24/01/2015

BURN NOTICE : un final décevant...

BURN NOTICE 7 : Michael Westen sort par la petite porte

BURN NOTICE 7

Photo : ©  USA Network 20th Century Fox

Action (13 épisodes de 40’) disponible en dvd depuis novembre 2014

C’était avec une certaine fébrilité qu’on attendait cette ultime saison en se disant : « Chouette, on va enfin savoir pourquoi Michael a été grillé par la CIA voici déjà 6 ans ». Et cela démarre plutôt bien : pour échapper à la prison à vie, l’espion reprend du service pour le compte de la CIA et doit rendre des comptes à Strong, un crétin congénital (Jack Coleman, le papa à lunettes de la cheerleeder dans « Heroes »).

Voilà donc Michael lancé dans une dangereuse mission d’infiltration au sein du groupe de soldats du mystérieux James que Strong veut coffrer coûte que coûte. Ex-espion lui aussi, le barbu teste Michael jusque dans ses derniers retranchements et finit par en faire son homme de confiance. Jusque là, c’est plutôt bien amené et le show reste sympa à regarder.

Par contre, on sent que l’humour a disparu au profit d’une intrigue très « black & white » (bon contre méchant). Finis les sous-titres à l’image pour définir les méchants et le côté décalé. Tout prend un air très, trop sérieux. Surtout Michael. Plus « burn-outé » que « burn noticé », le personnage se retrouve complètement coupé de ses émotions. Normal après tout ce qu’il a vécu. Mais l’espion a perdu son humanité et n’a plus ce côté attachant. On se retrouve face à un robot froid et quasi antipathique.

Là où ça commence à coincer, c’est quand on suit ses relations avec James : non seulement, on ne sait pas grand-chose de ce méchant, ni de ses intentions et encore moins du pourquoi il doit être arrêté. A la place, les coups de feu et explosions masquent, tel un écran de fumée, un scénario qui a atteint ses limites.

De fait, les 3 derniers épisodes (pour une saison écourtée de 13 au lieu des 18 habituels) font dans le grand n’importe quoi et pire ( ! SPOILER) ne révèlent pas le pourquoi du « burn notice » dont a été victime l’espion. Comme si Matt Nix, son créateur, n’avait pas su comment conclure. A la place, il bâcle son récit et l’ultime épisode, dans son final, est totalement grotesque. Cela dit, il laisse croire à un possible retour de Michael Westen et ses compères.

Alors, c’est vrai que « Burn notice » n’a jamais été une grande série, tout au plus un honnête divertissement avec quelques personnages attachants. Dans ses bons côtés, elle rappelait « MacGyver » et ses astuces pour se sortir de toutes les situations. Dans ses pires, elle soûlait avec son obsession de la gâchette (trigger happy comme Fiona) et ses mitraillades insensées rappelant la stupide « Agence tous risques ».

Mais là, franchement, quelle déception ! La série n’avait plus rien à dire sur son personnage et la fin le faisait clairement sentir. Michael Westen méritait mieux. Dommage.

Lire aussi un avis sur « BURN NOTICE » en général

18:24 Écrit par Manu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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