21/02/2016

JESSE STONE : « LOST IN PARADISE » – Un 9ème cru tout à fait recommandable

JESSE STONE - LOST IN PARADISE

© SONY PICTURES TELEVISION

Téléfilm policier (USA, 2015) réalisé par Robert Harmon. Scénario : Tom Selleck & Michael Brandman. Producteurs exécutifs : Tom Selleck et Michael Brandman. Durée : 90 minutes. Disponible à la vente en dvd zone 1 (USA) chez Sony Pictures Home avec des sous-titres français (sortie le 26/01/2016).

Avec Tom Selleck (Jesse Stone), Kohl Sudduth (Luther “Suitcase” Simpson), William Sadler (Gino Fish), Gloria Reuben (Thelma Gleffey), William Devane (Dr. Dix), Leslie Hope (Lt. Sydney Greenstreet), Luke Perry (Richard Steele), …

VOIR LE TRAILER DE JESSE STONE : “LOST IN PARADISE” (sous-titres français - You Tube)

RETROUVEZ AUSSI TOUT LE DOSSIER "JESSE STONE" ICI

C’est bien calme à Paradise, le crime a disparu. Jesse Stone, le chef de la police de Paradise, retrouve Sydney Greenstreet, policière à Boston. Il accepte de l’aider comme consultant sur un crime non résolu. Trois femmes ont été tuées par « L’éventreur de Boston », un tueur en série à présent derrière les barreaux. Mais celui-ci ne revendique pas le quatrième meurtre d’une nouvelle victime. Le nouveau meurtre a pourtant eu lieu sur le même mode opératoire. Durant son enquête, Jesse découvre des indices surprenants qui le mettent en danger…

AVIS : Ce qu’il y a de bien avec les téléfilms « Jesse Stone » qui ont démarré en 2005 avec « Stone Cold », c’est qu’ils sont comme un feu ouvert un soir d’hiver. Chaleureux, rassurant et beau à regarder. Pas forcément  étonnants mais toujours très agréables à retrouver.

Quatre ans après « Benefit of the Doubt » (8ème téléfilm de la série), le réalisateur Robert Harmon revient aux commandes avec la même équipe de production et un Tom Selleck un peu plus épais qu’auparavant (depuis 2010, l’acteur joue le chef de la police de New York dans la série policière « Blue Bloods » où il affiche un certain surpoids).

Pour cette 9ème aventure, le scénario ose sortir des sentiers battus en délaissant la bourgade de Paradise pour s’aventurer dans une grande ville, Boston. Si celle-ci ne sert que de cadre à l’histoire (l’essentiel des scènes se passe en intérieurs), nous sommes quelque peu désarçonnés par les nouveaux éléments présentés dans cette nouvelle enquête (sans tout révéler, Jesse a perdu son chien, cette histoire ne continue pas celle du précédent téléfilm, plusieurs personnages – et non des moindres – ont disparu).

Pourtant, malgré l’absence de ces personnages secondaires attachants, nous sommes happés par l’enquête, menée calmement par un Jesse plus mélancolique que jamais. Amoureux frustré, il travaille avec une ancienne maîtresse tout en tentant de se reconstruire une relation amoureuse avec une chanteuse connue autrefois.

Déterminé et particulièrement attentif aux indices, Jesse sent bien que la vérité se cache quelque part. Récoltant les éléments comme le petit poucet ses pierres, le policier fait preuve d’une perspicacité hors pair, n’ayant rien à envier au « Mentaliste ».

Jesse fait plutôt penser à Columbo avec lequel il partage d’ailleurs certaines similitudes : pas toujours propre sur lui, questionnant sans cesse les propos et les indices, propriétaire d’un chien et d’une voiture qui doit être remplacée. De même, l’ambiance assez sombre dans laquelle baigne cette histoire renvoit par moments à celle des films noirs (la flic de Boston s’appelle Sydney Greenstree, le nom d’un des acteurs du « Faucon maltais » avec Bogart, chef-d’œuvre du genre).

Comme dans les téléfilms précédents, on retrouve avec bonheur ce qui fait toute la saveur des aventures de Jesse Stone, à savoir des dialogues bien écrits et souvent « silencieux » (non-dits, regards évocateurs, langage des corps), émaillés de jeux de mots et de répliques finement subtiles, par exemple lors du badinage amoureux avec Amanda, la secrétaire du bookmaker Gino Fish.

Les échanges verbaux avec le tueur en série aussi froid qu’un frigidaire (un excellent Luke Perry à mille lieues de « Beverly Hills ») sont particulièrement intéressants même si on sent poindre une certaine défense de la peine de mort (dans la vie, Tom Selleck est un ardent défenseur des armes à feu et un Républicain convaincu qui a soutenu Reagan et les Bush).

Enfin, le scénario joue la carte de l’impévisible en parvenant à nous surprendre quasiment jusqu’au bout. L’identité du véritable assassin sera révélée dans les derniers instants du téléfilm.

Certes, l’ensemble n’a rien de révolutionnaire, préférant l’enquête « old school » aux nouvelles technologies mais ce  nouveau cru nous fait passer un très bon moment. Vivement le prochain téléfilm.

13:16 Écrit par Manu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.