03/07/2016

« BLOODLINE » (Saison 2) : une sensation circulaire…

Bloodline season 2

© NETFLIX

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PAS DE SPOILER ! LISEZ  SANS CRAINTE

AVIS : Un après une première saison étonnante et bien maîtrisée, l’impatience était grande de retrouver la famille Rayburn et ses sombres secrets. Moins axée sur les flashbacks et les retours dans le temps, cette deuxième fournée s’intéresse plus particulièrement aux personnages et aux conséquences de la disparition de deux membres importants de leur famille. Malgré ses allures de soap à la « Dallas », « Bloodline » s’en démarque par une écriture au cordeau, une atmosphère d'une noirceur rappelant celle du film noir, des personnages dotés d’une certaine épaisseur et incarnés par des acteurs habités par leur rôle.

Figure centrale de ce développement, John Rayburn est hanté par ce qui s’est produit dans la première saison, allant même jusqu’à voir des images qui n’existent pas. Car comme le dit l’affiche de cette nouvelle série d’épisodes : « People die. Secrets don’t. » (Les gens meurent, pas les secrets). L’essentiel pour lui, c’est de protéger sa famille. Le meilleur moyen d’y arriver : gagner plus de pouvoir. Le policier se lance donc dans la course à l’élection pour devenir le nouveau shérif face à un vieux routier latino (David Zayas, le flic Angel de « Dexter »).

Evidemment, rien ne va se passer comme prévu puisque John verra débouler Ben, le fils de Danny (avec qui il partage une ressemblance étonnante) et sa mère Evangeline, une espèce de paumée entretenue par un membre de la famille. Une menace rôde en la personne d’Ozzy Delvecchio, arnaqueur à la petite semaine et ami de la maman (John Leguizamo, excellent). Enfin, l’intérêt prononcé de son coéquipier, Marco Diaz, pour les faits survenus dans la précédente salve va corser le tout. Cacher des secrets va amener à découvrir d’autres secrets et ainsi de suite. Bref, une spirale infernale.

En parallèle, le récit suit également l’évolution de Meg et Kevin, sœur et frère de John. C’est là que réside la faiblesse de cette seconde saison. On suit les errements de Meg, sombrant dans l’alcoolisme et les galères de boulot tandis que Kevin tente le tout pour le tout pour sortir de la faillite. Hélas, le scénario n’a pas grand-chose de neuf à nous livrer à ce niveau et on sent que ces personnages ont posé quelques soucis d’écriture, renforçant l’impression de tourner en rond. Cela apparaît d’autant plus flagrant que cette saison 2 ne compte que 10 épisodes au lieu de 13, signe d’un certain essoufflement. Heureusement, les personnages de John et de sa mère Sally (Sissy Spacek, impériale) maintiennent l’intérêt et dévoilent un pan de leur personnalité qu’on n’attendait pas.

Moins intense et moins prenante que la première saison, cette suite tient quand même la route et résiste bien à une vision en continu (pour les adeptes du « binje viewing »), formant un tout cohérent. Malgré quelques longueurs et de nouvelles questions laissées sans réponse, on passe un bon moment avec cette série qui ne prend pas le spectateur pour un crétin. Cela étant, au vu des autres productions Netflix du moment (Daredevil, House of Cards, …), on leur trouve le défaut d’avoir tout donné au début et d’avoir des difficultés à tenir la distance, les saisons suivantes étant plus inégales. Mais cela reste de la bonne série « télé » (ou Internet si on veut être précis) et à ce titre, mérite très certainement votre attention et votre temps.

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14:09 Écrit par Manu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |