avec Hugh Jackman (« Wolverine », « X-Men »). Une carrière à l’aube de se réaliser. L’avenir nous dira si l’essai sera concluant ou non.

 

Eva LONGORIA :

Eva Longoria - imdb

née le 15 mars 1975 (photo : © www.imdb.com)

« DESPERATE HOUSEWIVES » : 135 épisodes de 2004 à 2010 (6 saisons disponibles en dvd à la vente)

Sacré bout de femme qu’Eva Longoria, jolie actrice d’origine mexicaine. Une ambition aussi grande que sa taille est petite (1 m 57). Après avoir remporté un concours de découvreurs de talent où un agent la remarque, là voilà à l’assaut d’Hollywood, promue à une belle carrière dans les soap operas (ces fameux feuilletons à l’eau de rose qui ont commencé quand vous et moi n’étions même pas nés). On la voit ainsi dans « General Hospital » et « The Young and the restless » (Les feux de l’amour). Et puis en 2004, c’est LA chance de sa vie, le scénariste et producteur Marc Cherry lui propose le rôle de Gabrielle Solis, ex-mannequin et femme adultère plongée dans l’ennui de la vie de banlieue de « Desperate Housewives ». Succès planétaire qu’elle partage avec ses partenaires.

Depuis, Eva a épousé Tony Parker, le joueur de basket d’origine française des San Antonio Spurs (mariage d’ailleurs très médiatisé en juillet 2007). C’est un des couples - version télé - de Brad et Angelina, qui font les potins et le glamour d’Hollywood. Elle se fait d’ailleurs appeler Eva Longoria Parker, comme Farrah Fawcett Majors à l’époque où cette dernière était la femme de l’homme bionique et qui tombe à pic, Lee Majors.

Côté cinéma, rien de vraiment notable. Après un rôle dans « The sentinel », film d’action et d’espionnage plutôt moyen aux côtés de Michael Douglas et Kiefer Sutherland et un autre dans « Harsh times », film très sombre avec Christian Bale, ses autres rôles au cinéma n’ont pas vraiment été marquants. Alors, elle fait surtout parler d’elle dans les pages « people » des magazines. On peut l’apercevoir dans plusieurs spots de pub pour des crèmes glacées et autres produits de beauté (un point commun qu’elle partage avec Evangeline Lilly, Patrick Dempsey et Matthew Fox). Récemment, elle a tourné dans un film mexicain : « Days of our grace » (Dias de gracia). Passage réussi au cinéma ? Trop tôt pour le dire.

Jennifer ANISTON :

Jennifer Aniston - imdb

née le 11 février 1969 (photo : © www.imdb.com)

« FRIENDS » : 238 épisodes de 1994 à 2004 (10 saisons disponibles en dvd à la vente)

D’origine grecque et filleule de Telly Savalas (« Kojak »), Jennifer Aniston, c’est un peu la petite chérie de l’Amérique. Déjà à l’époque de « Friends », sitcom qui l’a rendue mondialement célèbre, elle tournait en parallèle dans une série de comédies pas mauvaises mais pas non plus extraordinaires comme « She’s the one » (1996) ou « The object of my affection » (1998). Des produits hollywoodiens standard, bien calibrés et formatés pour plaire aux jeunes filles romantiques. En 2000, impossible de ne pas entendre parler d’elle suite à son mariage ultramédiatisé avec Brad Pitt.

En 2003, on la voit avec Jim Carrey dans « Bruce tout puissant » et 2004 marque la fin de « Friends », après 10 années passées aux côtés de ses partenaires, série où le beau Brad jouera même dans un épisode. Depuis, rien de vraiment terrible au cinéma, hormis l’excellent thriller « Derailed » (Dérapage, 2005) avec Clive Owen et Vincent Cassel mais qui rencontra peu de succès. Notons encore, en 2006, « La rupture » (The Break-Up) avec Vince Vaughn, comédie passable aux accents dramatiques.

Depuis 2005, date de son divorce, l’actrice aura plus fait parler d’elle pour avoir été l’ex de Brad Pitt et semble, depuis leur rupture, ne pas s’en remettre. Récemment, elle a joué dans la très mauvaise comédie « The Bounty Hunter » avec Gerard Butler. Ne délaissant pas le genre qui a fait son succès, à savoir la sitcom, elle a fait quelques apparitions dans des épisodes de « Dirt » où elle a retrouvé Courteney Cox, sa copine de « Friends » et dans « 30 rock » avec Tina Fey et Alec Baldwin.

Récemment, elle aurait déclaré en avoir marre de tourner dans ce genre de films et compterait passer à la réalisation car elle s’ennuie. Pourtant, plusieurs autres comédies sont prévues à son agenda comme « The switch » avec Jeff Goldblum et Jason Bateman dont le sujet traite d’une quadra qui voudrait faire un gosse avec le don de sperme de son meilleur ami. Autobiographique ?

Patrick DEMPSEY :

Patrick Dempsey - imdb

né le 13 janvier 1966 (photo : © www.imdb.com)

« GREY’S ANATOMY » : 124 épisodes de 2005 à 2010 (5 saisons disponibles en dvd à la vente)

Cela fait plus de 25 ans que Patrick Dempsey trimballe sa jolie petite tronche dans des films et des séries. C’est en 1985 qu’il démarre sa carrière dans des comédies pas inoubliables comme « Can’t buy me love » (1987) ou « Loverboy » (1989). Un jeune acteur dont on entend régulièrement parler à l’époque et qui disparaît quelque peu dans les années 90, délaissant les écrans de cinéma pour apparaître dans plusieurs séries comme « Will & Grace » ou « The Practice », parmi les plus notables. En 2005, le rôle du « Dr. Mamour » (Dr. McDreamy dans la VO), de son vrai nom le Dr. Derek Shepherd, dans la série médicale « Grey’s anatomy », le replace sur le devant de la scène.

Dempsey fait aussi pas mal parler de lui dans les pages « people » lorsqu’il participe à des courses de voiture automobile. Signe des temps, on le voit – comme Eva Longoria, Matthew Fox ou encore Evangeline Lilly (lire ci-dessus) - dans diverses publicités, notamment pour des produits de beauté. En 2007, tout en continuant à jouer dans « Grey’s anatomy », il retente sa chance au cinéma dans la comédie « Enchanted » (Il était une fois…) et en 2008, dans « Made of honor » (Le témoin amoureux). Succès relatif pour ces comédies à l’eau de rose.

Malin, le comédien ne met pas tout ses œufs dans le même panier et continue à profiter de la gloire que lui apporte la série médicale. Prochainement, il devrait apparaître dans « Transformers 3 », changeant de registre pour se coltiner des gros robots tapageurs en lieu et place des habituelles minettes effarouchées. Ici aussi, l’avenir nous dira si le passage de la télé au ciné sera réussi ou pas. Un acteur qui, pour ma part, m’indiffère mais fait partie des belles gueules du Hollywood actuel qu’on ne saurait occulter.

14:42 Écrit par Manu dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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