04/07/2013

« MIAMI VICE » - Deux flics à Miami : un must à savourer encore et encore

Miami Vice theme

USA (1984 à 1990) : 5 saisons (111 épisodes), intégrale de la série disponible en DVD depuis 2008 ainsi que le film « Miami Vice » (2006). 

Série créée par Anthony Yerkovich et produite par Michael Mann. Le film « Miami Vice » est sorti en 2006 et réalisé par Michael Mann, avec Colin Farrell et Jamie Foxx.

Avec Don Johnson (Sonny Crockett), Philip Michael Thomas (Ricardo Tubbs), Edward James Olmos (Lt. Martin Castillo), Michael Talbott (Det. Stan Switek), Olivia Brown (Det. Trudy Joplin), Saundra Santiago (Det. Gina Calabrese), John Diehl (Det. Larry Zito), …

Photo : © Universal Television - Michael Mann Productions - michaeltrogdon.wordpress.com

Diffusé  en 1985 sur Antenne 2 (France 2) et sur la RTBF1 en Belgique. Rediffusions en 1987 et en 1990 sur RTL-TVI (RTL Luxembourg en Belgique) et la 5 en France.

A VOIR :

Miami Vice Crockett & Tubbs

Sonny Crockett (Don Johnson) et Ricardo "Rico" Tubbs (Philip Michael Thomas)

Photo : Miami Vice - © NBC Television - Michael Mann productions - imotion.com.br.jpg

PITCH : Sonny Crockett, ancien champion de foot universitaire et vétéran du Vietnam, travaille à la Brigade des Mœurs de la police de Miami (la « Miami Vice squad » en version originale). Infiltré dans le milieu criminel sous l’identité de Sonny Burnett, il est constamment confronté à de redoutables trafiquants de drogue, pornographes et autres flics ripoux, … Après avoir perdu son coéquipier dans des circonstances dramatiques, Sonny croise la route de Ricardo Tubbs, jeune inspecteur de New York venu en Floride pour venger son frère tué par Calderone, un puissant baron de la drogue. En conflit, Crockett et Tubbs vont rapidement développer une grande amitié et affronter les situations les plus dangereuses dans le milieu interlope de Miami…

Crockett in Miami Vice

Sonny Crockett (Don Johnson) en pleine action

Photo : © 300px-miami_vice_guns - Universal Television hankandwillie.wordpress.com.jpg

AVIS : en ce jour de la Fête Nationale américaine, j’avais envie de rendre hommage à l’une des plus grandes séries américaines que la télévision US ait produites : « Miami Vice ». Oui bon, j’entends déjà les critiques : « Eh oh faut pas exagérer, c’est du vide habillé par de la musique rock » ou encore « Au secours, Don Johnson, ce bellâtre et poseur pour midinettes en folie et puis rien d’autre. »

OK, on est en démocratie et ces critiques ne sont pas fausses. Quoique réductrices. En effet, avant l’arrivée de « Miami Vice », la télévision américaine était considérée comme un média pauvre du cinéma et pour les acteurs les plus populaires, comme l’antichambre des carrières ratées au cinéma : en dehors de Steve McQueen et Clint Eastwood, la plupart des célébrités des grandes séries des décennies précédentes s’étaient cassées les dents en passant du petit au grand écran. On se souvient de David Janssen « Le Fugitif » et de Telly Savalas « Kojak » qui ont finalement préféré retourné vers la petite lucarne au vu des résultats peu convaincants de leurs films.

Un concept original

Atlantis Conominiums

Le fameux bâtiment "Atlantis Condominiums" qu'on voit dans le générique des saisons 1 & 2

© Don Johnson Fanpage Facebook

La légende autour de la création de « Miami Vice » tourne autour du fait que ce serait des producteurs de NBC (la chaîne qui diffusait la série aux USA) qui voulaient une série policière reprenant les gros tubes rock qui passaient sur la chaîne musicale MTV, soit un copshow à la sauce MTV. 

Mais derrière NBC et ses décideurs, on retient avant tout le nom d’un grand cinéaste attaché à la création de cette série emblématique des années 80 : Michael Mann. Scénariste de talent, révélé par plusieurs scripts de « Starsky & Hutch » et « Police Story » ainsi que la série « Vega$ » avec Robert Urich ; Mann avait déjà une idée très précise du concept de ces « MTV cops », car comme l’ont écrit plusieurs journalistes, le cinéaste allie « l’esthétique européenne à l’efficacité hollywoodienne ».

Après la fin de la série, Mann deviendra ce cinéaste majeur du cinéma américain des 20 dernières années avec des films aussi marquants que « Le sixième sens » (1986), « Le dernier des Mohicans » (1992), « Heat » (1996 avec De Niro et Pacino), « Révélations » (1999) avec Russell Crowe et Al Pacino) ou encore « Ali » (2002) avec Will Smith et le sublime « Collateral » (2004) avec Jamie Foxx et Tom Cruise. Je ne retiens volontairement pas l’adaptation cinéma de « Miami Vice » que je trouve ratée, tant sur le plan visuel que narratif. Colin Farrell et Jamie Foxx déçoivent et le tout manque de souffle et d’inspiration.

Un style visuel totalement novateur

Michael Mann

Michael Mann au travail

Photo : © lci.tf1.fr

D’entrée de jeu, Michael Mann installe son style visuel sur la série « Miami Vice », à savoir la rigueur du langage filmique du cinéma (cadrages recherchés, lumière léchée, tonalité de couleurs, mise en valeur des décors et de l’architecture de Miami, allant de l’art déco au contemporain) et la priorité à l’action. Les plus grincheux diront : « Mouais, l’Amérique du fric, du mas-tu-vu et des yuppies. Débectable. »

D’accord sur le côté tape-à-l’œil et le côté « fric à tout prix » des années Reagan avec sa réalité sociale des plus sordides (l’ancien Gouverneur de Californie avait fait fermer la plupart des centres d’aides au SDF et j’ai pu me rendre compte, durant mon voyage de noces à San Francisco en 2005, de l’étendue des dégâts dans les quartiers les plus pauvres, notamment dans le Tenderloin, quartier qui craint de Frisco comme l’appellent les Américains). Mais bon, le show n’a jamais eu vocation à défendre les plus démunis. Son credo : divertir et réinventer la manière de faire la télévision. Rien de moins. Gonflé le Michael Mann et pourtant, il a réussi son pari. Sauf sur la fin où la série s’annihilera d’elle-même.

Des personnages borderline dans un univers désillusionné

Miami Vice Car

 

Sonny Crockett et les deux Ferrari de la série : Daytona (noire - saisons 1 à 3) + Testarossa (blanche - saisons 3 à 5 et fin)

Photo : miami-vice © Universal Television - engineerboards.com.jpg

Dès le pilote, on est littéralement transportés dans cet univers poisseux et glauque de Miami, symbole du « rêve américain, de la réussite et de la vie facile » qui cache une autre réalité plus sordide : ses trafiquants en tous genres, exploitant la misère humaine et toutes les turpitudes. Même le personnage de Crockett, présenté comme le « héros » de la série, apparaît comme ambigu, voire antipathique. Avec son cheveu gras et son look de mac mal rasé, pas de quoi rassurer. Au contraire.

Mais très vite, le flic se révèle attachant, dépassé par les événements, très souvent « borderline » et tenté par le fait de passer de l’autre côté, où tout semble plus facile avec son fric, ses yachts de luxe, ses bateaux offshore super puissants et ses jolies nanas. Une dualité qui hantera le personnage tout au long de la série.

Hormis les personnages de « Hill Street blues », la série policière de Steven Bochco des années 80 avec ses flics cracra évoluant dans les quartiers pauvres d’une cité gangrénée par la pauvreté et la corruption ; Crockett représente bien cette évolution des personnages à la télévision US de l’époque : dans un monde rongé par le crime et la crise économique, la police se révèle souvent dépassée. Les trafiquants disposent de ressources financières illimitées et de hors-bords plus puissants que les forces de l’ordre. Le dollar achète tout et la justice est à la traine, le crime a toujours une longueur d’avance. L’Amérique perd la face.

Chose tout à fait surprenante à la télévision de l’époque : la série n’hésitait pas à se terminer de manière brutale, avec l’image de fin d’épisode qui se fige sur un événement dramatique. Pas ou peu de happy end. Et ces 4 mots sur cet écran fixe : « Executive producer Michael Mann ». Une façon de « stariser » le cinéaste mais surtout une manière d’imprimer sa patte dans l’univers cathodique jusque là encore bien sage et propret. Abrupt mais marquant.

Travaillant en « sous-marin » (flics sous couverture), Crockett et Tubbs sont bien conscients de la dureté, sans pitié, du milieu dans lequel ils évoluent. Un mot de trop, une erreur, un micro découvert et c’est la mort assurée. A plusieurs reprises, leur couverture est menacée, tant par une erreur technique de micro que par des collègues policiers ou des rencontres amoureuses. Flippant.

Au-delà des intrigues, souvent trop basiques "bon contre méchant" (à la même époque, en comparaison, des séries comme "Magnum" et "Un flic dans la Mafia" sont beaucoup plus travaillées au niveau des personnages et leur évolution), on retiendra surtout de « Miami Vice » l’ambiguïté des personnages : Crockett peut basculer à tout moment (la saison 4 le verra d’ailleurs devenir son alter ego, suite à un accident ayant provoqué une amnésie), Tubbs peut se transformer en justicier prêt à tout pour assouvir sa vengeance, le passé du Lieutenant Castillo - sans doute un des plus beaux personnages de la télévision, très parlant malgré son côté éminemment taciturne, extraordinaire Edward James Olmos - recèle de nombreux pans obscurs.

Et même Switek, malgré sa bonhommie, révèle aussi sa face sombre sans oublier l’indic farfelu, Izzy Moreno (Martin Ferrero), qui n’est pas sans rappeler le Huggy les bons tuyaux de « Starsky & Hutch » mais en plus désenchanté car il sait que le crime ne paye pas et que tôt ou tard, la grande faucheuse viendra réclamer son dû. Implacable.

Pour l’anecdote, quand il était scénariste sur "Starsky & Hutch" (1975 - 79), Michael Mann avait noué des liens d’amitié avec Paul Michael Glaser (Starsky) qu’il engagera comme réalisateur sur plusieurs épisodes, parmi les meilleurs : notamment « Le fils prodigue » (saison 2), où Crockett et Tubbs se retrouvent à New York, le temps d’un double épisode passionnant. David "Hutch" Soul réalisera aussi un épisode de la 1ère saison avec Bruce Willis en mari violent.

Un précurseur de la qualité cinématographique à la télévision

Au risque de faire hurler certains, c’est « Miami Vice » qui a ouvert la voie vers une qualité de type cinématographique dans les séries à la télévision. Sans cette série, pas sûr que « X-Files » de Chris Carter ou « Les experts » de Jerry Bruckheimer auraient eu la qualité filmique et photographique qu’on leur connaît aujourd’hui. Et des personnages comme Crockett ont sans conteste ouvert la voie à des flics torturés comme Andy Sipowicz (NYPD Blue) et Vic Mackey (The Shield) et même des mafieux attachants comme Tony Soprano (Les Soprano).

Si certains reprochent le côté «  belle gueule poseur » de Don Johnson, rappelons que l’acteur se révèle parfaitement convaincant dans le double rôle de Crockett / Burnett, ayant complètement perdu pied, dans « Les souvenirs » (premiers épisodes de la saison 5), dont un réalisé par le comédien lui-même. Certes, sa carrière cinéma n’a pas connu le succès escompté mais Don Johnson a pourtant montré toute l’étendue de son talent d’acteur dans des films comme « Dead bang » (1989) ou « Hot spot » (1990), des thrillers policiers d’excellente facture réalisés peu après la fin de la série.

Depuis, il a à nouveau rencontré le succès dans « Nash Bridges » (1996 - 2001), suivant les enquêtes d’un flic de San Francisco, sorte de Crockett de la Criminelle mais en plus décontracté et plus humoristique. On a pu le revoir dans le rôle complètement pêté d’un propriétaire terrien à l’époque de l’esclavagisme dans « Django Unchained » de Quentin Tarantino (2012), aux côtés de Jamie Foxx et Leonard DiCaprio.

Miami Vice - Crockett & Tubbs

Crockett & Tubbs (saison 4 où Tubbs porte désormais la barbe)

 

© NBC / Universal Television - Don Johnson Fanpage Facebook

 

 

 

Une bande-son extraordinaire avec de vraies stars du rock

Ensuite, « Miami Vice », c’est aussi et avant tout le rock en version originale à la télé. Bien avant « Glee », ce sont les versions originales, chantées par les vraies stars du rock et pas des ersatz qui copient (une oreille attentive comparera la bande-son de « Miami Vice » aux autres séries de l’époque comme « L’homme qui tombe à pic » ou « Espion modèle » où les chansons sont rejouées par de pâles copies).

Très vite, les stars du rock ne se sont pas fait prier pour intégrer, même le temps d’un rôle passager, le casting de la série : Little Richard, James Brown, Frank Zappa, Glenn Frey (The Eagles), Ted Nugent ou encore Phil Collins ; que du beau monde ! Et encore j’en oublie…

Sans oublier le formidable Jan Hammer qui, outre le « Miami Vice Theme », livrera des compositions très funky et particulièrement marquantes comme « Lombard’s trial » ou « Crockett’s theme » (un excellent cd reprenant les meilleurs morceaux musicaux du show est sorti en 1987 sous le titre d’« Escape from television » ainsi que de nouveaux titres dans « The best of Miami Vice » en 2007).

Miami Vice Music from the Television Series.jpg

Le 1er des 3 cd/LP sorti en 1986 : "Miami Vice Music from the Television Series"

© NBC Universal - www.amazon.fr.jpg

Signalons encore la sortie en LP et en cd à l’époque de 3 albums « Miami Vice Music from the Television Series » reprenant tant des tubes rock de Phil Collins, Chaka Khan, James Brown, The Damned, Roxy Music, … que d’excellentes partitions de Jan Hammer (New York Theme, Evan, Chase, …). Un must pour tout fan qui se respecte.

Côté scénaristes, on a aussi droit à des talents en devenir comme Dick Wolf (New York Police Judiciaire et sa franchise : Unité spéciale, section criminelle, …) ou l’excellent écrivain de polars, Robert Crais (épisode 41, saison 2, intitulé « Une belle prise » où Crockett croise Frank Zappa).

Certes, quand on revoit la série aujourd’hui, elle paraît datée, très ancrée dans les années 80, surtout les épisodes de la première saison. Mais passé les costumes et les coiffures, on se laisse assez vite happé par cet univers fait de chic et de faux, de mensonges et de cauchemars ; bien réels ceux-là.

Les 3 premières saisons sont certainement les meilleures. Une nette baisse de régime se fait sentir dès la saison 4 où Don Johnson, tenté par une carrière cinéma, se désintéresse de son personnage. La 5ème et dernière saison, hormis les excellents épisodes d’ouverture « Les souvenirs », centrés autour de l’amnésie de Crockett et de la dualité avec son alter ego Burnett, marquent l’inexorable fin de la série. De fait, de nombreux épisodes souffrent d’un manque d’originalité et de l'absence de sa star. Même si son coéquipier, le fade Philip Michael Thomas, ne suffit pas à maintenir l’intérêt. Notons tout de même que ce dernier fait de réels efforts et sait se montrer attachant dans plusieurs épisodes.

Une galerie impressionnante de stars confirmées et à venir

Miami Vice logo

Photo : Miami Vice - © NBC Television - Michael Mann Productions - series80-net.jpg

Enfin, cette série pas comme les autres, par rapport aux standards de l’époque, fut l’occasion de croiser de nombreuses futures stars du grand écran comme Bruce Willis (avec des cheveux, peu avant « Clair de lune » et « Piège de cristal »), Ben Stiller et Chris Rock mais aussi des « gueules » du cinéma comme Michael Madsen (« Reservoir Dogs » et « Kill Bill » de Tarantino) ou Burt Young (Paulie, le beau-frère de Stallone dans « Rocky ») et des vrais flics devenus acteurs comme l’impressionnant Dennis Farina, décédé fin juillet 2013 (les séries « Crime Story » (1987) et « Luck » de Michael Mann (2012)).

Soulignons encore la présence des épatants Stanley Tucci (« The devil wears Prada », « Captain America », « Hunger Games » et la série « Un flic dans la Mafia »), Giancarlo Esposito à ses débuts (Gus Fring dans « Breaking Bad ») et même Michael Chiklis, le futur Vic Mackey de « The Shield » !

Et encore d’autres visages bien connus des grandes séries des années 2000 comme Paul Guilfoyle (le Capitaine Jim Brass dans « Les experts : Las Vegas ») ou Richard Jenkins (le papa de « Six Feet Under » et d’excellents seconds rôles comme dans « Killing them softly » avec Brad Pitt en 2012).

Au final, « Miami Vice » aura marqué un tournant dans l’histoire de la télévision américaine, introduisant les premiers antihéros dans les séries policières (rien n’est net, tout est flou, en résumé), reflet d’une Amérique en pleine mutation.

Si son héritage est tout à fait superficiel et oubliable pour certains, « Miami Vice » n’en reste pas moins un objet unique, d’une grande qualité filmique et visuelle, moins travaillée au niveau des intrigues et des personnages mais possédant ce je-ne-sais-quoi de fascinant. Sans doute parce que trop proche de la réalité. En moins glamour mais la série n’a jamais menti sur le triste destin qui attendait ses principaux protagonistes, reflets d’une Amérique désabusée et littéralement rongée par le pouvoir et la corruption. Bref, sans concessions et un must à savourer encore et encore.

EN COULISSES :

Photo : © Universal Televison - www.amazon.fr

Miami Vice - Crockett & Tubbs

Michael Mann ne voulait pas de Don Johnson dans le rôle de Crockett. Il lui préférait – et de loin – l’acteur Gary Cole (Jack Killian, l’homme au micro) mais ce dernier ne voulait pas s’engager dans un contrat longue durée dans une série aux horaires contraignants. Suite à la désaffection de ce dernier, Mann voit débarqué Johnson, éreinté par 6 pilotes n’ayant jamais donné lieu à des séries (un point commun qu’il partage avec Tom Selleck, le futur Magnum, qui se remémorait « Don Johnson, mon copain des années galère » dans un article de Téléstar de la fin des années 80).

Soupçonné par l’équipe technique d’apporter la poisse à « Miami Vice » qui allait faire un flop en raison de l’insuccès de la carrière du beau blond jusqu’ici, Johnson se lance à cœur perdu dans la peau de ce flic ancien du Vietnam qui traque les trafiquants de drogue dans le Miami superficiel des années 80. Un rôle plutôt sombre et désabusé qui lui vaudra, à l’époque, de gagner le Golden Globe du meilleur acteur. Comme quoi, les malédictions ne se réalisent pas nécessairement.

Ce qu'on sait moins, c'est qu'au terme de la saison 2, vu le succès phénoménal dans le monde entier, Don Johnson a exigé une augmentation conséquente de son salaire. Après de dures négociations avec NBC Universal et Michael Mann, ce dernier a menacé Johnson de le licencier et de le remplacer par Mark Harmon (Gibbs de NCIS). Dès la saison 3, Johnson a réintégré l'équipe avec une nouvelle coupe de cheveux en brosse, une nouvelle garde-robe, une nouvelle Ferrari et...un plus gros salaire.

Michael Mann préférait aussi un autre acteur pour incarner Tubbs (Philip Michael Thomas) et voulait Jimmy Smits (Miguel Prado dans la saison 3 de « Dexter » et Bobby Simone dans "NYPD Blue"). Celui-ci fait d’ailleurs une brève apparition comme coéquipier de Crockett dans le pilote, avant de mourir brutalement.

Enfin, Edward James Olmos avait postulé pour incarner Tubbs mais Michael Mann lui fit une offre mirobolante pour devenir le nouveau Lieutenant Martin Castillo du « Miami Vice Squad », suite au départ de l’acteur Gregory Sierra (le premier chef Lou Rodriguez) qui ne supportait pas le climat tropical de la Floride où se tournait la série.

Si vous observez bien les deux premières saisons de la série, vous constaterez que Crockett fume. Plus de cigarettes dès la saison 3 jusqu'à la fin de la série et plus d'alligator Elvis non plus, ni d'humour lourdaud. La tonalité de la série devient beaucoup plus sombre. Crockett était-il un exemple pour la jeunesse américaine ? On peut le croire au vu de la disparition des clopes quoique le flic blond continue à boire plus que de raison, notamment dans les épisodes "Les souvenirs" où il se prend pour son alter ego Sonny Burnett, trafiquant de drogue sans pitié.

20:49 Écrit par Manu | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

J'ai vu de nombreux épisodes de Miami Vice et je dois vous dire que je l'apprécie beaucoup! L'humour subtil et les différents degrés de gravité a été dépeint très bien par le directeur. Je me réjouis de la prochaine saison.

Écrit par : what causes snoring | 26/02/2014

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