13/04/2010

EPISODE 2/3 : ILS ETAIENT BIEN A LA TELE ET Y SONT RESTES…

Années 1970

Parmi les figures marquantes du petit écran de ces dernières années, ils sont plusieurs à avoir essayé de passer du petit au grand écran. Certains avec un résultat mitigé, d’autres se sont plantés. Alors, finalement pourquoi ne pas rester à la télé ? Pourquoi vouloir plus quand on ne s’est pas rendus compte qu’on avait déjà beaucoup ?

Petit regard tendre et amusé sur les 50 dernières années de la télé américaine et remontée dans le temps en compagnie de figures marquantes pour les enfants de l’après mai 68, comme votre hôte. La liste qui suit ne se veut pas exhaustive et se concentre sur les personnages télé les plus célèbres des 50 dernières années. S’il y a un oubli, il serait bien involontaire.

 

1970 - 1980 :

  1. Lee Majors (Steve Austin / Colt Seavers)
  2. Farrah Fawcett (Jill Munroe)
  3. Paul Michael Glaser (Starsky)
  4. David Soul (Hutch)
  5. Peter Falk (Columbo)
  6. Telly Savalas (Kokak)
  7. William Conrad (Cannon / J.L. « Fatman » McCabe)

 

Lee MAJORS :

né le 23 avril 1935 (d’autres sources affirment 1939…) 

Lee Majors - imdb

(photo : © www.imdb.com)

« L’HOMME QUI TOMBE A PIC » (THE FALL GUY) : 112 épisodes (1981 - 1986). Pas disponible en dvd en Europe.

« L’HOMME QUI VALAIT 3 MILLIARDS » (THE SIX MILLION DOLLAR MAN) : 3 téléfilms de 90 minutes et 98 épisodes (1973 - 1978). Disponible en dvd à la vente.

De son vrai nom Harvey Lee Yeary – le pseudonyme « Majors » évoquant la puissance des majors, les fameuses compagnies cinématographiques hollywoodiennes comme la MGM, la Warner, … –, Lee Majors, c’est vraiment le routier des séries par excellence, ayant connu la gloire avec plusieurs « shows » très populaires dans le monde entier. D’abord avec « La grande vallée » (1965 - 1969, 112 épisodes), série western familiale où il apprit le métier aux côtés de Linda Evans (« Dynastie »). A l’arrêt de cette série, il galère un peu dans divers téléfilms et séries peu mémorables.

En 1973, c’est la consécration avec « L’homme qui valait 3 milliards » dans le rôle du Colonel Steve Austin, astronaute victime d’un accident et qui est reconstitué grâce aux miracles technologiques de la bionique. « Plus fort, plus rapide, plus résistant que les autres » comme le disait le générique, le super agent secret affrontera espions et monstres en tous genres durant 5 saisons. A l’écran, il rencontrera l’amour en la personne de « Super Jaimie », femme bionique comme lui et personnage créé pour relancer sa série, menacée d’annulation après 2 saisons.

A la même époque, Lee Majors fait aussi beaucoup parler de lui dans la vie « people » des années 70 avec Farrah Fawcett, sa femme, autre vedette de la télé dans la série « Drôles de dames ». Le couple divorça en 1982, celle-ci le quittant pour Ryan O’Neal.

Repos bien mérité de 1978 à 1980 et puis à nouveau jackpot, en 1981, avec le rôle de Colt Seavers, cascadeur d’Hollywood et chasseur de primes à l’humour caustique durant 5 saisons. En 1986, il se fait plus discret. Il faut attendre 1990 pour le revoir, aux côtés de son fils Lee Jr., dans l’excellente série « Tour of Duty » (L’enfer du devoir / Commando Vietnam) où il campe avec brio un vieux vétéran désabusé.

Traversant une crise personnelle marquée par des déboires conjugaux, l’acteur s’enfonce dans l’alcool et revient, bouffi, dans « Raven », série d’arts martiaux et d’espionnage qui n’aura duré que 2 saisons et où il incarnait, avec beaucoup d’auto-dérision, Herman « Ski » Jablonski, vieux privé bavard et adepte de la boisson. Les héros sont fatigués, Steve Austin est bien loin…

Côté cinéma, rien de vraiment marquant, hormis le western « Will Penny le solitaire » (1968) aux côtés de Charlton Heston et « Des nerfs d’acier » (1978) avec Jennifer O’Neill. Est-ce que Lee Majors voulait vraiment percer au cinéma ? Pas sûr. Il gagnait très bien sa vie (50.000 $ par semaine pour 1 épisode de Steve Austin) et jouissait d’une renommée fabuleuse sur petit écran qu’il confirma par la suite.

Ces dernières années, on peut encore le voir, ici et là, dans des séries très regardées comme « Walker Texas Ranger », « Cold case » ou « Weeds ». Il joua même Dieu dans la sitcom « According to Jim » aux côtés du comique Jim Belushi. Une preuve de plus que Lee Majors est sans doute plus subtil que son image ne pourrait le laisser croire : il aime se moquer de lui-même et jouer avec son image, riant de son côté quelque peu « has been ».

Cela dit, côté privé, les quelques fois où il daigne se montrer en public, il apparaît méchamment lifté (voyez la pub pour un 4X4 qu’il a faite voici 5 ans en parodiant « L’homme qui tombe à pic »). Dommage mais à Hollywood, seule compte l’apparence… Et les divergences sur l’année de sa naissance abondent, comme pour Robert Conrad (1929 ou 1935 ?). Ah quand il faut paraître toujours jeune !

Plus que tout autre acteur des années 70, Lee Majors incarne une certaine image de l’Amérique avec des valeurs fortes distillées au fil de ses séries : honneur, courage, bravoure et amitié. Autant de valeurs qui auront marqué pas mal d’enfants des années 70, se souvenant avec nostalgie du fameux bruit bionique que faisait Steve lorsqu’il utilisait sa super force et de la musique du générique, inoubliable, composée par Oliver Nelson. Un héros qui aura marqué nos jeunes années.

1) Voir le générique de « THE FALL GUY » (L’homme qui tombe à pic), chanté – en VO – par LEE MAJORS lui-même (1980) sur « You Tube » : cliquez ici

 

2) Voir le générique de « THE SIX MILLION DOLLAR MAN » (L’homme qui valait 3 milliards - 1975 - VO NON sous-titrée) sur « You Tube » :

 

 

3) Voir le générique de « THE BIG VALLEY » (1965) sur « You Tube » :

 

 

Farrah FAWCETT :

 

née le 2 février 1947 - décédée le 25 juin 2009 (cancer)

Farrah Fawcett - imdb

(photo : © www.imdb.com)

 

« DROLES DE DAMES » (CHARLIE’S ANGELS) : 29 épisodes sur les 110 épisodes (1976 – 1981) : 5 saisons. Disponible en dvd à la vente (saisons 1 à 3).

Surtout connue pour avoir été la femme dans la vie de Lee Majors avec qui elle joua dans plusieurs épisodes de « L’homme qui valait 3 milliards » et pour son rôle de détective privée dans « Drôles de dames », Farrah Fawcett ne connut jamais la carrière cinéma qu’elle espérait. Révélée par Claude Lelouch en 1969 dans le film « Un homme qui me plaît », l’actrice rencontra Lee Majors en 1971 et leur union dura jusqu’en 1983.

Très influent en coulisses, les observateurs de l’époque prétendent que son mari imposa sa femme au producteur Aaron Spelling dans « Drôles de dames ». Qu’importe, la série fit d’elle une star mondiale et affolait la gent masculine de l’époque parce qu’aucune des actrices ne portait de soutien-gorge ! Des cols roulés et des maillots serrés laissant apparaître des têtons pointus, il ne faut pas grand-chose pour exciter un homme…

Pourtant, lassée par le rythme infernal de tournage des épisodes et ayant sans doute attrapé la grosse tête, Farrah claqua la porte de la série au bout de seulement une saison. Pensant que le cinéma l’attendait, elle tenta le passage du petit au grand écran mais échoua, accumulant bides et côté privé, galères sentimentales (rupture et remise ensemble à répétition avec Ryan O’Neal, l’homme de sa vie mais qu’elle n’épousa jamais).

Peu de films intéressants à son actif : « Le prédicateur » (1997) de et avec Robert Duvall et un gros succès commercial avec « L’équipée du Cannonball » (1978), surtout dû à la présence de Burt Reynolds, superstar du moment au cinéma. On l’a encore vue dans le très moyen « Docteur T et les femmes » (2000) de Robert Altman, aux côtés de Richard Gere.

Ces dernières années, la belle blonde est revenue sur les plateaux télé dans « Ally McBeal » et « Spin City ». Luttant contre un cancer déclaré, l’actrice a perdu sa bataille le 25 juin 2009, le même jour que Michael Jackson. Face à la mort ultra-médiatisée de ce dernier, la presse a, sans doute inconsciemment, éclipsé celle de l’ex-« Drôle de dame », également oubliée dans le palmarès de ceux qui nous ont quitté lors de la dernière cérémonie des Oscars, au grand dam de Ryan O’Neal. Pas de chance jusqu’au bout.

Voir le générique de « CHARLIE’S ANGELS » (Drôles de dames – 1976) sur « You Tube »

 

Paul Michael GLASER :

né le 25 mars 1943

PM Glaser - netglimse

(photo : © netglimse.com)


« STARSKY & HUTCH » : 89 épisodes (1975 à 1979) – Disponible en dvd à la vente

Révélé par le réalisateur Norman Jewison (« L’Affaire Thomas Crown » avec Steve McQueen, « FIST » avec Stallone, ...) qui lui offre un petit rôle dans « Un violon sur le toit » (Fiddler on the Roof, 1971), Paul Michael Glaser perce assez rapidement à Hollywood, à 32 ans. Pendant 3 ans, de 1972 à 1975, il apparaît dans plusieurs séries très cotées comme « Les Rues de San Francisco », « Cannon », « Kojak », …

En 1975, les producteurs de télévision Aaron Spelling et Leonard Goldberg (« La croisière s’amuse », « Drôles de dames », « Beverly Hills », …) lui proposent le rôle du détective David Starsky, coéquipier de Ken Hutchinson dans la police de Los Angeles. Le duo deviendra mondialement célèbre avec « Starsky & Hutch », série qualifiée par les critiques de l’époque comme une des « plus violentes du petit écran ». Ce qui explique pourquoi les saisons 3 et 4 font la part belle à l’exotisme et sont de moindre qualité alors que les saisons 1 et 2 possédaient un côté polar très dur, plus proche de « L’Inspecteur Harry » que de « L’île fantastique ».

Fatigué par les cadences infernales de tournage des épisodes, Glaser, comme son partenaire à l’écran David Soul, ont des prétentions cinématographiques et veulent percer sur grand écran. Las ! Tellement marqués par leurs personnages de flics, le miracle n’eut pas lieu. Glaser apparut dans quelques rares films, peu marquants comme Phobia » (1980) et plus récemment « Tout peut arriver » (Something’s Gotta Give, 2003), comédie avec Jack Nicholson et Keanu Reeves.

Pour compenser, il s’est reconverti dans la réalisation, surtout télé, en se faisant la main sur plusieurs épisodes de « Starsky & Hutch ». On lui doit, en 1985, quelques bons épisodes de « Miami Vice » avec Don Johnson et le film « The Running Man » avec Arnold Schwarzenegger, remake à la sauce science-fiction du « Prix du Danger » (1983) avec Gérard Lanvin.

Plus récemment, il a réalisé d’autres épisodes de séries comme « Las Vegas » (dont un, hilarant, avec Sly Stallone). On le revoit de nouveau plus comme acteur dans plusieurs séries populaires du moment comme « Esprits criminels », « The Closer », « The Mentalist », « Numbers », … Notons qu’il a fait un clin d’œil, dans son propre rôle, dans « Starsky & Hutch – Le film », comédie  lamentable avec Ben Stiller.

Côté vie privée, l’acteur n’a pas vraiment eu une vie heureuse. Sa femme Elisabeth a connu des difficultés lors de l’accouchement de leur premier enfant en 1981. Durant l’opération, elle a reçu du sang infecté par le SIDA et est décédée 14 ans plus tard, ainsi qu’un de leurs deux enfants. Paul Michael Glaser s'est ensuite remarié et a divorcé. Une personnalité discrète et digne.

Voir le générique de « STARSKY & HUTCH » sur « You Tube »

 

David SOUL :

né le 28 août 1943

David Soul - movie-gazette

(photo : © movie-gazette.com)

 

« STARSKY & HUTCH » : 89 épisodes (1975 à 1979). Disponible en dvd à la vente

Tout comme Paul Michael Glaser, son comparse à l’écran et ami de toujours, David Soul (de son vrai nom David Solberg) a démarré dans plusieurs séries célèbres des années 60 et 70 comme « Flipper », « Gunsmoke », « Les Rues de San Francisco », « Cannon », « The FBI », … En 1973, il décroche un second rôle aux côtés de Clint Eastwood dans « Magnum Force », le 2ème film de la série des Inspecteur Harry. Un rôle de flic justicier plutôt salaud. Et puis c’est la révélation en 1975 avec « Starsky & Hutch », série policière ultra-populaire dans le monde entier jusqu’en 1979, date de son arrêt.

Très attiré par le cinéma, David Soul devra se rendre rapidement à l’évidence : l’ombre de Hutch, son personnage de flic blond lui colle irrémédiablement à la peau. Difficile de s’en détacher. La suite de sa carrière confirma qu’il avait sa place à la télévision avec quelques téléfilms de bonne facture comme les « Les vampires de Salem » (1979), « La 3ème guerre mondiale » (1985) avec Rock Hudson, « Le 5ème missile » (1986) avec Robert Conrad, … On le voit encore, ici et là, dans quelques bonnes séries de ces vingt dernières années comme « Arabesque », « La loi est la loi », … Il a même joué dans un épisode de « Le juge est une femme », série policière française.

Comme Paul Michael Glaser, Soul est aussi passé derrière la caméra et a réalisé quelques épisodes de bonnes séries policières : « Rick Hunter, Inspecteur choc », « Miami Vice », « Crime story », … Une carrière jalonnée par des rôles de flics ou d’infâmes salopard,s rôles dans lesquels il apporte une ambiguïté et une présence plutôt inquiétantes (rappelons-nous de son rôle dans « Nom de code : Rebecca », téléfilm de 1985, où il était vraiment flippant dans le rôle d'Alex Wolfe, espion nazi qui égorgeait ses victimes plus vite que son ombre).

Ces dernières années, il a joué dans des productions télé plutôt mineures et toujours fidèle à la série qu’il l’a rendu célèbre, a accepté de faire une apparition clin d’œil dans le film adapté de « Starsky & Hutch ».

Enfin, c’est aussi un musicien et un chanteur reconnu qui a rencontré plusieurs succès au début des années 80 avec  plusieurs albums et des hits comme "Silver Lady" et "Don't Give Up on Us Baby".

Côté cœur, c’est plutôt dur dur, avec pas moins de 4 divorces mais le bonheur d’être le père de 6 enfants. Soul s’implique aussi activement dans plusieurs causes à caractère social comme la faim dans le monde, l’éducation aux dangers du SIDA, le bien-être animal, … pour lesquelles il récolte encore régulièrement des fonds. Un homme au parcours chaotique mais un homme sympa et ouvert.

Voir le générique en français de « STARSKY & HUTCH » sur « You Tube »

Peter FALK :

né le 16septembre 1927

Peter Falk - imdb

(photo : © www.imdb.com)

 

« COLUMBO » : 68 épisodes de 90 minutes tournés de  1968 à 1978 (7 saisons) et de 1989 à 1995 (7 saisons). Intégrale disponible en dvd.

Etonnant parcours que celui de Peter Falk qui était diplômé en sciences politiques et licencié en administration publique avant de se lancer comme acteur. Durant sa jeunesse, il a même travaillé comme expert en finances pour l’administration du Connecticut. Et puis, révélation ! Le virus de la comédie l’a atteint et ne l’a plus quitté. Engagé dans une troupe de théâtre, il fait ses débuts au cinéma en 1958 dans « La forêt interdite » de Nicholas Ray (réalisateur de « La fureur de vivre » avec James Dean en 1955).

Aux débuts des années 60, il joue un méchant dans la série « Les incorruptibles » et enchaîne films et séries avec une belle régularité. Parmi les films marquants de sa carrière, citons notamment : « Un monde fou fou fou fou » (1963) de Stanley Kramer, « La grande course autour du monde » (1965) de Blake Edwards avec Jack Lemmon et Tony Curtis, « Un château en enfer » (1969) de Sydney Pollack, étrange film de guerre avec Burt Lancaster et aussi « La bataille pour Anzio » avec Robert Mitchum en 1968.

C’est également en 1968 qu’il tourne le premier téléfilm de « Columbo » où il incarne un lieutenant de police criminelle très perspicace qui démasque les assassins en jouant avec eux au jeu du chat et de la souris. Son imperméable crasseux, sa vieille Peugeot 403 pourrie, ses cheveux mal coiffés, ses cigares, sa femme dont il parle souvent mais qu’on ne voit jamais, son chien, ... ; autant d’éléments essentiels qui auront permis à Peter Falk de rendre le Lieutenant Columbo particulièrement sympathique et inoubliable.

Parmi les « méchants » rencontrés au cours de ses enquêtes, il y aura une palette de talents de la télé de l’époque : Patrick McGoohan (« Le prisonnier »), William Shatner (« Star Trek »), Martin Landau (« Mission impossible »), Robert Conrad (« Les Mystères de l’Ouest »), …

Rendons hommage à Serge Sauvion, sa voix française très caractéristique qui a aussi doublé Stacy Keach dans « Mike Hammer », décédé au début 2010.

Immortalisé par le rôle de Columbo, Peter Falk n’en reste pas moins un excellent acteur de cinéma et aura été fidèle à son ami John Cassavetes pour qui il tournera plusieurs films mis en scène par ce dernier : « Husbands » (1970), « Une femme sous influence » (1974), « Opening night » (1977) et joua même pour Wim Wenders dans « Les ailes du désir » (1987). Depuis lors, hormis les téléfilms de Columbo qu’il avait recommencé à tourner dès la fin des années 80, rien de véritablement marquant ou épatant sur grand écran. Aux dernières nouvelles, l’acteur ne serait pas en forme, souffrant de la maladie d’Alzheimer. Triste.

 

Telly SAVALAS :

 

né le 21 janvier 1922 – mort le 22 janvier 1994 d’un cancer

Telly Savalas - imdb

(photo : © www.imdb.com)

 

« KOJAK » : 118 épisodes de 1973 à 1978 (5 saisons). Saison 1 disponible en dvd.

 

Emigré grec, de son vrai nom Aristotélès Savalas, « Telly » aura marqué les années 60 et 70 de par sa « gueule » reconnaissable entre toutes, aussi à l’aise sur petit que grand écran. Parmi ses films les plus marquants, soulignons « Les nerfs à vif » (1962) avec Gregory Peck et Robert Mitchum, « Le prisonnier d’Alcatraz » (1962) avec Burt Lancaster et surtout, un brillant rôle de psychopathe assassin dans « Les douze salopards » (1967) aux côtés de Lee Marvin.

On se souvient aussi de lui en méchant Blofeld dans « Au service secret de sa majesté » en 1969, le seul James Bond tourné par George Lazenby. Citons encore « L’or de McKenna » (1969), western avec Gregory Peck et Omar Sharif et « De l’or pour les braves » (1970), film de guerre déjanté avec Clint Eastwood et Donald Sutherland.

En parallèle, dès le début des années 60, il tourne pas mal pour la télévision et on le voit incarner des personnages troubles ou aux motivations peu louables dans des épisodes mémorables de séries comme « La quatrième dimension » (The Twilight zone), « Alfred Hitchcok présente », « Les Incorruptibles », « Le Fugitif », ...

Et puis, c’est la consécration mondiale comme star de la série télé « Kojak ». Qui ne se souvient pas du célèbre inspecteur de New York chauve et friand de sucettes ? Et pourquoi ? Parce qu’il voulait arrêter de fumer. Deuxième chauve le plus célèbre d’Hollywood, après Yul Brynner (« Le roi et moi », « Les 7 mercenaires »), Telly Savalas a d’abord été soldat combattant durant la guerre 40 - 45 et puis journaliste / directeur de l’information pour la chaîne de télé ABC avant de se lancer dans une carrière d’acteur.

Anecdote : il fut d’abord choisi pour incarner Harry Orwell dans la série policière « Harry O » de 1973 mais déclina l’offre car il était retenu sur des tournages en Europe. David Janssen reprit le rôle (voir partie 1/5 de ILS ETAIENT BIEN A LA TELE ET Y SONT RESTES…). Par contre, il n’était pas le premier choisi pour incarner « Kojak », rôle qui a d’abord été proposé à Marlon Brando. Comme quoi, la vie…

Après 6 ans passés à tourner « Kojak » entre 1973 et 79 (il en réalisa même 5 épisodes), Telly Savalas joua encore, entre 1980 et 1990, ce rôle de flic dans plusieurs téléfilms et apparut dans plusieurs séries populaires comme « La croisière s’amuse », « The Equalizer » et les téléfilms basés sur le film « Les 12 salopards ».

A 72 ans, juste un jour après son anniversaire, il mourut après une vie bien remplie. Dans la vie, il était aussi le parrain de Jennifer Aniston, ex-Mme Brad Pitt et star de la sitcom « Friends ».

Voir le générique de « KOJAK » (1973 - Saison 1) sur « You Tube »


William CONRAD :

né le 27 septembre 1920 – mort le 11 février 1994 

William Conrad - imdb

(photo : © www.imdb.com)

 

« LA LOI EST LA LOI » (JAKE & THE FATMAN) : 104 épisodes de 1987 à 1992 (5 saisons). Disponible en dvd aux USA.

 

« CANNON » : 121 épisodes de 1971 à 1976 (5 saisons). Disponible en dvd aux USA.

De son vrai nom William Cann, William Conrad aura d’abord marqué les esprits par sa voix grave, très reconnaissable en version originale puisqu’il fut la voix de Matt Dillon à la radio, personnage de shérif à l'époque western qui connut ensuite son heure de gloire pendant de longues années dans la série « Gunsmoke » sous les traits de James Arness.

En raison de son physique ingrat (il était obèse), William Conrad a été abonné aux seconds rôles au cinéma. Parmi quelques films qui auront marqué l’histoire du cinéma, citons « Les tueurs » (The Killers, 1947) de Robert Siodmak, avec Burt Lancaster et Ava Gardner, « Jeanne d’Arc » (1948) avec Ingrid Bergman ou encore « The Naked Jungle » (1954) avec Charlton Heston.

Il tourne aussi dans pas mal de westerns au cinéma, notamment dans « Le conquérant » (1956) avec John Wayne et dans « Johnny Concho » (1956) avec Frank Sinatra ainsi que dans plusieurs séries western à succès des années 60 et 70 comme « Have gun will travel », « Le grand Chaparral », « Gunsmoke » (dont il réalise 2 épisodes), ...

Il prêtera ensuite sa voix à la très populaire série « Le Fugitif » (1963 - 67) où, durant 120 épisodes, il nous accompagnait pour souligner les moments difficiles que traversait le Dr. Richard Kimble (David Janssen), médecin injustement accusé du meurtre de sa femme. Conrad retrouva Janssen quelques années plus tard dans le téléfilm « O’Hara, US Treasury » (1971) et dans un épisode de la série policière « Cannon ».

C’est précisément cette dernière qui le rendit célèbre. Due à Quinn Martin, producteur des « Incorruptibles », du « Fugitif » et des « Rues de San Francisco », cette série policière de facture assez classique nous contait les aventures d’un détective privé chargé de plusieurs affaires délicates, une dizaine d’années avant qu’un autre privé ne reprenne la relève en la personne de « Magnum ».

Après plus d’une centaine d’épisodes durant lesquels il croisera plusieurs futures autres vedettes de séries télé et cinéma (David « Hutch » Soul, Martin Sheen, Tom Skerritt, …), il prit un repos bien mérité tout en continuant à prêter sa voix, notamment pour le générique de la série de science-fiction « Buck Rogers au 25ème siècle » (dans la version française, c’est Dominique Paturel, celui qui double JR dans « Dallas », Steve Austin dans « L’homme qui valait 3 milliards », Gil Gerard dans « Buck Rogers au 25ème siècle » et George Peppard dans « Agence tous risques »).

En 1981, il retourne dans une nouvelle série : « L’homme à l’orchidée » (Nero Wolfe) où il incarnait un enquêteur cultivant des orchidées et qui résolvait des affaires de meurtres sans quitter son appartement, aidé par son fidèle assistant Archie Goodwin (incarné par Lee Horsley, le futur héros de la série « Matt Houston »). Malheureusement, la sauce ne prend pas et le public boude cette série pourtant originale après seulement 14 épisodes. Dans les années 80, il jouera encore dans plusieurs séries populaires comme « Manimal », « Hôtel », « Matlock », « Arabesque », …

En 1987, c’est à nouveau le succès avec la série « La loi est la loi » ("Jake & the Fatman," en VO) dont il partage la vedette avec Joe Penny (« Riptide »). Ne manquant pas d’humour sur lui-même, Conrad incarne J.L. Mc Cabe dit « Fatman » (le gros), procureur de Los Angeles, à la fois grincheux et attachant, bien décidé à faire coffrer les criminels sur lesquels il enquête avec Jake Styles (Penny).

Après 5 ans de bons et loyaux services, William Conrad arrêta la série en 1992 et mourut peu de temps après, au début de 1994, d’un infarctus à l’âge honorable de 74 ans. Un personnage à l'allure débonnaire et à l'humour certain qui manquera à de nombreux téléspectateurs dans les années qui suivirent sa disparition.

Voir le générique de « CANNON »  (1973) sur « You Tube » :

 

Voir le générique de « JAKE & THE FATMAN » en VO NON ST (LA LOI EST LA LOI, 1987) sur « You Tube »

20:00 Écrit par Manu dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

C'est un bon post. J'ai largement apprécié. Nous l'avons répandu sur notre profil Facebook

Écrit par : mutuelle opticien lentille | 09/03/2012

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