20/04/2014

THE FOLLOWING – Saison 1 : une traque horrifique aux confins de la folie

THE FOLLOWING

© FOX Television

Diffusée début 2014 sur TF1 et la Une (RTBF1, chaîne publique francophone belge).

1 saison de 15 épisodes de 42’.

Saison 2 en production. Saison 1 disponible à la vente le 14 mai 2014.

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MON AVIS : Incertain

Cela faisait un moment qu’on n’avait plus vu Kevin Bacon en premier rôle. Depuis le « Mystic River » de Clint Eastwood en 2003, l’acteur s’était contenté de jouer les seconds rôles dans des grosses productions comme « X-Men : le commencement » (2011) ou des comédies légères comme « Crazy, Stupid, Love » et récemment, « R.I.P.D. Brigade fantôme ». Actif derrière la caméra, il a aussi réalisé plusieurs épisodes de l’excellente série policière « The Closer » (L.A Enquêtes prioritaires), mettant en vedette sa femme à la ville, Kyra Sedgwick.

En coulisses, les dernières années de l’acteur n’ont guère été faciles : en 2008, comme John Malkovich et Steven Spielberg ; il apprend qu’une grosse partie de sa fortune a disparu dans les placements foireux de Bernard Madoff, l’escroc de Wall Street condamné à vie. Que faire ? Se remettre au turbin ! Le voilà donc dans un premier rôle à la télé, une première dans sa carrière essentiellement tournée vers le cinéma, hormis l’un ou l’autre téléfilm.

Le pitch de départ de « The Following » a quelque chose d’intrigant : se basant sur la réalité où 300 tueurs en séries sont toujours actifs actuellement aux USA ; Kevin Williamson, créateur et scénariste des films d’horreur « Scream », tisse une toile où un flic (Bacon) traque un ancien prof d’université devenu serial killer (James Purefoy, flippant à souhait). Mais voilà, le vilain est devenu le gourou d’une secte de tueurs en séries recrutés par Internet. Ils sont partout et peuvent frapper à n’importe quel moment. Evidemment pour relancer l’intrigue, le héros a des faiblesses comme un pacemaker et une sensibilité conséquente aux chocs électriques.

Williamson s’y connaît dans le domaine du thriller policier horrifique : sachant ménager moments de tension et suspense, sa série trouve son intérêt dans l’imprévisible. La plus innocente des jeunes filles peut tout à coup, sans prévenir, se transformer en redoutable meurtrière.

Bien fichue au niveau de la traque haletante du tueur, la série dérange par contre par le réalisme cru de ses scènes de violence, limite nauséabondes : poignardages à gogo, crevages d’yeux, passages à tabac, etc. En comparaison, « The Following » ferait presque passer « Dexter » et « Esprits criminels » pour de gentils contes pour enfants… Spectateurs sensibles, passez votre chemin.

Au début de la série, Williamson nous refait le coup du couple mâle de tueurs (cf. « Scream 1 ») mais heureusement pour la suite, multiplie les pistes pour mieux nous égarer. Au risque de rebondissements parfois invraisemblables, notamment pour retrouver un gamin kidnappé par les tueurs en série et sa maman hystérique (agaçante Natalie Zea, vue dans « Justified » et « Under the Dome »).

Au final, Kevin Bacon et James Purefoy sont excellents. Jouant parfaitement au jeu du chat et de la souris, ils retiennent l’attention, entièrement habités par leur personnage. Un cliffhanger insoutenable clôt cette première saison. On demande à voir la suite, en espérant que « The Following » ne tombera pas dans le grand guignol décevant, au regard des moments quelquefois ridicules qui ont jalonné cette entrée en matière. Avis mitigé donc.

THE FOLLOWING 2 (horreur - 15 épisodes) : le vaudeville grotesque Criant

THE FOLLOWING saison 2

Photo : © the-following-season-2-blu-ray-cover-50 - FOX Television - www.dvdsreleasedates.com

Disponible en dvd et Blu-Ray depuis novembre 2014

La première saison avait déjà montré toutes ses faiblesses par des rebondissements invraisemblables. Heureusement, un insoutenable cliffhanger venait relancer l’intérêt. De fait, au début, cette idée d’un Kevin Bacon, revigoré  et toujours aussi obsédé par Joe Carroll, le serial killer qu’il croyait mort, renforce l’impression d’une saison meilleure à venir.

Evidemment, il découvre la vérité et va traquer l’infâme, croisant au passage une femme riche et très dérangée ainsi que ses jumeaux diaboliques et bien glauques. L’autre bonne idée était de relancer le côté « gourou » du serial killer en le faisant rencontrer un autre gourou frappadingue (Jake Weber, le papa de « Medium » dans un rôle déjanté).

 

Malheureusement, à mi-parcours, « The Following » retombe dans ses travers avec ses courses-poursuites invraisemblables, ses personnages qui surgissent de derrière les portes (on se croirait dans un mauvais vaudeville) et ses meurtres crapuleux totalement gratuits. Comme le disait un fan de séries que je respecte beaucoup, c’est une série « à grosses ficelles ». Et ce n’est pas la fin qui nous donnera envie de voir la suite. Beurk !

16:14 Écrit par Manu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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