26/04/2014

REVOLUTION : un monde de pouvoir et d’intrigues au parfum de cape et d’épées

REVOLUTION1 saison de 20 épisodes.

Diffusée fin 2013 sur LA DEUX (chaîne publique belge francophone).

Disponible à la vente en dvd en mars 2014 (en Belgique), sortie prévue prochainement en France.

VOIR UN TRAILER DE LA SERIE « REVOLUTION »

AVIS : Déçu

Et si le monde était privé d’électricité et de toute source d’énergie ? C’est sur ce postulat intrigant d’Eric Kripke (créateur/producteur de « Supernatural » où les frères Winchester chassent des démons) que démarre cette nouvelle série prometteuse, produite par Jon Favreau (Iron Man) et JJ Abrams (Alias, Lost, Person of Interest, …). A travers le personnage de Miles Matheson (Billy Burke ambigu), nous suivons le parcours d’un petit groupe de résistants qui lutte contre la milice et son puissant dictateur, le Général Monroe (détestable David Lyons), dans des Etats-Unis… désunifiés.

A cet égard, l’esthétique de la série - particulièrement réussie - alterne les références à la guerre d’Indépendance américaine (on pense au film « Patriot » (2000) avec Mel Gibson), avec mousquets et uniformes tout en présentant un univers high tech en perdition (puces électroniques, collier qui génère la précieuse énergie recherchée, …).

Si les 10 premiers épisodes sont intéressants, notamment par d’habiles flashbacks qui nous en apprennent plus sur les personnages et le monde d’avant le « blackout » ; la suite retombe et s'essouffle. Comme s’ils étaient arrivés au bout de leurs idées, les scénaristes alignent les fusillades et les explosions et surtout, beaucoup trop de rebondissements invraisemblables (surtout le personnage de la maman, campé par Elizabeth Mitchell (vue dans V version 2009 et Lost), souffre de problèmes d'écriture et a un comportement incohérent d'un épisode à l'autre).

Si la série exhale un parfum de film de cape et d’épées au début, elle se transforme ensuite en show guerrier grotesque avec des panpan à n’en plus finir comme dans les films de Stallone. Avec le défaut de se prendre terriblement au sérieux.  Pour conclure sur une note positive, on retiendra surtout la peinture qui est faite des êtres frustrés qui accèdent au pouvoir, montrant bien jusqu’à quel point cela peut les rendre cruels, capricieux et violents. Dans un rôle d’infâme, on retrouve l’excellent Giancarlo Esposito, tout aussi inquiétant que dans son rôle de Gus Fring, le dealer froid de « Breaking Bad ».

Pour le reste, c’est divertissant et bien filmé mais globalement décevant. Espérons que la saison 2 nous étonne et parvienne à redresser la barre.

12:41 Écrit par Manu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/04/2014

THE FOLLOWING – Saison 1 : une traque horrifique aux confins de la folie

THE FOLLOWING

© FOX Television

Diffusée début 2014 sur TF1 et la Une (RTBF1, chaîne publique francophone belge).

1 saison de 15 épisodes de 42’.

Saison 2 en production. Saison 1 disponible à la vente le 14 mai 2014.

VOIR UNE BANDE ANNONCE DE « THE FOLLOWING »

MON AVIS : Incertain

Cela faisait un moment qu’on n’avait plus vu Kevin Bacon en premier rôle. Depuis le « Mystic River » de Clint Eastwood en 2003, l’acteur s’était contenté de jouer les seconds rôles dans des grosses productions comme « X-Men : le commencement » (2011) ou des comédies légères comme « Crazy, Stupid, Love » et récemment, « R.I.P.D. Brigade fantôme ». Actif derrière la caméra, il a aussi réalisé plusieurs épisodes de l’excellente série policière « The Closer » (L.A Enquêtes prioritaires), mettant en vedette sa femme à la ville, Kyra Sedgwick.

En coulisses, les dernières années de l’acteur n’ont guère été faciles : en 2008, comme John Malkovich et Steven Spielberg ; il apprend qu’une grosse partie de sa fortune a disparu dans les placements foireux de Bernard Madoff, l’escroc de Wall Street condamné à vie. Que faire ? Se remettre au turbin ! Le voilà donc dans un premier rôle à la télé, une première dans sa carrière essentiellement tournée vers le cinéma, hormis l’un ou l’autre téléfilm.

Le pitch de départ de « The Following » a quelque chose d’intrigant : se basant sur la réalité où 300 tueurs en séries sont toujours actifs actuellement aux USA ; Kevin Williamson, créateur et scénariste des films d’horreur « Scream », tisse une toile où un flic (Bacon) traque un ancien prof d’université devenu serial killer (James Purefoy, flippant à souhait). Mais voilà, le vilain est devenu le gourou d’une secte de tueurs en séries recrutés par Internet. Ils sont partout et peuvent frapper à n’importe quel moment. Evidemment pour relancer l’intrigue, le héros a des faiblesses comme un pacemaker et une sensibilité conséquente aux chocs électriques.

Williamson s’y connaît dans le domaine du thriller policier horrifique : sachant ménager moments de tension et suspense, sa série trouve son intérêt dans l’imprévisible. La plus innocente des jeunes filles peut tout à coup, sans prévenir, se transformer en redoutable meurtrière.

Bien fichue au niveau de la traque haletante du tueur, la série dérange par contre par le réalisme cru de ses scènes de violence, limite nauséabondes : poignardages à gogo, crevages d’yeux, passages à tabac, etc. En comparaison, « The Following » ferait presque passer « Dexter » et « Esprits criminels » pour de gentils contes pour enfants… Spectateurs sensibles, passez votre chemin.

Au début de la série, Williamson nous refait le coup du couple mâle de tueurs (cf. « Scream 1 ») mais heureusement pour la suite, multiplie les pistes pour mieux nous égarer. Au risque de rebondissements parfois invraisemblables, notamment pour retrouver un gamin kidnappé par les tueurs en série et sa maman hystérique (agaçante Natalie Zea, vue dans « Justified » et « Under the Dome »).

Au final, Kevin Bacon et James Purefoy sont excellents. Jouant parfaitement au jeu du chat et de la souris, ils retiennent l’attention, entièrement habités par leur personnage. Un cliffhanger insoutenable clôt cette première saison. On demande à voir la suite, en espérant que « The Following » ne tombera pas dans le grand guignol décevant, au regard des moments quelquefois ridicules qui ont jalonné cette entrée en matière. Avis mitigé donc.

THE FOLLOWING 2 (horreur - 15 épisodes) : le vaudeville grotesque Criant

THE FOLLOWING saison 2

Photo : © the-following-season-2-blu-ray-cover-50 - FOX Television - www.dvdsreleasedates.com

Disponible en dvd et Blu-Ray depuis novembre 2014

La première saison avait déjà montré toutes ses faiblesses par des rebondissements invraisemblables. Heureusement, un insoutenable cliffhanger venait relancer l’intérêt. De fait, au début, cette idée d’un Kevin Bacon, revigoré  et toujours aussi obsédé par Joe Carroll, le serial killer qu’il croyait mort, renforce l’impression d’une saison meilleure à venir.

Evidemment, il découvre la vérité et va traquer l’infâme, croisant au passage une femme riche et très dérangée ainsi que ses jumeaux diaboliques et bien glauques. L’autre bonne idée était de relancer le côté « gourou » du serial killer en le faisant rencontrer un autre gourou frappadingue (Jake Weber, le papa de « Medium » dans un rôle déjanté).

 

Malheureusement, à mi-parcours, « The Following » retombe dans ses travers avec ses courses-poursuites invraisemblables, ses personnages qui surgissent de derrière les portes (on se croirait dans un mauvais vaudeville) et ses meurtres crapuleux totalement gratuits. Comme le disait un fan de séries que je respecte beaucoup, c’est une série « à grosses ficelles ». Et ce n’est pas la fin qui nous donnera envie de voir la suite. Beurk !

16:14 Écrit par Manu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/04/2014

ARROW – Saison 1 : gros bras et vengeance à gogo

ArrowCopyright THE CW - www.amazon.fr

Diffusée fin 2013 sur RTBF2 La Deux (2ème chaine publique francophone belge). Disponible à la vente en dvd prochainement et déjà disponible à la vente en Belgique depuis décembre 2013.

VOIR LE TRAILER DE LA SAISON 1 d'"ARROW"

Parmi le catalogue des super-héros issus de DC Comics, « Green Arrow » (l’archer vert) est nettement moins connu que ses illustres collègues Superman, Batman et Wonder Woman. La télévision s’était déjà intéressée au personnage dans la série « Smallville » (2001-2011), centrée sur la jeunesse de l’homme de Krypton où le sympathique Justin Hartley incarnait Oliver Queen, playboy milliardaire le jour et justifier à arc et flèches la nuit.

On se demande bien pourquoi il fallait relancer une nouvelle série autour de ce personnage avec aux commandes de la production, Greg Berlanti, responsable de la très oubliable « No ordinary family » avec Michael Shiklis à la tête d’une famille dotée de super-pouvoirs.

Le principal intérêt de la série, c’est le côté sombre de son personnage. Ici, ce n’est ni un héros, ni un justicier : il cherche à se venger et tue froidement les responsables de la mort de son père ainsi que d’autres truands, vilains le temps d’un ou plusieurs épisodes.

Bénéficiant d’une photographie très soignée, jouant sur le vert sombre et le bleu nuit ; « Arrow » aligne également les scènes d’action de manière efficace, grâce aux performances physiques de l’athlétique Stephen Amell dans le rôle principal.

Plutôt basique dans son jeu, Amell parvient tout de même à attirer notre sympathie. Le comédien se révèle même attachant quand on se rend compte de ce qu’il a traversé durant cinq ans sur une île dangereuse, maintes fois en danger de mort et victime d’événements traumatisants comme la mort de son père, aussi soudaine que brutale.

A ce niveau, les flashbacks, évoquant son passé sur l’île et comment il est devenu « Arrow », maintiennent l’attention tout au long de cette première saison de 23 épisodes ;  mais parfois au détriment de l’intrigue principale. Au passage, les fans de « Spartacus » auront reconnu l’acteur néo-zélandais Manu Bennett, le terrible Crixus de la série à glaives et sandales, en mentor d’Oliver Queen qui lui apprend à survivre sur l’île.

Parmi les défauts d’ « Arrow », on regrettera les méchants assez fades dans l’ensemble, tout comme le flic lancé à la poursuite du justicier vert. Les actrices féminines ont le mérite de ne pas trop ressembler à des pom pom girls crispantes à voix de souris et occupent une place à l’égal de leurs homologues masculins, quoique parfois reléguées au rang de faire-valoir.

Enfin, les responsables des costumes ont eu la bonne idée de ne pas affubler Queen d’un collant vert comme son modèle bd qui lorgnait furieusement vers Errol Flynn dans le « Robin des Bois » de 1938. Non, ici, une capuche, du maquillage, des flèches gadgets (micro, bombes, flash éclairant, …) et des combats bien réglés mais souvent filmés dans l’obscurité.

Bref, une série d’action divertissante, attractive par son propos sombre, et qui ne tombe pas trop dans le déjà vu. Succès outre-Atlantique, la saison 3 est en cours de production. On sera au rendez-vous de la 2ème saison, prochainement diffusée à la télévision.

ARROW 2 (action - 23 épisodes) : peut mieux faire Déçu

Arrow saison 2

Photo : © Arrow -The CW - www.amazon.fr - 51Osn10tAKL._AA160_

Disponible en dvd et Blu-Ray depuis décembre 2014 (en Belgique)

Alors que la saison 1 dévoilait au compte-gouttes les clés de plusieurs mystères, la saison 2 déroule platement un gigantesque écran de fumée pour masquer la pauvreté de scénarios qui tournent en rond. Tout le côté obscur et criminel du justicier disparaît pour donner lieu à un personnage en voie de rédemption. Pourquoi pas ? Stephen Amell fait ce qu’il peut pour avoir l’air torturé mais il ressemble plus à un bovin avant l’abattoir. Agaçant à la longue.

 

Mais quand vient l’épauler un jeune justicier qui désire bien faire, on se dit vraiment qu’ « Arrow » tombe dans la série pour ados. Les amourettes qui parsèment le récit renforcent ce côté « show pour gamins de 12 ans ». Lassant. Reste un méchant inattendu et dont on ne vous dévoilera pas l’identité, au cas où vous auriez quand même envie de regarder « Arrow 2 ». Du reste, il n’y pas grand-chose à en dire.

15:48 Écrit par Manu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |