24/10/2010

FRINGE, aux confins du fantastique et de l’horreur

USA – 2008 à 2013 (5 saisons de 100 épisodes : saison 1 : 20 épisodes - saison 2 : 23 épisodes - saison 3 : 22 épisodes - saison 4 : 22 épisodes - saison 5 : 13 épisodes).

Série policière et fantastique créée par J.J. Abrams, Roberto Orci et Alex Kurtzman.

 

Avec Anna Torv (Olivia Dunham), Lance Reddick (Philip Broyles), John Noble ( Walter Bishop), Joshua Jackson (Peter Bishop), Kirk Acevedo (Charlie). Saisons 1 à 4 disponibles en dvd à la fin 2012.

Photo : © www.imdb.com

 

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SUJET : Olivia Dunham travaille comme détective au FBI dans une unité consacrée aux affaires non classées, sous la direction de Philip Broyles. Afin de résoudre les affaires étranges auxquelles elle est confrontée, la direction lui a assigné ? Bishop, brillant savant qui a été incarcéré dans une institution psychiatrique, flanqué de Peter, son fils, brillant également mais au passé douteux. Parallèlement à ses enquêtes, Olivia est confrontée à Massive Dynamics, une multinationale impliquée dans plusieurs affaires sur lesquelles elle travaille…

 

AVIS : « Fringe », une pâle copie des cultissimes « X-Files » ? Détrompez-vous ! Si à ses débuts, la série a eu du mal à se démarquer de son illustre aînée, elle a, par la suite, réussi à imposer sa marque de fabrique. Tout comme dans « X-Files », la série baigne dans une atmosphère sombre, par moments glauque où règne conspiration, paranoïa et monstres en tous genres.

 

A côté des épisodes « le monstre de la semaine », « Fringe » (littéralement : à la lisière) développe sa propre mythologie avec la bonne idée de scénario : un monde parallèle. Ici, pas de petits hommes verts et c’est la différence majeure avec l’univers de Mulder et Scully. De fait, les créateurs proposent l’idée d’un espace-temps parallèle où vivent les mêmes personnes mais où les choses se passent différemment. Au fil des épisodes, un méchant essaye de passer d’un monde à l’autre pour des raisons obscures… Dans l’autre monde, on découvre un étrange magnat, interprété par Leonard Nimoy, le célèbre Mr. Spock de « Star Trek ».

 

Un concept original qui rend accro car j’avoue que j’étais plutôt mitigé quand j’ai entendu parler de « Fringe » lors de sa diffusion il y a un an. Je n’avais même pas regardé un épisode et ce n’est que durant les soldes, où je suis tombé sur le coffret de la saison 1, que je me suis dit : « Pourquoi pas finalement ? » Et là, bonne surprise ! Les personnages sont fouillés, l’humour souvent présent et l’atmosphère suffisamment originale que pour avoir envie de voir la suite. Attention, âmes sensibles s’abstenir car les scènes d’horreur et macabres sont particulièrement réalistes, dans la veine de ce qu’on voit dans « Les experts » et c’est assez dégueu… Dissections, tritouillages et expériences à la Frankenstein, beurk.

 

Du côté des acteurs, Anna Torv, belle blonde australienne, joue son rôle avec beaucoup de panache et apporte une certaine fraîcheur dans l’univers actuel des séries américaines squattées par les actrices à lèvres piquées au collagène (la fameuse « tête de truite » dont se plaignait Sharon Stone quand elle a avoué s’être fait une cure de jouvence ratée). Autre acteur épatant : John Noble, malicieux et subtil, incarne à la perfection Walter Bishop, vieux savant un peu timbré qui tient à son fils plus que tout mais sans vraiment oser lui avouer.

 

Quant à Joshua Jackson (vu dans « Dawson’s creek »), il campe Peter, le fiston qui oscille entre agacement et nervosité au vu des frasques de son papa. A cet égard, la série développe avec beaucoup de subtilité et de tendresse les rapports père – fils. Dans les seconds rôles, on retrouve aussi avec beaucoup de plaisir Lance Reddick (« Oz », « Lost » et « The Wire ») dans le rôle de Philip Broyles, figure puissante et autoritaire ainsi que Kirk Acevedo (Charlie), qui joua aussi dans « Oz » (Alvarez, le taulard névrosé).

 

Malheureusement, « Fringe » ne marche pas fort ni aux USA, ni en Europe. Les taux d’audience sont décevants et en chute libre malgré des scénarii de qualité et une interprétation convaincante. En 2012, la FOX qui diffuse la série aux USA a décidé de lui octroyer encore 13 épisodes pour une ultime saison 5 et ainsi lui permettre d'atteindre la barre des 100 épisodes, ce qui assure sa rentabilité pour une diffusion ultérieure sur les chaînes en syndication.

 

Cette dernière saison se révèle plus "cheap" (acteurs confinés dans un même décor pendant presque toute la durée d'un épisodes et effets spéciaux limités au maximum). Néanmoins, elle maintient le suspense et offre une conclusion de toute beauté, malgré un nombre réduit d'épisodes 13 contre la vingtaine des précédentes saisons). Une série de haut niveau à posséder et à revoir avec (grand) plaisir quand le temps sera venu.

 

 Regardez ici un adieu à "FRINGE" de la saison 5 (21') sur « You Tube »

20:12 Écrit par Manu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |