18/02/2018

« POWER » : Dallas chez les dealers

POWER

© Starz Original

Série dramatique américaine (USA, 2014) créée par Courtney Kemp Agboh. Visible en dvd du commerce et sur OCS Choc (France). 5 saisons (1 : 8 épisodes, 2 à 5 : 10 épisodes de 58’ par saison). Avec Omari Hardwick (James « Ghost » St. Patrick), Joseph Sikora (Tommy Egan), Lela Loren (Angela Valdes), Naturi Naughton (Tasha St. Patrick), …

VOIR LE GENERIQUE DE « POWER » (chanson de 50 cent et Joe)

Que feriez-vous si vous teniez un night-club en vue à New York qui sert de couverture pour blanchir l’argent de la drogue ? Voilà le « dilemme » de James St. Patrick, homme d’affaires froid et calculateur, surnommé « Ghost » (le fantôme pour sa capacité à effacer ses traces d’activités illicites). Pas facile la vie de dealer, se dit-on en voyant cette série produite par le rappeur Curtis « 50 cent » Jackson, par ailleurs chanteur du générique (Big Rich Town, sublime mise en bouche) et méchant (Kanan / Slim) dans plusieurs épisodes.

Bling bling, luttes de pouvoir, gros flingues, retournements de situation et baisouille à tous les étages ; voilà en gros le menu de cette série chic et choc mais qui accumule les clichés. Entre le père de famille absent, la jeune procureur ambitieuse et des flics dépeints comme des abrutis, « POWER » ravira les amateurs de la « thug life » (vie de voyou). Les femmes sont soit des pétasses, soit des salopes, soit des coups à tirer. Edifiant. Les situations sont assez invraisemblables dans la lutte entre flics et gangsters. Lela Loren (Angela) gagne la palme de la non-crédibilité dans le rôle, entre maîtresse du truand et pseudo-procureur à la traîne.

Malgré tout, la série retient suffisamment l’attention par une intrigue pas trop mal ficelée mais bourrée d’invraisemblances (la procureur désavouée et qui fait son come-back, les trahisons et retours de confiance à répétition, …). Pas question de choix moraux ici. Juste le pouvoir et le fric, quitte à tuer quiconque se mettra en travers de la route vers le succès.

On retiendra surtout une galerie de personnages secondaires, certes caricaturaux mais savoureux. Prenons le cas du frère de rue de Ghost, le blanc Tommy Egan. Psychopathe, assassin et niqueur en série ; il en devient tellement cliché qu’on finit par le trouver marrant avec ses « fuck » à chaque phrase. Le fiston de Ghost, Tariq, a un je ne sais quoi d’attachant, et même l’infâme Lobos, trafiquant de cocaïne colombien totalement parano (Enrique Murciano cabotine et à mille lieux de son rôle de flic dans « FBI Portés disparus »).

Bref, cela se laisse voir, divertissant et très marrant quand on regarde cette série au second degré. Vu au premier degré, passez votre chemin.

19:51 Écrit par Manu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |