20/09/2015

« THE FLASH » : un super-héros pas que pour les ados…

THE FLASH© THE CW

USA, 2014. Série créée par Greg Berlanti, Andrew Kreisberg et Geoff Johns, d’après la bande dessinée « The Flash » de DC Comics.

Une saison de 23 épisodes de 45’. Saison 2 (13 épisodes) en 2015-2016.

Diffusé aux USA sur la chaîne CW et durant l’été 2015 sur TF1.

Coffrets dvd et Blu-Ray à la vente dès le 4 novembre 2015.

Avec Grant Gustin (Barry Allen / The Flash), Jesse L. Martin (Joe West), Carlos Valdes (Cisco Ramon), Danielle Panabaker (Caitlin Snow), Tom Cavanagh (Dr. Harrison Wells), Candice Patton (Iris West), …

VOIR L’INTRO DE « THE FLASH » (You Tube)

A priori, « The Flash » n’a rien d’attirant : série dérivée de la pénible « Arrow », ce super-héros de l’écurie DC Comics est moins connu que Batman et Superman. Laborantin au service de la police, Barry West est victime d’un accident lors d’une nuit d’orage. Désormais doté d’une super-vélocité, plus rapide que l’éclair (the flash) ; il combat le crime qui gangrène sa ville, Central City.

Comme dans « Smallville » qui suivait la jeunesse du futur Superman, cette série remonte aux origines du héros dans une formule rajeunie après l’échec de la première série « Flash » en 1990. Autre nouveauté, pas d’épisode indépendan. Cette première salve se décline sous forme de feuilleton avec chaque épisode qui se suit comme le chapitre d’un livre, rythmé par le méchant de service (un chauve qui se transforme en fumée toxique, une fille qui se téléporte à volonté, etc. Toute ressemblance avec les « X-Men » serait purement fortuite…). Globalement, la série est assez fidèle à la bd et à ses méchants. 

Spin-off oblige, on retrouve, lors de plusieurs « crossover », les personnages de « Arrow ». Un épisode oppose même Flash à l’archer vert lors d’un combat plutôt impressionnant. A cet égard, la qualité des effets spéciaux et des décors, entre le high tech et le vintage, joue beaucoup pour la réussite de la série. Seule faute de goût, le costume de « Flash », ringard en bordeaux pliant et qui ressemble plus à un costume SM en latex qu’à une tenue de héros convenable.

Mais l’intérêt de la série réside ailleurs. Au lieu d’enfiler les actes de bravoure, le show nous interroge sur le passage à l’âge adulte, sur les frustrations, sur la perte d’un être cher, la trahison, la manipulation, ... Dans le rôle, Grant Gustin fait preuve d’une maturité plutôt inhabituelle pour un acteur de sa génération, capable d’alterner diverses émotions (joie, colère, tristesse, …) avec justesse et sensibilité.

De prime abord très naïf, le jeune Barry Allen apprend tout cela au fil des épreuves qu’il traverse. Sans prêchi prêcha ni leçon. Grâce à ses nouveaux pouvoirs, il veut sauver les autres. Mais n’arrive pas à se libérer du sentiment de culpabilité qui le ronge depuis la mort de sa mère, mystérieusement assassinée quand il était enfant. Toute cette saison tourne autour de ce fil rouge. Rassurez-vous, les questions seront apportées en fin de saison, dans un final plutôt bouleversant.

L’autre force de la série réside dans la richesse de ses personnages secondaires. Les scénaristes ont réalisé un bon travail en donnant une réelle épaisseur et des qualités qui les rendent attachants, tant pour les proches de Barry Allen qu’au niveau des méchants plus complexes qu’à l’accoutumée (signalons le retour de Wentworth « Prison Break » Miller dans le rôle du cynique Leonard Snart alias Captain Cold qui retrouve son « frère » Dominic Purcell dans le rôle d’un autre méchant, duo délirant en vue !).

L’autre bonne idée a été d’amener une mixité de cultures plutôt inhabituelle, comprenez un rôle plus actif que le traditionnel quota obligé de minorités. Inspecteur choc et papa chic, Joe West a recueilli Barry quand le père de celui-ci a été mis en prison. Père adoptif, il veille sur le jeune homme comme s’il était son propre fils, peu importe la couleur de peau.

La série effleure aussi l’homosexualité, quoique de manière plus timide (le chef de la police est marié à un homme). Certains y verront un opportunisme publicitaire en vue de ramener un public le plus large possible ; d’autres le reflet d’une intégration normale et naturelle de l’évolution de notre société.  

 « The Flash » nous propose encore une petite réflexion intéressante sur le voyage dans le temps autour de la classique question : « Et si vous pouviez changer le cours des choses pour avoir la vie que vous voudriez, le feriez-vous ? » On vous laisse la surprise.

Parmi les vedettes invitées, retenons la présence de l’excellent Victor Garber (Jack Bristow, le père de Sidney, l’espionne dans « Alias ») et surtout, une partie du casting de la série de 1990 avec John Wesley Shipp (le père biologique de Barry), Amanda Pays et même Mark Hamill qui fait son grand retour en « Trickster » !  « Smallville » avait déjà fait la même chose en invitant Christopher Reeve et Dean Cain, le temps de quelques épisodes. Histoire de respecter ses aînés et de créer une continuité dans les différentes versions ciné et télé des héros DC Comics.

Bref, voilà un divertissement de très agréable facture qui se regarde et s’oublie très vite. En attendant, on aura passé un bon moment. Pourquoi bouder son plaisir ? 

19:40 Écrit par Manu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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