29/11/2015

« THE BLACKLIST » (Saison 2) : curieusement meilleure que la première fournée

BLACKLIST Saison 2.jpg© NBC Studios - Universal Television 

Série policière et d’espionnage créée par Jon Bokenkamp.

Avec James Spader (Raymond Reddington, dit « Red »), Megan Boone (Elizabeth Keen), Diego Klattenhoff (Donald Ressler), Harry Lennix (Harold Cooper), Hisham Tawfiq (Dembe), …

Saison 1 (22 épisodes). Saison 2 : 22 épisodes diffusés à la mi-2015 sur RTLTVi (chaîne privée luxembourgeoise en Belgique) et sur TF1. Sortie en dvd et Blu-Ray le 21 octobre 2015 (Sony Pictures Entertainment).

Saison 3 en cours aux USA (prochainement diffusée à la télévision).

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Au rayon « Il n’y a que les imbéciles qui changent d’avis », je me dois de faire mon mea culpa. Ayant détesté la première saison de « Blacklist », aucun intérêt pour moi de voir cette deuxième fournée. Pour original qu’était le pitch (un des 10 fugitifs les plus recherchés par le FBI accepte de se rendre et d’aider les Fédéraux à choper d’autres criminels qui figurent sur une « liste noire »), le traitement et le développement m’avaient paru lourdingues et plutôt ratés.

Oui mais il y a James Spader et plusieurs amis qui m’avaient donné des échos positifs après avoir vu les premiers épisodes (« Regarde, c’est mieux que le début »). Le fait que la série baigne dans une ambiance assez parano de traque aux terroristes (signe des temps…) et la découverte de secrets d’état inavouables étaient les seuls aspects qui m’avaient un peu plu dans la 1ère saison, avec James Spader bien entendu.

Au début, on se dit « Tiens, voilà Reddington prisonnier d’un seigneur de guerre africain, j’aurais loupé un épisode ? » Curieuse mise en bouche. Avec la gouaille qui le caractérise, James Spader nous livre encore une de ses tirades dont seul lui a le secret. Toujours aussi génial. Gueule étonnée du méchant. Et nous de nous demander de ce qui va se passer ensuite.

Etonnamment, les scénaristes ont fait fort car ils sont parvenus à nous scotcher tout au long de cette seconde salve d’épisodes : aucun temps mort, des méchants aux noms aussi flippants qu’inquiétants, une intrigue mystérieuse avec beaucoup de questions. « Blacklist » nous entraîne dans un univers de parano et de complots mais sans tomber dans le simplisme d’un « 24 heures chrono ». Si on devait résumer cette seconde fournée en trois mots, ce serait « conspiration, trahison et protection ». Chaque épisode nous réserve son lot de surprises et de tension, nous emmenant en bateau sans devenir trop prévisible. A cet égard, la fin vous réserve un cliffhanger qui nous donne envie de revenir pour la 3ème saison.

Comme dans la 1ère saison, chaque méchant, présenté sur le mode « le monstre de la semaine », constitue une pièce du puzzle qui nous amènera au tableau d’ensemble à la fin, pense-t-on. Hélas, on aura peu de réponses, histoire de tirer le suspense en longueur, pas trop mais suffisamment que pour nous mettre les nerfs en pelotes. Certains sont très réussis comme Lance Henriksen (le Frank Black de « Millennium ») et David Strathairn (L.A. Confidential, La rivière sauvage).

Evidemment, « Red » ne fait rien pour éclaircir le mystère, redoutable d’ambiguïté et cachant de lourds secrets. Sorte d’ange gardien pour l’agent du FBI Elisabeth Keen, le gangster se révèle tour à tour attachant, répugnant, sympathique, antipathique et joue habilement avec nos pieds comme avec la fliquette (l’actrice a l’air un peu plus à l’aise dans son rôle même si, avec son visage poupon, on la verrait plutôt en institutrice maternelle qu’en super agent fédéral).

N’oublions pas que Red n’hésite pas à tuer quiconque compromet ses plans ou menace de révéler un secret qui pourrait lui nuire. Si la série nous le montre abattre froidement des personnes, vu que ce sont des gens horribles, on n’est pas trop choqués même si on trouve cela parfois gratuit. Maline, la série se garde bien de le juger et nous montre un type malin et débrouillard qui, tel Janus, présente plusieurs visages.

Cela dit, « Blacklist » n’arrive pas tout à fait à gommer les quelques gros défauts qui handicapent cette deuxième saison et déjà présents dans la première salve : un certain oubli (vite vu, vite oublié), des méchants un peu trop fantomatiques (hormis Henriksen et Strathairn, ils ne font que passer) et des personnages globalement peu attachants (hormis le coéquipier Ressler, le chef du FBI Cooper et l’informaticien Mojtabai (diversité oblige)). Mais comme la tension et le suspense sont bien menés, on ne fera pas trop la fine bouche en espérant une amélioration à ce niveau pour la 3ème saison.

La deuxième saison se révèle un exercice souvent périlleux. Plusieurs séries donnent tout dans la première avant de s’effondrer lamentablement (Homeland, Prison Break, Heroes, …). Heureusement, ce n’est pas le cas ici puisque cette 2ème « Blacklist » occupera agréablement vos longues soirées d’hiver si vous l'avez manquée durant l'été.

18:56 Écrit par Manu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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