13/04/2010

EPISODE 2/3 : ILS ETAIENT BIEN A LA TELE ET Y SONT RESTES…

Années 1970

Parmi les figures marquantes du petit écran de ces dernières années, ils sont plusieurs à avoir essayé de passer du petit au grand écran. Certains avec un résultat mitigé, d’autres se sont plantés. Alors, finalement pourquoi ne pas rester à la télé ? Pourquoi vouloir plus quand on ne s’est pas rendus compte qu’on avait déjà beaucoup ?

Petit regard tendre et amusé sur les 50 dernières années de la télé américaine et remontée dans le temps en compagnie de figures marquantes pour les enfants de l’après mai 68, comme votre hôte. La liste qui suit ne se veut pas exhaustive et se concentre sur les personnages télé les plus célèbres des 50 dernières années. S’il y a un oubli, il serait bien involontaire.

 

1970 - 1980 :

  1. Lee Majors (Steve Austin / Colt Seavers)
  2. Farrah Fawcett (Jill Munroe)
  3. Paul Michael Glaser (Starsky)
  4. David Soul (Hutch)
  5. Peter Falk (Columbo)
  6. Telly Savalas (Kokak)
  7. William Conrad (Cannon / J.L. « Fatman » McCabe)

 

Lee MAJORS :

né le 23 avril 1935 (d’autres sources affirment 1939…) 

Lee Majors - imdb

(photo : © www.imdb.com)

« L’HOMME QUI TOMBE A PIC » (THE FALL GUY) : 112 épisodes (1981 - 1986). Pas disponible en dvd en Europe.

« L’HOMME QUI VALAIT 3 MILLIARDS » (THE SIX MILLION DOLLAR MAN) : 3 téléfilms de 90 minutes et 98 épisodes (1973 - 1978). Disponible en dvd à la vente.

De son vrai nom Harvey Lee Yeary – le pseudonyme « Majors » évoquant la puissance des majors, les fameuses compagnies cinématographiques hollywoodiennes comme la MGM, la Warner, … –, Lee Majors, c’est vraiment le routier des séries par excellence, ayant connu la gloire avec plusieurs « shows » très populaires dans le monde entier. D’abord avec « La grande vallée » (1965 - 1969, 112 épisodes), série western familiale où il apprit le métier aux côtés de Linda Evans (« Dynastie »). A l’arrêt de cette série, il galère un peu dans divers téléfilms et séries peu mémorables.

En 1973, c’est la consécration avec « L’homme qui valait 3 milliards » dans le rôle du Colonel Steve Austin, astronaute victime d’un accident et qui est reconstitué grâce aux miracles technologiques de la bionique. « Plus fort, plus rapide, plus résistant que les autres » comme le disait le générique, le super agent secret affrontera espions et monstres en tous genres durant 5 saisons. A l’écran, il rencontrera l’amour en la personne de « Super Jaimie », femme bionique comme lui et personnage créé pour relancer sa série, menacée d’annulation après 2 saisons.

A la même époque, Lee Majors fait aussi beaucoup parler de lui dans la vie « people » des années 70 avec Farrah Fawcett, sa femme, autre vedette de la télé dans la série « Drôles de dames ». Le couple divorça en 1982, celle-ci le quittant pour Ryan O’Neal.

Repos bien mérité de 1978 à 1980 et puis à nouveau jackpot, en 1981, avec le rôle de Colt Seavers, cascadeur d’Hollywood et chasseur de primes à l’humour caustique durant 5 saisons. En 1986, il se fait plus discret. Il faut attendre 1990 pour le revoir, aux côtés de son fils Lee Jr., dans l’excellente série « Tour of Duty » (L’enfer du devoir / Commando Vietnam) où il campe avec brio un vieux vétéran désabusé.

Traversant une crise personnelle marquée par des déboires conjugaux, l’acteur s’enfonce dans l’alcool et revient, bouffi, dans « Raven », série d’arts martiaux et d’espionnage qui n’aura duré que 2 saisons et où il incarnait, avec beaucoup d’auto-dérision, Herman « Ski » Jablonski, vieux privé bavard et adepte de la boisson. Les héros sont fatigués, Steve Austin est bien loin…

Côté cinéma, rien de vraiment marquant, hormis le western « Will Penny le solitaire » (1968) aux côtés de Charlton Heston et « Des nerfs d’acier » (1978) avec Jennifer O’Neill. Est-ce que Lee Majors voulait vraiment percer au cinéma ? Pas sûr. Il gagnait très bien sa vie (50.000 $ par semaine pour 1 épisode de Steve Austin) et jouissait d’une renommée fabuleuse sur petit écran qu’il confirma par la suite.

Ces dernières années, on peut encore le voir, ici et là, dans des séries très regardées comme « Walker Texas Ranger », « Cold case » ou « Weeds ». Il joua même Dieu dans la sitcom « According to Jim » aux côtés du comique Jim Belushi. Une preuve de plus que Lee Majors est sans doute plus subtil que son image ne pourrait le laisser croire : il aime se moquer de lui-même et jouer avec son image, riant de son côté quelque peu « has been ».

Cela dit, côté privé, les quelques fois où il daigne se montrer en public, il apparaît méchamment lifté (voyez la pub pour un 4X4 qu’il a faite voici 5 ans en parodiant « L’homme qui tombe à pic »). Dommage mais à Hollywood, seule compte l’apparence… Et les divergences sur l’année de sa naissance abondent, comme pour Robert Conrad (1929 ou 1935 ?). Ah quand il faut paraître toujours jeune !

Plus que tout autre acteur des années 70, Lee Majors incarne une certaine image de l’Amérique avec des valeurs fortes distillées au fil de ses séries : honneur, courage, bravoure et amitié. Autant de valeurs qui auront marqué pas mal d’enfants des années 70, se souvenant avec nostalgie du fameux bruit bionique que faisait Steve lorsqu’il utilisait sa super force et de la musique du générique, inoubliable, composée par Oliver Nelson. Un héros qui aura marqué nos jeunes années.

1) Voir le générique de « THE FALL GUY » (L’homme qui tombe à pic), chanté – en VO – par LEE MAJORS lui-même (1980) sur « You Tube » : cliquez ici

 

2) Voir le générique de « THE SIX MILLION DOLLAR MAN » (L’homme qui valait 3 milliards - 1975 - VO NON sous-titrée) sur « You Tube » :

 

 

3) Voir le générique de « THE BIG VALLEY » (1965) sur « You Tube » :

 

 

Farrah FAWCETT :

 

née le 2 février 1947 - décédée le 25 juin 2009 (cancer)

Farrah Fawcett - imdb

(photo : © www.imdb.com)

 

« DROLES DE DAMES » (CHARLIE’S ANGELS) : 29 épisodes sur les 110 épisodes (1976 – 1981) : 5 saisons. Disponible en dvd à la vente (saisons 1 à 3).

Surtout connue pour avoir été la femme dans la vie de Lee Majors avec qui elle joua dans plusieurs épisodes de « L’homme qui valait 3 milliards » et pour son rôle de détective privée dans « Drôles de dames », Farrah Fawcett ne connut jamais la carrière cinéma qu’elle espérait. Révélée par Claude Lelouch en 1969 dans le film « Un homme qui me plaît », l’actrice rencontra Lee Majors en 1971 et leur union dura jusqu’en 1983.

Très influent en coulisses, les observateurs de l’époque prétendent que son mari imposa sa femme au producteur Aaron Spelling dans « Drôles de dames ». Qu’importe, la série fit d’elle une star mondiale et affolait la gent masculine de l’époque parce qu’aucune des actrices ne portait de soutien-gorge ! Des cols roulés et des maillots serrés laissant apparaître des têtons pointus, il ne faut pas grand-chose pour exciter un homme…

Pourtant, lassée par le rythme infernal de tournage des épisodes et ayant sans doute attrapé la grosse tête, Farrah claqua la porte de la série au bout de seulement une saison. Pensant que le cinéma l’attendait, elle tenta le passage du petit au grand écran mais échoua, accumulant bides et côté privé, galères sentimentales (rupture et remise ensemble à répétition avec Ryan O’Neal, l’homme de sa vie mais qu’elle n’épousa jamais).

Peu de films intéressants à son actif : « Le prédicateur » (1997) de et avec Robert Duvall et un gros succès commercial avec « L’équipée du Cannonball » (1978), surtout dû à la présence de Burt Reynolds, superstar du moment au cinéma. On l’a encore vue dans le très moyen « Docteur T et les femmes » (2000) de Robert Altman, aux côtés de Richard Gere.

Ces dernières années, la belle blonde est revenue sur les plateaux télé dans « Ally McBeal » et « Spin City ». Luttant contre un cancer déclaré, l’actrice a perdu sa bataille le 25 juin 2009, le même jour que Michael Jackson. Face à la mort ultra-médiatisée de ce dernier, la presse a, sans doute inconsciemment, éclipsé celle de l’ex-« Drôle de dame », également oubliée dans le palmarès de ceux qui nous ont quitté lors de la dernière cérémonie des Oscars, au grand dam de Ryan O’Neal. Pas de chance jusqu’au bout.

Voir le générique de « CHARLIE’S ANGELS » (Drôles de dames – 1976) sur « You Tube »

 

Paul Michael GLASER :

né le 25 mars 1943

PM Glaser - netglimse

(photo : © netglimse.com)


« STARSKY & HUTCH » : 89 épisodes (1975 à 1979) – Disponible en dvd à la vente

Révélé par le réalisateur Norman Jewison (« L’Affaire Thomas Crown » avec Steve McQueen, « FIST » avec Stallone, ...) qui lui offre un petit rôle dans « Un violon sur le toit » (Fiddler on the Roof, 1971), Paul Michael Glaser perce assez rapidement à Hollywood, à 32 ans. Pendant 3 ans, de 1972 à 1975, il apparaît dans plusieurs séries très cotées comme « Les Rues de San Francisco », « Cannon », « Kojak », …

En 1975, les producteurs de télévision Aaron Spelling et Leonard Goldberg (« La croisière s’amuse », « Drôles de dames », « Beverly Hills », …) lui proposent le rôle du détective David Starsky, coéquipier de Ken Hutchinson dans la police de Los Angeles. Le duo deviendra mondialement célèbre avec « Starsky & Hutch », série qualifiée par les critiques de l’époque comme une des « plus violentes du petit écran ». Ce qui explique pourquoi les saisons 3 et 4 font la part belle à l’exotisme et sont de moindre qualité alors que les saisons 1 et 2 possédaient un côté polar très dur, plus proche de « L’Inspecteur Harry » que de « L’île fantastique ».

Fatigué par les cadences infernales de tournage des épisodes, Glaser, comme son partenaire à l’écran David Soul, ont des prétentions cinématographiques et veulent percer sur grand écran. Las ! Tellement marqués par leurs personnages de flics, le miracle n’eut pas lieu. Glaser apparut dans quelques rares films, peu marquants comme Phobia » (1980) et plus récemment « Tout peut arriver » (Something’s Gotta Give, 2003), comédie avec Jack Nicholson et Keanu Reeves.

Pour compenser, il s’est reconverti dans la réalisation, surtout télé, en se faisant la main sur plusieurs épisodes de « Starsky & Hutch ». On lui doit, en 1985, quelques bons épisodes de « Miami Vice » avec Don Johnson et le film « The Running Man » avec Arnold Schwarzenegger, remake à la sauce science-fiction du « Prix du Danger » (1983) avec Gérard Lanvin.

Plus récemment, il a réalisé d’autres épisodes de séries comme « Las Vegas » (dont un, hilarant, avec Sly Stallone). On le revoit de nouveau plus comme acteur dans plusieurs séries populaires du moment comme « Esprits criminels », « The Closer », « The Mentalist », « Numbers », … Notons qu’il a fait un clin d’œil, dans son propre rôle, dans « Starsky & Hutch – Le film », comédie  lamentable avec Ben Stiller.

Côté vie privée, l’acteur n’a pas vraiment eu une vie heureuse. Sa femme Elisabeth a connu des difficultés lors de l’accouchement de leur premier enfant en 1981. Durant l’opération, elle a reçu du sang infecté par le SIDA et est décédée 14 ans plus tard, ainsi qu’un de leurs deux enfants. Paul Michael Glaser s'est ensuite remarié et a divorcé. Une personnalité discrète et digne.

Voir le générique de « STARSKY & HUTCH » sur « You Tube »

 

David SOUL :

né le 28 août 1943

David Soul - movie-gazette

(photo : © movie-gazette.com)

 

« STARSKY & HUTCH » : 89 épisodes (1975 à 1979). Disponible en dvd à la vente

Tout comme Paul Michael Glaser, son comparse à l’écran et ami de toujours, David Soul (de son vrai nom David Solberg) a démarré dans plusieurs séries célèbres des années 60 et 70 comme « Flipper », « Gunsmoke », « Les Rues de San Francisco », « Cannon », « The FBI », … En 1973, il décroche un second rôle aux côtés de Clint Eastwood dans « Magnum Force », le 2ème film de la série des Inspecteur Harry. Un rôle de flic justicier plutôt salaud. Et puis c’est la révélation en 1975 avec « Starsky & Hutch », série policière ultra-populaire dans le monde entier jusqu’en 1979, date de son arrêt.

Très attiré par le cinéma, David Soul devra se rendre rapidement à l’évidence : l’ombre de Hutch, son personnage de flic blond lui colle irrémédiablement à la peau. Difficile de s’en détacher. La suite de sa carrière confirma qu’il avait sa place à la télévision avec quelques téléfilms de bonne facture comme les « Les vampires de Salem » (1979), « La 3ème guerre mondiale » (1985) avec Rock Hudson, « Le 5ème missile » (1986) avec Robert Conrad, … On le voit encore, ici et là, dans quelques bonnes séries de ces vingt dernières années comme « Arabesque », « La loi est la loi », … Il a même joué dans un épisode de « Le juge est une femme », série policière française.

Comme Paul Michael Glaser, Soul est aussi passé derrière la caméra et a réalisé quelques épisodes de bonnes séries policières : « Rick Hunter, Inspecteur choc », « Miami Vice », « Crime story », … Une carrière jalonnée par des rôles de flics ou d’infâmes salopard,s rôles dans lesquels il apporte une ambiguïté et une présence plutôt inquiétantes (rappelons-nous de son rôle dans « Nom de code : Rebecca », téléfilm de 1985, où il était vraiment flippant dans le rôle d'Alex Wolfe, espion nazi qui égorgeait ses victimes plus vite que son ombre).

Ces dernières années, il a joué dans des productions télé plutôt mineures et toujours fidèle à la série qu’il l’a rendu célèbre, a accepté de faire une apparition clin d’œil dans le film adapté de « Starsky & Hutch ».

Enfin, c’est aussi un musicien et un chanteur reconnu qui a rencontré plusieurs succès au début des années 80 avec  plusieurs albums et des hits comme "Silver Lady" et "Don't Give Up on Us Baby".

Côté cœur, c’est plutôt dur dur, avec pas moins de 4 divorces mais le bonheur d’être le père de 6 enfants. Soul s’implique aussi activement dans plusieurs causes à caractère social comme la faim dans le monde, l’éducation aux dangers du SIDA, le bien-être animal, … pour lesquelles il récolte encore régulièrement des fonds. Un homme au parcours chaotique mais un homme sympa et ouvert.

Voir le générique en français de « STARSKY & HUTCH » sur « You Tube »

Peter FALK :

né le 16septembre 1927

Peter Falk - imdb

(photo : © www.imdb.com)

 

« COLUMBO » : 68 épisodes de 90 minutes tournés de  1968 à 1978 (7 saisons) et de 1989 à 1995 (7 saisons). Intégrale disponible en dvd.

Etonnant parcours que celui de Peter Falk qui était diplômé en sciences politiques et licencié en administration publique avant de se lancer comme acteur. Durant sa jeunesse, il a même travaillé comme expert en finances pour l’administration du Connecticut. Et puis, révélation ! Le virus de la comédie l’a atteint et ne l’a plus quitté. Engagé dans une troupe de théâtre, il fait ses débuts au cinéma en 1958 dans « La forêt interdite » de Nicholas Ray (réalisateur de « La fureur de vivre » avec James Dean en 1955).

Aux débuts des années 60, il joue un méchant dans la série « Les incorruptibles » et enchaîne films et séries avec une belle régularité. Parmi les films marquants de sa carrière, citons notamment : « Un monde fou fou fou fou » (1963) de Stanley Kramer, « La grande course autour du monde » (1965) de Blake Edwards avec Jack Lemmon et Tony Curtis, « Un château en enfer » (1969) de Sydney Pollack, étrange film de guerre avec Burt Lancaster et aussi « La bataille pour Anzio » avec Robert Mitchum en 1968.

C’est également en 1968 qu’il tourne le premier téléfilm de « Columbo » où il incarne un lieutenant de police criminelle très perspicace qui démasque les assassins en jouant avec eux au jeu du chat et de la souris. Son imperméable crasseux, sa vieille Peugeot 403 pourrie, ses cheveux mal coiffés, ses cigares, sa femme dont il parle souvent mais qu’on ne voit jamais, son chien, ... ; autant d’éléments essentiels qui auront permis à Peter Falk de rendre le Lieutenant Columbo particulièrement sympathique et inoubliable.

Parmi les « méchants » rencontrés au cours de ses enquêtes, il y aura une palette de talents de la télé de l’époque : Patrick McGoohan (« Le prisonnier »), William Shatner (« Star Trek »), Martin Landau (« Mission impossible »), Robert Conrad (« Les Mystères de l’Ouest »), …

Rendons hommage à Serge Sauvion, sa voix française très caractéristique qui a aussi doublé Stacy Keach dans « Mike Hammer », décédé au début 2010.

Immortalisé par le rôle de Columbo, Peter Falk n’en reste pas moins un excellent acteur de cinéma et aura été fidèle à son ami John Cassavetes pour qui il tournera plusieurs films mis en scène par ce dernier : « Husbands » (1970), « Une femme sous influence » (1974), « Opening night » (1977) et joua même pour Wim Wenders dans « Les ailes du désir » (1987). Depuis lors, hormis les téléfilms de Columbo qu’il avait recommencé à tourner dès la fin des années 80, rien de véritablement marquant ou épatant sur grand écran. Aux dernières nouvelles, l’acteur ne serait pas en forme, souffrant de la maladie d’Alzheimer. Triste.

 

Telly SAVALAS :

 

né le 21 janvier 1922 – mort le 22 janvier 1994 d’un cancer

Telly Savalas - imdb

(photo : © www.imdb.com)

 

« KOJAK » : 118 épisodes de 1973 à 1978 (5 saisons). Saison 1 disponible en dvd.

 

Emigré grec, de son vrai nom Aristotélès Savalas, « Telly » aura marqué les années 60 et 70 de par sa « gueule » reconnaissable entre toutes, aussi à l’aise sur petit que grand écran. Parmi ses films les plus marquants, soulignons « Les nerfs à vif » (1962) avec Gregory Peck et Robert Mitchum, « Le prisonnier d’Alcatraz » (1962) avec Burt Lancaster et surtout, un brillant rôle de psychopathe assassin dans « Les douze salopards » (1967) aux côtés de Lee Marvin.

On se souvient aussi de lui en méchant Blofeld dans « Au service secret de sa majesté » en 1969, le seul James Bond tourné par George Lazenby. Citons encore « L’or de McKenna » (1969), western avec Gregory Peck et Omar Sharif et « De l’or pour les braves » (1970), film de guerre déjanté avec Clint Eastwood et Donald Sutherland.

En parallèle, dès le début des années 60, il tourne pas mal pour la télévision et on le voit incarner des personnages troubles ou aux motivations peu louables dans des épisodes mémorables de séries comme « La quatrième dimension » (The Twilight zone), « Alfred Hitchcok présente », « Les Incorruptibles », « Le Fugitif », ...

Et puis, c’est la consécration mondiale comme star de la série télé « Kojak ». Qui ne se souvient pas du célèbre inspecteur de New York chauve et friand de sucettes ? Et pourquoi ? Parce qu’il voulait arrêter de fumer. Deuxième chauve le plus célèbre d’Hollywood, après Yul Brynner (« Le roi et moi », « Les 7 mercenaires »), Telly Savalas a d’abord été soldat combattant durant la guerre 40 - 45 et puis journaliste / directeur de l’information pour la chaîne de télé ABC avant de se lancer dans une carrière d’acteur.

Anecdote : il fut d’abord choisi pour incarner Harry Orwell dans la série policière « Harry O » de 1973 mais déclina l’offre car il était retenu sur des tournages en Europe. David Janssen reprit le rôle (voir partie 1/5 de ILS ETAIENT BIEN A LA TELE ET Y SONT RESTES…). Par contre, il n’était pas le premier choisi pour incarner « Kojak », rôle qui a d’abord été proposé à Marlon Brando. Comme quoi, la vie…

Après 6 ans passés à tourner « Kojak » entre 1973 et 79 (il en réalisa même 5 épisodes), Telly Savalas joua encore, entre 1980 et 1990, ce rôle de flic dans plusieurs téléfilms et apparut dans plusieurs séries populaires comme « La croisière s’amuse », « The Equalizer » et les téléfilms basés sur le film « Les 12 salopards ».

A 72 ans, juste un jour après son anniversaire, il mourut après une vie bien remplie. Dans la vie, il était aussi le parrain de Jennifer Aniston, ex-Mme Brad Pitt et star de la sitcom « Friends ».

Voir le générique de « KOJAK » (1973 - Saison 1) sur « You Tube »


William CONRAD :

né le 27 septembre 1920 – mort le 11 février 1994 

William Conrad - imdb

(photo : © www.imdb.com)

 

« LA LOI EST LA LOI » (JAKE & THE FATMAN) : 104 épisodes de 1987 à 1992 (5 saisons). Disponible en dvd aux USA.

 

« CANNON » : 121 épisodes de 1971 à 1976 (5 saisons). Disponible en dvd aux USA.

De son vrai nom William Cann, William Conrad aura d’abord marqué les esprits par sa voix grave, très reconnaissable en version originale puisqu’il fut la voix de Matt Dillon à la radio, personnage de shérif à l'époque western qui connut ensuite son heure de gloire pendant de longues années dans la série « Gunsmoke » sous les traits de James Arness.

En raison de son physique ingrat (il était obèse), William Conrad a été abonné aux seconds rôles au cinéma. Parmi quelques films qui auront marqué l’histoire du cinéma, citons « Les tueurs » (The Killers, 1947) de Robert Siodmak, avec Burt Lancaster et Ava Gardner, « Jeanne d’Arc » (1948) avec Ingrid Bergman ou encore « The Naked Jungle » (1954) avec Charlton Heston.

Il tourne aussi dans pas mal de westerns au cinéma, notamment dans « Le conquérant » (1956) avec John Wayne et dans « Johnny Concho » (1956) avec Frank Sinatra ainsi que dans plusieurs séries western à succès des années 60 et 70 comme « Have gun will travel », « Le grand Chaparral », « Gunsmoke » (dont il réalise 2 épisodes), ...

Il prêtera ensuite sa voix à la très populaire série « Le Fugitif » (1963 - 67) où, durant 120 épisodes, il nous accompagnait pour souligner les moments difficiles que traversait le Dr. Richard Kimble (David Janssen), médecin injustement accusé du meurtre de sa femme. Conrad retrouva Janssen quelques années plus tard dans le téléfilm « O’Hara, US Treasury » (1971) et dans un épisode de la série policière « Cannon ».

C’est précisément cette dernière qui le rendit célèbre. Due à Quinn Martin, producteur des « Incorruptibles », du « Fugitif » et des « Rues de San Francisco », cette série policière de facture assez classique nous contait les aventures d’un détective privé chargé de plusieurs affaires délicates, une dizaine d’années avant qu’un autre privé ne reprenne la relève en la personne de « Magnum ».

Après plus d’une centaine d’épisodes durant lesquels il croisera plusieurs futures autres vedettes de séries télé et cinéma (David « Hutch » Soul, Martin Sheen, Tom Skerritt, …), il prit un repos bien mérité tout en continuant à prêter sa voix, notamment pour le générique de la série de science-fiction « Buck Rogers au 25ème siècle » (dans la version française, c’est Dominique Paturel, celui qui double JR dans « Dallas », Steve Austin dans « L’homme qui valait 3 milliards », Gil Gerard dans « Buck Rogers au 25ème siècle » et George Peppard dans « Agence tous risques »).

En 1981, il retourne dans une nouvelle série : « L’homme à l’orchidée » (Nero Wolfe) où il incarnait un enquêteur cultivant des orchidées et qui résolvait des affaires de meurtres sans quitter son appartement, aidé par son fidèle assistant Archie Goodwin (incarné par Lee Horsley, le futur héros de la série « Matt Houston »). Malheureusement, la sauce ne prend pas et le public boude cette série pourtant originale après seulement 14 épisodes. Dans les années 80, il jouera encore dans plusieurs séries populaires comme « Manimal », « Hôtel », « Matlock », « Arabesque », …

En 1987, c’est à nouveau le succès avec la série « La loi est la loi » ("Jake & the Fatman," en VO) dont il partage la vedette avec Joe Penny (« Riptide »). Ne manquant pas d’humour sur lui-même, Conrad incarne J.L. Mc Cabe dit « Fatman » (le gros), procureur de Los Angeles, à la fois grincheux et attachant, bien décidé à faire coffrer les criminels sur lesquels il enquête avec Jake Styles (Penny).

Après 5 ans de bons et loyaux services, William Conrad arrêta la série en 1992 et mourut peu de temps après, au début de 1994, d’un infarctus à l’âge honorable de 74 ans. Un personnage à l'allure débonnaire et à l'humour certain qui manquera à de nombreux téléspectateurs dans les années qui suivirent sa disparition.

Voir le générique de « CANNON »  (1973) sur « You Tube » :

 

Voir le générique de « JAKE & THE FATMAN » en VO NON ST (LA LOI EST LA LOI, 1987) sur « You Tube »

20:00 Écrit par Manu dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

12/04/2010

EPISODE 1/3 : ILS ETAIENT BIEN A LA TELE ET Y SONT RESTES…

Années 1960

Parmi les figures marquantes du petit écran de ces dernières années, ils sont plusieurs à avoir essayé de passer du petit au grand écran. Certains avec un résultat dépassant toutes leurs espérances, d'autres avec un succès mitigé, d’autres encore se sont totalement plantés. Alors pourquoi ne pas rester à la télé ? Pourquoi vouloir plus quand finalement, on ne s’est pas rendus compte qu’on avait déjà beaucoup ?

Petit regard tendre et amusé sur les 50 dernières années de la télé américaine et remontée dans le temps en compagnie de figures marquantes pour les enfants de l’après mai 68, comme votre hôte. La liste qui suit ne se veut pas exhaustive et se concentre sur les personnages télé les plus célèbres des 50 dernières années.

 

1960 – 1970 :

  1. Robert Conrad
  2. David Janssen
  3. James Garner
  4. Peter Graves
  5. Roy Thinnes


Robert CONRAD :

 Robert Conrad - qpicture

né le 1er mars 1929
(photo : © qpicture.com)

 

« LES MYSTERES DE l’OUEST » (THE WILD WILD WEST) : 104 épisodes (1965 – 1969 / 4 saisons) – Disponible en dvd à la vente

« LES TETES BRULEES » (BAA BAA BLACK SHEEP ou BLACK SHEEP SQUADRON) : 36 épisodes (1976 - 78 / 2 saisons) – Disponible en dvd à la vente

« L'HOMME DE VIENNE » (ASSIGNMENT VIENNA) : 10 épisodes (1973 / 1 saison) : pas en dvd

« SLOANE AGENT SPECIAL » (A MAN CALLED SLOANE)13 épisodes (1979 / 1 saison) : pas en dvd

 

De son vrai nom Conrad Robert Falkowski, cet ancien enfant des rues de Chicago s’est construit tout seul à Hollywood. D’abord avec la série de détectives privés « Hawaiian eye » (91 épisodes de 1959 à 1963, inédite en Europe). Pas très grand en taille (1 m 65, voire 1 m 73 selon d’autres sources), Robert Conrad devint ensuite mondialement connu dans le rôle de James West, super agent secret à l’époque western et clone télé de James Bond dans « Les Mystères de l’Ouest ».

Savants fous, machines infernales, ambiances à la Jules Verne, gadgets annonçant ceux de « MacGyver », bagarres et acrobaties, … ; un rôle qui lui permis de montrer ses talents athlétiques (dans la vie, c'est un très bon boxeur) dans une série qui vieillit bien et se regarde toujours avec des yeux émerveillés.

Prototype du macho par excellence, Robert Conrad marquera encore l’univers télé des années 70 dans les « Têtes brûlées » avec le rôle de Greg « Pépé » Boyington, pilote de chasse durant la guerre du Pacifique en 1942 contre les Japonais. "Les têtes brûlées" s'inspirait de faits réels et pour laquelle le vrai « Pépé » Boyington servit de consultant technique et fit même une apparition dans un des épisodes.

Comme le bon vin, Conrad se bonifiera avec le temps et montrera des réels talents d’acteur, notamment en incarnant Pasquinel, le trappeur de la série « Colorado » (Centennial, 1978 - 79). En Europe, nous le connaissons surtout dans ces 3 rôles marquants mais aux Etats-Unis, il aura joué dans une foule d’autres séries qui n’auront toutes ou presque pas dépassé la première saison (« L’homme de Vienne », « Sloane, agent spécial », « The D.A. », « The Duke », …).

Avant tout homme de télévision, Conrad n’aura pas fait de grande carrière au cinéma, jouant les seconds rôles au cinéma, notamment aux côtés de Sean Connery dans « Meurtres en direct » (1982) et d’Arnold Schwarzenegger dans « La course au jouet » (1996). Rien de mémorable. Qu’à cela ne tienne, nous on l’aime en James West et en Pépé Boyington, les rôles de sa vie. Homme d’affaires avisé, il a investi une grande partie de ses cachets d’acteur dans l’immobilier, ce qui le rendra très riche. Un malin.

Voir le générique des « MYSTERES DE L’OUEST » ("THE WILD WILD WEST" - 1965 – Noir & blanc – Saison 1) sur « You Tube » :

Voir le générique des « TETES BRULEES » (« THE BLACK SHEEP SQUADRON / BAA BAA BLACK SHEEP » - 1976 - Couleurs) sur « You Tube »

Voir le générique de « L'HOMME DE VIENNE » (ASSIGNMENT VIENNA) : 10 épisodes (1973 / 1 saison)

Voir le générique de 

« SLOANE AGENT SPECIAL » (A MAN CALLED SLOANE) : 12 épisodes (1979 / 1 saison)

 

David JANSSEN :

David Janssen - lessignets

né le 27 mars 1931 - décédé le 13 février 1980

(photo : © lessignets.com)

« LE FUGITIF » (THE FUGITIVE) : 120 épisodes (1963 - 1967 / 4 saisons). Disponible en dvd à la vente : saison 1.

« HARRY O » : 45 épisodes (1973 - 1976 / 2 saisons). Pas disponible en dvd

A 28 ans, comme Steve McQueen, David Janssen connaît la gloire aux USA avec « Richard Diamond, Private detective », une série de détective privé aux allures high tech pour les standards de l’époque (77 épisodes de 25’ en noir et blanc, tournée de 1957 à 1960 et inédite en Europe). Mais sa célébrité internationale, il la doit au personnage de Richard Kimble, le célèbre médecin du « Fugitif ».

Pendant 4 ans, ce docteur injustement accusé du meurtre de sa femme n’aura de cesse de retrouver le vrai coupable, un manchot brutal et mystérieux. Janssen aura apporté beaucoup de lui dans ce personnage, un homme à la fois attachant et courageux dans une série aux accents parfois très sombres et qui, à ce jour, reste une des plus belles critiques sociales de l’Amérique des années 60.

Malheureusement pour lui, le rôle sera tellement marquant qu’il lui collera à la peau et toutes ses tentatives pour tenter de percer au cinéma par la suite se révéleront assez désastreuses : le pourtant bon « Warning shot » (L’assassin est-il coupable ?) ne marquera pas les mémoires, sans doute parce que son personnage de flic était une resucée du « Fugitif », le brave type coupable malgré lui et forcé de prouver son innocence.

Bide aussi avec le très mauvais « Les bérets verts » (John Wayne), film hué à l’époque par les manifestants anti-guerre du Vietnam. Citons encore le thriller « Un tueur dans la foule » aux côtés de Charlton Heston en 1976. Le reste de sa carrière fut jalonné d’autres téléfilms et films peu mémorables, hormis la série « Colorado » (Centennial).

Face à l’échec de sa carrière cinématographique, David Janssen retourna à ses premières amours à la télé et connut à nouveau la gloire avec « Harry O », une série policière inédite en Europe où il campait Harry Orwell, un détective privé plutôt cool mais tellement fauché qu’il en était contraint de faire ses filatures en transport public. Des traits qui ne sont pas sans rappeler un autre privé qui partageait l’écran à la même époque : Jim Rockford (lire James Garner ci-dessous). Autre point commun avec Garner, il était dans la vie un copain de Clint Eastwood qu’il avait connu à l’armée dans les années 50.

Mais « Harry O » s’arrêta après seulement deux ans et 45 épisodes. Amer et aigri, l’acteur noya ses frustrations dans l’alcool et c’est un homme prématurément usé et vieilli qui mourut d’un infarctus, à 49 ans seulement, au début de l’année 1980. Dommage car c’était un acteur talentueux et un homme très attachant, de l’aveu de tous ceux qui l’ont connu.

Voir le générique de la série "LE FUGITIF" - « THE FUGITIVE » (1963 – Noir & blanc – VO non st) sur « You Tube » :

 

Voir le générique de « HARRY O » (1974) sur « You Tube » :

 

James GARNER :

James GARNER - imdb

né le 7 avril 1928 (photo : © www.imdb.com)

« THE ROCKFORD FILES » (200 $ PLUS LES FRAIS) : 122 épisodes (1974 - 1980 / 6 saisons). Disponible en dvd à la vente aux USA

« MAVERICK » : 124 épisodes (1957 - 1962 / 5 saisons). Inédit en Europe. Disponible en dvd à la vente aux USA.

Relativement connu en Europe mais une immense star, surtout télé, aux Etats-Unis, James Garner aura marqué nos esprits dans le rôle du copain de Steve McQueen dans « La grande évasion ». C’était lui le grand type sympa, décontracté et bienveillant qui s’échappait avec Donald Pleasance, devenu aveugle, en avion. Une attitude de grand gaillard qu’il trimballera avec succès dans les séries « Maverick » et « The Rockford Files », deux séries qui auront fait toute sa gloire et sa fortune.

Dans « Maverick, c’était un cowboy dandy, sorte de pied tendre plus doué aux cartes et pour la palabre que pour la bagarre. Une série plutôt axée comédie qui connaîtra un immense succès aux USA et verra défiler de nombreuses stars dont un tout jeune Clint Eastwood (on peut d’ailleurs voir cet épisode sur le dvd du western « Impitoyable » en édition 2 disques).

Dans « The Rockford Files », également très populaire outre-Atlantique, il était Jim Rockford, détective privé fauché et ultra cool qui enquêtait sur toutes sortes d’affaires et qui se retrouvait souvent le dindon de la farce. Les derniers épisodes virent arriver Tom Selleck, avant « Magnum », dans le rôle d’un privé concurrent. Tiens, tiens…

Rien d’étonnant quand on sait que parmi les scénaristes de cette série officiait Donald P. Bellisario, futur créateur de « Magnum » et autres « Code Quantum », « Jag », « NCIS », … On a pu voir quelques épisodes sur la défunte chaîne « la 5 » à la fin des années 80. Dommage qu’on ait eu droit qu’à une diffusion erratique et incomplète car c’est vraiment une série sympa et bien faite.

Côté cinéma, quelques bons films et des gros succès mais plutôt dûs à la présence des grosses stars avec lesquelles il partageait la vedette : « La grande évasion » donc avec McQueen, « Victor Victoria » (le duo Blake Edwards / Julie Andrews), « Maverick – Le film » (avec Mel Gibson et Jodie Foster) et plus récemment, « Space Cowboys » avec son vieux pote Clint Eastwood. Alors, pour compenser, Garner a continué à la télé en reprenant son rôle de Maverick et de Jim Rockford dans divers téléfilms, réalisés de nombreuses années après la fin de ces deux séries. Un type cool.

Voir le générique de « MAVERICK » sur « You Tube » :

Voir un générique monté par un fan de « THE ROCKFORD FILES » (200 $ PLUS LES FRAIS) sur « You Tube » :

 

Peter GRAVES :

né le 18 mars 1926 – mort le 14 mars 2010 (photo : © www.imdb.com)

Peter Graves - imdb

« MISSION : IMPOSSIBLE » : 171 épisodes (1966 - 1973 / 7 saisons) – Disponible en dvd à la vente

« MISSION : IMPOSSIBLE, 20 ANS APRES » : 35 épisodes (1988 - 90 / 2 saisons)

Né sous le nom de Peter Duesler Aurness, Peter Graves est en fait, à la ville, le petit frère de James Arness, le célèbre shérif de la série western « Gunsmoke » (1955 – 1975). A 22 ans, il débarque à Hollywood et décroche rapidement quelques petits rôles dans des films, notamment grâce à l’aide de son frère. Parmi ses films remarquables, on retiendra « Stalag 17 » (1953) de Billy Wilder ou encore « La Nuit du chasseur » (1955) avec Robert Mitchum.

Ses traits caractéristiques et ses cheveux prématurément grisonnants marquent le public et le voilà lancé dans une belle carrière, surtout télé, tout en en alternant films et séries (Alfred Hitchcock, Route 66, Le Virginien, Laredo, …).

En 1966, il deviendra mondialement célèbre grâce au rôle de Jim Phelps, le chef de l’équipe de « Mission : impossible », brillante série créée par les mêmes producteurs de « Mannix ». A ce jour, cela reste une série de qualité exceptionnelle qui vieillit bien malgré son look sixties.

Dès la saison 2, il remplacera Steven Hill, chef durant la saison 1, de religion juive et qui refusait de tourner les weekends. Jusqu’en 1973, Peter Graves déjouera avec son équipe les complots, dictateurs, terroristes et autres assassins. Notons que Tom Cruise a joué dans 3 films tirés de la série et adaptés sur grand écran (1996, 1999 et 2006), plus ou moins fidèles à l’esprit du show original.

Durant les années 80, il fait preuve de beaucoup d’auto-dérision en jouant le pilote d’avion farfelu de la série des films « Y a-t-il un pilote dans l’avion ? » (Airplane en VO). Parallèlement, il apparaît encore dans plusieurs séries célèbres de l’époque comme « Buck Rogers au 25ème siècle », « Simon & Simon », « L’île fantastique », « Arabesque », « La croisière s’amuse » et joue dans des mini-séries prestigieuses comme « War and remembrance » (1988). Cette même année, il reprend le rôle de Jim Phelps dans une nouvelle version de « Mission : impossible » et avec une nouvelle équipe plutôt fade mais la sauce ne prend pas, le remake étant de loin inférieur à l’original. Clap de fin après 35 épisodes pas terribles.

Dans les années 90 et 2000, il se fait plus rare sur les écrans et on le voit encore dans quelques séries populaires comme « Cold case », « Dr. House » et « 7 à la maison ». Le 14 mars 2010, Peter Graves est décédé à 84 ans dans la plus grande discrétion. Une figure charismatique du petit écran qui aura marqué les mémoires des sériephiles comme vous et moi.

Voir un montage du générique de « MISSION IMPOSSIBLE » réalisé par un fan (USA - 1966 - Couleurs) sur « You Tube » :

Voir la bande annonce du premier film de « MISSION IMPOSSIBLE » avec Tom Cruise et réalisé par Brian De Palma (USA - 1996 - Couleurs) sur « You Tube » :

 

Roy THINNES :

né le 6 avril 1938 (photo : © stanleypean.com)

Roy Thinnes - stanleypean

« LES ENVAHISSEURS » (THE INVADERS) : 43 épisodes (1966-68 / 2 saisons) – Intégrale disponible en dvd à la vente

David Vincent les a vus, nous aussi ! C’est surtout avec ce rôle d’architecte qui a vu « Les Envahisseurs », méchants extraterrestres venus coloniser notre terre, que Roy Thinnes aura marqué les mémoires. Auparavant, il était apparu dans plusieurs séries très célèbres dans les années 60 comme « Les Incorruptibles », « Gunsmoke », « Le Fugitif », « The FBI », … et le soap « General Hospital ».

Après les « Envahisseurs » qui n’aura connu qu’un succès relatif aux USA (seulement 2 saisons pour une petite quarantaine d’épisodes), Roy Thinnes continue sa carrière télé. Dans les années 70, il enchaîne les séries comme « Galactica » ou « The return of Mod Squad » et on le voit dans quelques films catastrophe comme « Airport 75 » et « Hindenburg ». Dans les années 80, il joue dans plusieurs séries très regardées comme « Hôtel », « La croisière s’amuse », « Les Routes du paradis », « Falcon Crest » et continue dans les années 90 avec « Arabesque », « Walker Texas Ranger », …

En 1995, il reprend le rôle de David Vincent dans un téléfilm basé sur la trame des « Envahisseurs », aux côtés de Scott Bakula (« Code Quantum ») et Terence Knox (« L’enfer du Devoir ») mais qui ne connaîtra pas le succès puisqu’il n’y aura qu’un pilote et pas de série. Mais la très populaire série « X-Files » lui offrira le rôle de Jeremiah Smith, extraterrestre à la fois inquiétant et mystérieux. Une sorte de clin d’œil aux « Envahisseurs » qui a visiblement marqué Chris Carter, créateur, producteur et réalisateur de nombreux épisodes d’ « X-Files ».

Discrètement, sans trop se faire remarquer, Roy Thinnes joue encore dans quelques très bonnes séries de ces dernières années comme « Les Soprano » et « Oz », la série carcérale où il campe un chef nazi particulièrement effrayant et retors. On l’a aussi vu dans les 3 séries de la franchise « Law & Order » (titre original), à savoir « New York Police judiciaire », « New York Unité spéciale » et « New York Section criminelle ». Ces dernières années, il s’est fait plutôt rare sur les écrans. Pas une grande star mais un acteur qui continue son bonhomme de chemin à la télé américaine. C’est déjà pas mal.

Voir le générique de « LES ENVAHISSEURS » (THE INVADERS, USA - 1966 - Couleurs - VO NON sous-titrée) sur « You Tube » :

19:35 Écrit par Manu dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

28/03/2010

PASSAGE REUSSI DU PETIT AU GRAND ECRAN A HOLLYWOOD DEPUIS 1960

A y regarder de plus près, ils ne sont pas si nombreux que ça parmi les acteurs américains à avoir débuté à la télé pour ensuite réussir une belle carrière au cinéma. Sur les 50 dernières années, ils se comptent sur légèrement plus que les 10 doigts de nos mains.

A côté des Tom Selleck, Don Johnson et autres Farrah Fawcett qui se sont « cassés les dents » au grand écran, d’autres ont réussi leur reconversion de manière brillante et pour certains, de façon mémorable, voire légendaire. Aperçu.

1960 – 1970 : Clint EASTWOOD – Steve McQUEEN – Bruce LEE

1970 – 1980 : Roger MOORE – Michael DOUGLAS – John TRAVOLTA – Jodie FOSTER

1980 – 1990 : Denzel WASHINGTON – Johnny DEPP – Bruce WILLIS

1990 – 2000 : George CLOONEY – Hilary SWANK

2000 – 2010 :

Matthew FOX – Michael C. HALL -

Evangeline LILLY - Eva LONGORIA - Jennifer ANISTON - Patrick DEMPSEY

 

Années 1960

Clint EASTWOOD : 

Clint Eastwood - 1955 - imdb

né le 31 mai 1930 (photo : © www.imdb.com)

« RAWHIDE » : 217 épisodes de 1959 à 1965

Eh oui, avant de se faire mondialement connaître avec la trilogie des westerns de Sergio Leone (« Pour une poignée de dollars », « Et pour quelques dollars de plus », et surtout « Le bon, la brute et le truand ») et « L’inspecteur Harry » (5 films de 1971 à 1988), le beau Clint a démarré dans le rôle de Rowdy Yates comme bon garçon bien propre sur lui dans « Rawhide », série inédite en Europe (Canal + France en a diffusé quelques épisodes en 1985) et disponible en dvd en France, à la vente.

L’histoire : une bande de cowboys est chargée de convoyer du bétail et traverse des contrées inhospitalières. Durant 8 saisons, le grand Clint aura connu bien des aventures au cœur des grandes prairies. La suite, on la connaît. Une percée extraordinaire au cinéma avec des rôles de « héros » ambigus et une carrière surprenante comme réalisateur avec des chefs d’œuvre comme « Million Dollar baby » et « Impitoyable », films couronnés de plusieurs oscars. Une légende.

« Rawhide » : saisons 1 & 2 disponibles en dvd à la vente.

Steve McQUEEN :

né le 24 mars 1930 - décédé d’un cancer le 7 novembre 1980 (photo : © www.imdb.com)

 Steve MCQUEEN - 1970 - imdb

« AU NOM DE LA LOI » (Wanted dead or alive) : 94 épisodes de 1958 à 1961

A 28 ans, le très charismatique Steve McQueen connaît la gloire à la télé avec son rôle dans « Au nom de la loi » comme Josh Randall, chasseur de primes à la mémorable winchester à canon scié, évoluant dans l’univers western des années 1880. Une présence redoutable, un concept original et un acteur à l’aube de dévoiler un talent indéniable qui se confirmera par la suite.

Durant 3 saisons, McQueen traversera l’Ouest américain, affrontant toutes sortes de crapules. Un anti-héros qui savait perdre et n’avait pas peur d’apparaître plein de poussière et de sueur, loin des cowboys pommadés et bien propres sur eux de la télé de l’époque (Bonanza, Maverick, Gunsmoke, …).

Fâché avec la production de la série, McQueen claquera la porte et réussira ensuite une brillante carrière au cinéma : « Les 7 mercenaires », « La grande évasion », « Bullitt », « Guet-apens », « La tour infernale », … ; autant de films inoubliables et qui se regardent encore aujourd’hui avec beaucoup de plaisir.

Emporté par un cancer à 49 ans, il reste à ce jour une figure emblématique du cinéma américain des années 60 et 70. Pour ma part, une grande perte car s’il avait vécu, McQueen aurait certainement fait une aussi brillante carrière que Clint Eastwood, dont il était l’ami dans la vie.

« Au nom de la loi » : intégrale de la série disponible en dvd à la vente.

Bruce LEE :

né le 27 novembre 1940 – décédé le 20 juillet 1973
(photo : © www.imdb.com)

 Bruce Lee - imdb

« LE FRELON VERT » (THE GREEN HORNET) : 26 épisodes (1966 - 1967)

Bruce Lee, d’origine chinoise, de son vrai nom Lee Jun Fan, a commencé très tôt sa carrière d’acteur puisqu’il apparaît dans des films dès qu’il a 1 an ! Artiste accompli, il continuera à jouer dans plusieurs films asiatiques jusqu’à ses 19 ans avant de partir pour les USA. C’est en 1966 qu’il perce à la télé américaine en devenant Kato, le fidèle chauffeur et ami du « Frelon vert », justicier masqué qui combat le crime. Une série lancée par les producteurs de « Batman » (avec Adam West) qui cartonne à l’époque, donnant lieu à cette spin-off (série dérivée) puisque Batman & Robin rencontreront le Frelon vert et Kato le temps de 3 épisodes de « Batman ».

Malheureusement, à cette époque (les années 60) où les préjugés raciaux ont encore la vie dure, aucun producteur américain ne veut tabler sur un acteur aux yeux bridés comme vedette de série ou de films. Malgré ses indéniables talents d’acteur et de combattant - c’était un réel pratiquant d’arts martiaux de wing chun kung fu, particulièrement rapide et doué qui créa sa technique : le « Jeet Kune do » - Bruce Lee se vit même refuser le rôle de la série « Kung Fu » au profit de David Carradine qui n’était pas asiatique pour un sou !

Face à ce dilemme et devant l’obligation de nourrir sa famille (1 femme et 2 enfants), Bruce Lee décide d’ouvrir plusieurs salles d’entraînement aux arts martiaux et donne des cours particuliers à des stars comme Steve McQueen et James Coburn. Côté télévision, il apparaît encore dans plusieurs séries comme « L’homme de fer » et « Longstreet » mais rien qui lui permette de vraiment devenir la grande star aux Etats-Unis.

Il décide alors de retourner aux sources et va tourner un petit film d’action  en Chine : « Big Boss » qui connaît un succès phénoménal. Il enchaîne avec « La Fureur de vaincre » en 1972, « La Fureur du Dragon » la même année et puis, « Opération Dragon » en 1973 et enfin, « Le jeu de la mort ».

C’est durant le tournage de ce dernier film, à seulement 33 ans, qu’il meurt dans des circonstances non encore élucidées à ce jour. Le rapport officiel déclare qu’il serait mort d’un œdème cérébral causé par une réaction allergique à une aspirine qu’il aurait prise parce qu’il avait mal à la tête. D’autres sources affirment qu’il aurait reçu un coup fatal dans ses organes internes, commandité par la mafia chinoises parce qu’il aurait révélé les secrets de l’art du combat aux Occidentaux.

Vengeance ? Malédiction ? Les théories affluent mais le secret a été emporté dans la tombe. Comme James Dean qu’il adorait, Bruce Lee est mort jeune et est devenue une star internationale après son décès. Tragique ironie. Mais le mythe et la légende demeurent. Bruce Lee vit encore aujourd’hui dans la mémoire de nombreux cinéphiles et pratiquants d’arts martiaux sur qui son influence dépasse les frontières et les modes.

En 1994, son fils Brandon Lee, talentueux pratiquant d’arts martiaux et star de films d’actions à la carrière prometteuse, meurt en plein tournage du film « The crow ». La balle à blanc de revolver censée le tuer durant le tournage d’une scène aurait été remplacée par une véritable balle.

En 1993, le réalisateur Rob Cohen a tourné « Dragon », un très beau film basé sur l’expérience de Linda Lee Caldwell, sa femme et qui offre un portrait tout en nuances de Bruce Lee, le dévoilant sous ses diverses facettes d’homme, de père, de star et de combattant. Un portrait émouvant et juste à voir.

« Le frelon vert » : film + plusieurs épisodes disponibles dans une compilation en dvd + intégrale des films de Bruce Lee : disponible en dvd à la vente.

Années 1970

Roger MOORE :

né le 14 octobre 1927 (photo : © www.imdb.com)

Roger Moore - imdb

« IVANHOE » : 39 épisodes de 1958 à 1959, puis

« LE SAINT » (THE SAINT) : 118 épisodes de 1962 à 1969, puis

« AMICALEMENT VOTRE » : 24 épisodes de 1971 à 1972, puis

« JAMES BOND 007 » : 7 films de 1973 à 1985 dont « Vivre et laisser mourir » (1973),  « L’homme au pistolet d’or » (1974), « L’espion qui m’aimait » (1977), « Moonraker » (1979), « Rien que pour vos yeux » (1981), « Octopussy » (1983), « A view to a kill » (1985).

Roger Moore est l’habitué des séries par excellence, que ce soit à la télé ou au cinéma (lire ci-dessus). Déjà très célèbre avec le personnage de Simon Templar dit « Le Saint » (les initiales ST et vous aurez tout compris…), le rôle de l’agent 007 sera l’aboutissement ultime de sa carrière.

Cool, flegmatique, plein d’humour ; Roger Moore dégage incontestablement quelque chose de sympathique et de rassurant. Ses bons mots et son auto-dérision y sont certainement pour quelque chose. Et c’est avec panache qu’il aura repris le rôle de James Bond, une succession pas évidente tant les fans de la première heure étaient accros à Sean Connery.

Fait notable, c’est un des premiers acteurs anglais à avoir percé sur le continent américain en jouant dans quelques séries très populaires aux USA dans les années 60 comme « Maverick », série western et « Alfred Hitchcock présente ».

En Europe, on se souvient aussi de lui dans le rôle de Lord Brett Sinclair, playboy milliardaire qui combattait le crime aux côtés de Tony Curtis dans l’éphémère « Amicalement vôtre ». En effet, la série ne dura qu’une saison et 24 épisodes seulement furent tournés car elle ne rencontra pas de succès ni aux USA, ni en Grande-Bretagne. Les relations entre Curtis et Moore étaient, paraît-il, assez mauvaises durant le tournage.

La série a fait un carton en France et en Belgique grâce au doublage très drôle de Michel Roux (Curtis) et Claude Bertrand (la voix française de Moore dans la plupart de ses séries et dans les James Bond). Enfin, comme les producteurs des films 007 lui proposaient le rôle, les producteurs d’ « Amicalement Vôtre », selon Robert S. Baker, n’ont pas voulu bloquer sa carrière.

Roger Moore partage un point commun avec Lord Sinclair : il a été anobli en 1999 et se fait aussi appeler Sir Roger Moore. A côté des James Bond, on l’a vu dans quelques films d’action qui ont bien marché en leur temps : « Les Oies sauvages » (1978), « Le commando de sa majesté » (1980), « L’équipée du Cannonball » (1981) avec Burt Reynolds et où il parodiait avec bonheur son rôle d’agent secret britannique ou encore « The Quest » (1996) avec Jean-Claude Van Damme.

Bref, un acteur à la carrière bien remplie et qu’on voit encore de temps à autre dans une série d’espionnage comme « Alias » en 2002. Côté cinéma, plus rien de vraiment marquant ces dernières années. En avril 2009, il a annoncé qu’il arrêtait définitivement. Roger Moore savoure une retraite bien méritée entre la Suisse, le Danemark et Monte Carlo et il a bien raison.

« Le Saint » : saisons 1 à 4 disponibles en dvd,

« Amicalement vôtre », intégrale de la série disponible en dvd à la vente

+ films de James Bond : intégrale disponible en dvd à la vente.

Michael DOUGLAS :

né le 25 septembre 1944  (photo : © www.imdb.com)

 Michael DOUGLAS - 1973 - imdb

« LES RUES DE SAN FRANCISCO »
(The streets of San Francisco) : 98 épisodes de 1972 à 1976

Le fils de Kirk Douglas aura réussi à s’imposer malgré la présence écrasante de son père. Son coup de génie : produire « Vol au-dessus d’un nid de coucou » (1975), film brillant et à juste titre récompensé par plusieurs oscars.

Michael marquera ensuite les années 80 avec des films comme « A la poursuite du diamant vert », « Liaison fatale », « La guerre des rose » et remportera un oscar comme meilleur acteur pour son rôle dans « Wall street ». Durant les années 90, il nous offrira encore quelques bons films comme « Chute libre », le très provocateur « Basic instinct », « Don’t say a word », « Traffic » et « Wonderboys ».

Normal, il avait été à bonne école avec Karl Malden, l’homme au nez en forme de patate et son mentor durant les 4 saisons où Michael Douglas a incarné le jeune inspecteur Steve Keller de la police de San Francisco. Une série qui a bien vieilli et se regarde toujours aujourd’hui (saisons 1 et 2 disponibles en dvd à la vente). Hélâs, ces dernières années, Michael Douglas gâche son talent dans des comédies familiales à l’humour lourdaud et peu mémorables. Dommage. Il devrait nous revenir en forme dans "Wallstreet 2" d'Oliver Stone en reprenant le rôle de Mr. Gekko, ordure de la finance mémorable depuis le premier film en 1987.

John TRAVOLTA :

né le 18 février 1954 (photo : © www.imdb.com)

 John TRAVOLTA - 1977 - imdb

« WELCOME BACK, KOTTER » : 78 épisodes de 1975 à 1979

Série méconnue en Europe dont la télévision hollandaise avait diffusé quelques épisodes dans les années 70, « Welcome back, Kotter » narrait les aventures d’un prof passionné par son boulot et qui essayait d’enseigner à une bande de gamins difficiles. Parmi eux, le tout jeune John Travolta. Pendant la série, « Big John » rencontre rapidement un succès fulgurant avec « Grease » et le film emblématique de la période disco : « La fièvre du samedi soir » en 1977.

Petite baisse de régime dans la carrière de Travolta dans les années 80 et renaissance en 1996 grâce à Quentin Tarantino et « Pulp fiction ». Depuis, il alterne avec un certain bonheur les rôles de braves types (« Phénomène », « Face off » où il joue le bon et le méchant avec panache, …) tout en semblant préférer les rôles de salauds dans lesquels il excelle : « Swordfish » (2001), « The punisher » (2004) et récemment « L’attaque du métro 123 ».

Jodie FOSTER :

née le 19 novembre 1962 (photo : © www.imdb.com)

 Jodie FOSTER kid - imdb

Avant de connaître la consécration internationale en 1991 grâce à son rôle de flic du FBI envoûtée par le tueur en série Hannibal Lecter dans « Le silence des agneaux » (fabuleux thriller multi-oscarisé), Jodie Foster a démarré comme actrice enfant dans de nombreux épisodes de série télé comme « Bonanza », « Kung Fu », « L’homme de fer », "Harry O", … pour ensuite percer au cinéma grâce à Martin Scorsese dans « Taxi Driver »  avec Robert De Niro en 1976.

Depuis, le virus du cinéma ne l’a plus lâchée avec de bons films comme « Les accusés », « Nell », « Contact » ou plus récemment « Flight plan », « Inside man » et le très polémique « The brave one » (A vif). Une actrice qui a d’autres talents puisqu’elle est également productrice et réalisatrice : « Little man tate » (1991), « Home for the holidays » (1995) et prochainement, « The beaver ».

Années 1980

Denzel WASHINGTON :

né le 28 décembre 1954 (photo : © www.imdb.com)

 Denzel Washington - St Elsewhere - imdb

« ST. ELSEWHERE » : 137 épisodes de 1982 à 1988 – 6 saisons (diffusée en France au début des années 2000, disponible en dvd aux USA, en zone1).

Denzel Washington débordait déjà de talent et d’ambition dès le début des années 80 en jouant les jeunes toubibs dans « St. Elsewhere », une série inédite en Europe qui contait  le quotidien de jeunes docteurs qui apprenaient le métier sous la tutelle d’un chirurgien cardiaque et se confrontaient aux patients et à leurs problèmes.

Très vite, Denzel reçoit la consécration de ses pairs en 1989 en obtenant un oscar du meilleur second rôle pour sa prestation dans « Glory », film évoquant la participation des soldats noirs durant la guerre de sécession. La rencontre avec Spike Lee lancera ensuite définitivement sa carrière avec « Mo’ Better blues », « Malcolm X » et « Inside Man » en 2006.

L'acteur excelle tant les rôles dramatiques (le très beau « Hurricane Carter », « Man on Fire », « Antwone Fisher », …) que les films d’action (« USS Alabama », « Training day », « Déjà vu », « L’attaque du métro 123 », …). Une valeur sûre et une présence formidable à l’écran.

Johnny DEPP :

né le 9 juin 1963 (photo : © www.imdb.com)

Johnny Depp - 21 jump street - imdb

« 21 JUMP STREET » : 71 épisodes de 1987 à 1990 (disponible en dvd)

C’est grâce à son ami Nicolas Cage que Johnny Depp débute dans le métier d’acteur. Auparavant vendeur de bics par téléphone (si ! si !) parmi de nombreux autres petits boulots, le beau gosse démarre sur les chapeaux de roues grâce au producteur télé Stephen J. Cannell, très prolifique auteur de séries comme « Agence tous risques », « Rick Hunter », "Le rebelle", "Un flic dans la mafia", ...

Pourtant, son rôle de Tom Hanson, jeune flic à gueule d’ange qui infiltre les lycées américains en vue de repérer et arrêter les dealers, il le détestait, le trouvant « trop sérieux » et n’aimant pas le concept de flics se faisant passer pour des lycéens. Après 4 saisons, super Johnny quitte la série sans regrets, la comparant à « usine à pancakes » quand il évoque le rythme infernal de tournage des épisodes.

Une rencontre fondamentale avec le réalisateur Tim Burton pour « Edward aux mains d’argent » en 1990 et le tour est joué. « Ed wood », « Sleepy hollow », « Charlie et la chocolaterie », « Alice in Wonderland », … ; les deux hommes s’aiment et tant mieux pour nous car chaque nouveau film se voit avec une certaine impatience.

A côté de ses personnages un peu déjantés et bizarroïdes, Depp développe un réel talent d’acteur dans des films aussi originaux qu’étranges comme « Benny & Joon », «  Don Juan de Marco », « Las Vegas parano », « Gilbert Grape », …

En parallèle, il est aussi à l’aise dans le registre policier (« Donnie Brasco », « Public ennemies », …) qu’aventurier : les trois « Pirate des Caraïbes », carton interplanétaire en attendant le numéro 4. Un des acteurs les plus doués et les plus intéressants de ces 20 dernières années.

Bruce WILLIS :

né le 19 mars 1955 (photo : © www.imdb.com)

Clair de lune - Moonlighting - Bruce Willis - imdb

« CLAIR DE LUNE » (Moonlighting) : 54 épisodes de 1985 à 1989 (disponible en dvd à la vente)

Parcours inattendu pour cet ancien barman new yorkais qui courait les auditions. Révélé par la série « Clair de lune » où il campait un détective privé délirant aux côtés d’une blonde glacée et antipathique, Bruce Willis détourne tous les codes du film d’action avec « Piège de cristal » en 1987. Pas de héros musclé infaillible à la Stallone ou à la Schwarzie mais plutôt un brave type dépassé par les événements et héros malgré lui. Une belle revanche sur sa partenaire de la série, Cybill Shepherd, qui le méprisait pendant le tournage des épisodes, certaine que ce serait elle la nouvelle grande star de cinéma quand « Clair de lune » s’arrêterait. Et non, tout faux !

Depuis 1987, Bruce Willis a alterné rôles dramatiques (« In country », « Twelve monkeys (L’armée des 12 singes), « 16 blocks », « Otage », …) et films d’action (les 4 « Die hard », « Hudson Hawk », « Le dernier samaritain », « Clones », …) avec équilibre même si certains films déçoivent. Crédible quand il change de look (avec ou sans cheveux), il incarne une certaine image de l’Amérique, entre certitudes du héros valeureux et doutes du anti-héros en perte de repères. Une star qui ne se prend pas au sérieux, il n’y a qu’à voir sa prestation de vedette colérique et capricieuse et dans son propre rôle dans « What just happened » aux côtés de De Niro pour s’en convaincre. Sympa.

Années 1990

George CLOONEY :

né le 6 mai 1961 (photo : © www.imdb.com)

 George Clooney - imdb

« Urgences » (ER) : 109 épisodes de 1994 à 2000 (disponible en dvd à la vente)

Star omniprésente depuis 10 ans, George Clooney a démarré dans des navets dont il n’a pas honte comme le « Retour des tomates tueuses », film d’horreur minable et fauché. Galère pendant des années dans l’univers impitoyable d’Hollywood et puis, succès inespéré avec la série médicale « Urgences », show le plus regardé par les Américains de 1994 à 2000. Pendant 5 ans, il enfilera la blouse blanche du pédiatre Doug Ross avant de ne pas renouveler son contrat malgré le pont d’or que lui offraient les producteurs.

Changeant habilement de registre, George Clooney est avant tout un acteur engagé (« dénonciation des magouilles politico-américaines dans le thriller « Syriana », la chasse aux sorcières durant les années 50 dans « Good night and good luck », …) et doué pour créer l’événement autour de sa personne, voyez les campagnes de pub pour café et autres apéro où il se tourne en dérision avec bonheur (j'adore celle avec John Malkovich en gardien du paradis).

Un peu comme Clint Eastwood, il a compris qu’il lui fallait alterner gros films à stars comme « Ocean’s eleven » et ses deux suites afin de financer des projets plus personnels, pas nécessairement rentables mais qui lui tiennent à cœur (« Michael Clayton », « Leatherheads », « The Good German », « Solaris », …). Enfin, c’est un homme qui n’hésite pas à utiliser sa notoriété pour dénoncer les injustices du monde, notamment le conflit au Darfour. Un chouette type.

Hilary SWANK :

née le 30 juillet 1974 (photo : © www.imdb.com)

 Hilary Swank - imdb

« BEVERLY HILLS 90210 » : 16 épisodes de 1997 à 1998 + un rôle dans le film « Buffy, tueuse de vampires » (1992) + « Karate Kid 4 » (The next Karate Kid)

Cette actrice au physique élancé et à la dentition vaguement chevaline vaut bien plus que son apparence ne pourrait le laisser croire. Quel talent ! Quelques apparitions dans des séries télé pas inoubliables dans les années 90 et des films mineurs et puis, c’est la consécration en 1999 avec « Boys don’t cry » où elle campe…un garçon.

Oscarisée à juste titre pour ce rôle émouvant inspiré d’un fait réel, elle confirmera ensuite sa présence dans « Million Dollar baby » de et avec Clint Eastwood, en boxeuse au destin tragique et en prof empathique dans "Ecrire pour exister" (Freedom writers). Ses derniers films ("P.S. I love you", "Le Dahlia noir", "Les châtiments", …) ne sont pas inoubliables mais elle a certainement encore un bel avenir devant elle.

Années 2000

Matthew FOX :

né le 14 juillet 1966 (photo : © www.imdb.com)

 Matthew Fox - imdb

« LOST » : 116 épisodes de 2004 à 2010 (5 saisons disponibles en dvd)

Ces dernières années, Matthew Fox essaye de se démarquer de son personnage de Jack dans la série « Lost » en alternant les films lors des pauses de tournage de ce feuilleton mondialement célèbre. Quelques films intéressants comme « We are marshall » (un drame sur une réelle équipe de foot décédée dans un accident d’avion et où, en tant que coach, il doit rebooster le moral des troupes) et « Angles d’attaque » (Vantage point), à l'action trépidante.

Même s’il est encore trop tôt pour le dire, Fox pourrait bien tout doucement prendre sa place au cinéma et faire oublier son personnage de médecin torturé de « Lost ». L’avenir nous le dira.

Michael C. HALL :

né le 1er février 1971
(photo : © www.imdb.com)

 Michael C Hall- imdb

"DEXTER" : 48 épisodes de 2006 à 2010 (4 saisons disponibles en dvd)

Quasi inconnu avant d’être révélé par la série « Six feet under » où il incarnait un croque-mort homoseuxel, Michael C. Hall (C pour Carlyle) a confirmé son extraordinaire talent d’acteur dans le rôle du glaçant « Dexter », tueur en série de…criminels. Un rôle très fort pour une série exceptionnelle mais qui va peut-être lui coller à la peau. Alors quand il a un moment, Michael joue aussi dans des films comme « Paycheck » (2003) de John Woo, film d’action bof bof avec Ben Affleck.

On devrait prochainement le revoir dans « Gamer » aux côtés de Gerard Butler (« 300 »), thriller de science-fiction ayant pour toile de fond les jeux vidéo. Un autre film, « Peep world », une comédie, sortira en 2010. Début de cette même année, l’acteur a annoncé qu’il souffrait d’un cancer de la lymphe mais aux dernières nouvelles, il irait mieux. Ouf !

Evangeline LILLY :

Evangeline LIlly - imdb

née le 3 août 1979 (photo : © www.imdb.com)

« LOST » : 113 épisodes de 2004 à 2010 (6 saisons disponibles en dvd à la vente)

Joli parcours pour cette belle Canadienne, née à Alberta au Canada, quasi inconnue voici encore quelques années. Après avoir fait quelques apparitions dans des séries pour ados tournées dans son pays comme « Smallville » (la jeunesse de Superman) et « Tru Calling » (une jeune toubib sauve des morts et leur évite ce destin en remontant le temps), la voilà révélée par « Lost », la série qui fait « buzzer » tout le monde depuis 6 ans et produite par J.J. Abrams, auteur des séries "Alias", "Fringe" et réalisateur des films « Mission : impossible 3 » et « Star Trek » (contant la jeunesse de Kirk et Spock).

Consciente de son charme et de sa popularité, l’actrice tente doucement une percée au cinéma, en jouant dans des films comme « Démineurs » (The hurt locker), le dernier grand gagnant aux Oscars. Elle apparaît également dans « Afterwards » aux côtés de John Malkovich et Romain Duris ou encore dans une comédie lourdingue comme « The long weekend » avec Chris Klein (« American Pie »).

Comme Eva Longoria, sa collègue télé de « Desperate Housewives », elle multiplie les contrats pub, battant le fer tant qu’il est chaud et fait régulièrement la belle poupée pour des produits de beauté (je ne fais pas de pub pour ces produits, donc non, je ne citerais pas les marques J). Pour ceux qui fantasment sur sa poitrine (pas désagréable à voir au demeurant), revoyez le dernier épisode de la saison 2 de « Lost » où, prisonniers des Autres, les rescapés du vol Océanic 815 se retrouvent à genoux. Lorsqu’il faut les remettre debout, une des « Autres » la prend…par les seins avant de vite retirer ses mains et la relever autrement. Hilarant !

D’après les échos de plusieurs techniciens sur le tournage de « Lost », il paraît que l’actrice se la pète et ne cesse de geindre parce qu’il fait trop chaud, parce qu’elle n’a pas la coiffure qu’il faut, parce que son teint n’est pas comme elle le veut, … Désolé de casser le glamour, bienvenue dans le monde des stars. En 2011, elle sera dans « Real steel », un film de science-fiction sur des robots bagarreurs et boxeurs, avec Hugh Jackman (« Wolverine », « X-Men »). Une carrière à l’aube de se réaliser. L’avenir nous dira si l’essai sera concluant ou non.

 

Eva LONGORIA :

Eva Longoria - imdb

née le 15 mars 1975 (photo : © www.imdb.com)

« DESPERATE HOUSEWIVES » : 135 épisodes de 2004 à 2010 (6 saisons disponibles en dvd à la vente)

Sacré bout de femme qu’Eva Longoria, jolie actrice d’origine mexicaine. Une ambition aussi grande que sa taille est petite (1 m 57). Après avoir remporté un concours de découvreurs de talent où un agent la remarque, là voilà à l’assaut d’Hollywood, promue à une belle carrière dans les soap operas (ces fameux feuilletons à l’eau de rose qui ont commencé quand vous et moi n’étions même pas nés). On la voit ainsi dans « General Hospital » et « The Young and the restless » (Les feux de l’amour). Et puis en 2004, c’est LA chance de sa vie, le scénariste et producteur Marc Cherry lui propose le rôle de Gabrielle Solis, ex-mannequin et femme adultère plongée dans l’ennui de la vie de banlieue de « Desperate Housewives ». Succès planétaire qu’elle partage avec ses partenaires.

Depuis, Eva a épousé Tony Parker, le joueur de basket d’origine française des San Antonio Spurs (mariage d’ailleurs très médiatisé en juillet 2007). C’est un des couples - version télé - de Brad et Angelina, qui font les potins et le glamour d’Hollywood. Elle se fait d’ailleurs appeler Eva Longoria Parker, comme Farrah Fawcett Majors à l’époque où cette dernière était la femme de l’homme bionique et qui tombe à pic, Lee Majors.

Côté cinéma, rien de vraiment notable. Après un rôle dans « The sentinel », film d’action et d’espionnage plutôt moyen aux côtés de Michael Douglas et Kiefer Sutherland et un autre dans « Harsh times », film très sombre avec Christian Bale, ses autres rôles au cinéma n’ont pas vraiment été marquants. Alors, elle fait surtout parler d’elle dans les pages « people » des magazines. On peut l’apercevoir dans plusieurs spots de pub pour des crèmes glacées et autres produits de beauté (un point commun qu’elle partage avec Evangeline Lilly, Patrick Dempsey et Matthew Fox). Récemment, elle a tourné dans un film mexicain : « Days of our grace » (Dias de gracia). Passage réussi au cinéma ? Trop tôt pour le dire.

Jennifer ANISTON :

Jennifer Aniston - imdb

née le 11 février 1969 (photo : © www.imdb.com)

« FRIENDS » : 238 épisodes de 1994 à 2004 (10 saisons disponibles en dvd à la vente)

D’origine grecque et filleule de Telly Savalas (« Kojak »), Jennifer Aniston, c’est un peu la petite chérie de l’Amérique. Déjà à l’époque de « Friends », sitcom qui l’a rendue mondialement célèbre, elle tournait en parallèle dans une série de comédies pas mauvaises mais pas non plus extraordinaires comme « She’s the one » (1996) ou « The object of my affection » (1998). Des produits hollywoodiens standard, bien calibrés et formatés pour plaire aux jeunes filles romantiques. En 2000, impossible de ne pas entendre parler d’elle suite à son mariage ultramédiatisé avec Brad Pitt.

En 2003, on la voit avec Jim Carrey dans « Bruce tout puissant » et 2004 marque la fin de « Friends », après 10 années passées aux côtés de ses partenaires, série où le beau Brad jouera même dans un épisode. Depuis, rien de vraiment terrible au cinéma, hormis l’excellent thriller « Derailed » (Dérapage, 2005) avec Clive Owen et Vincent Cassel mais qui rencontra peu de succès. Notons encore, en 2006, « La rupture » (The Break-Up) avec Vince Vaughn, comédie passable aux accents dramatiques.

Depuis 2005, date de son divorce, l’actrice aura plus fait parler d’elle pour avoir été l’ex de Brad Pitt et semble, depuis leur rupture, ne pas s’en remettre. Récemment, elle a joué dans la très mauvaise comédie « The Bounty Hunter » avec Gerard Butler. Ne délaissant pas le genre qui a fait son succès, à savoir la sitcom, elle a fait quelques apparitions dans des épisodes de « Dirt » où elle a retrouvé Courteney Cox, sa copine de « Friends » et dans « 30 rock » avec Tina Fey et Alec Baldwin.

Récemment, elle aurait déclaré en avoir marre de tourner dans ce genre de films et compterait passer à la réalisation car elle s’ennuie. Pourtant, plusieurs autres comédies sont prévues à son agenda comme « The switch » avec Jeff Goldblum et Jason Bateman dont le sujet traite d’une quadra qui voudrait faire un gosse avec le don de sperme de son meilleur ami. Autobiographique ?

Patrick DEMPSEY :

Patrick Dempsey - imdb

né le 13 janvier 1966 (photo : © www.imdb.com)

« GREY’S ANATOMY » : 124 épisodes de 2005 à 2010 (5 saisons disponibles en dvd à la vente)

Cela fait plus de 25 ans que Patrick Dempsey trimballe sa jolie petite tronche dans des films et des séries. C’est en 1985 qu’il démarre sa carrière dans des comédies pas inoubliables comme « Can’t buy me love » (1987) ou « Loverboy » (1989). Un jeune acteur dont on entend régulièrement parler à l’époque et qui disparaît quelque peu dans les années 90, délaissant les écrans de cinéma pour apparaître dans plusieurs séries comme « Will & Grace » ou « The Practice », parmi les plus notables. En 2005, le rôle du « Dr. Mamour » (Dr. McDreamy dans la VO), de son vrai nom le Dr. Derek Shepherd, dans la série médicale « Grey’s anatomy », le replace sur le devant de la scène.

Dempsey fait aussi pas mal parler de lui dans les pages « people » lorsqu’il participe à des courses de voiture automobile. Signe des temps, on le voit – comme Eva Longoria, Matthew Fox ou encore Evangeline Lilly (lire ci-dessus) - dans diverses publicités, notamment pour des produits de beauté. En 2007, tout en continuant à jouer dans « Grey’s anatomy », il retente sa chance au cinéma dans la comédie « Enchanted » (Il était une fois…) et en 2008, dans « Made of honor » (Le témoin amoureux). Succès relatif pour ces comédies à l’eau de rose.

Malin, le comédien ne met pas tout ses œufs dans le même panier et continue à profiter de la gloire que lui apporte la série médicale. Prochainement, il devrait apparaître dans « Transformers 3 », changeant de registre pour se coltiner des gros robots tapageurs en lieu et place des habituelles minettes effarouchées. Ici aussi, l’avenir nous dira si le passage de la télé au ciné sera réussi ou pas. Un acteur qui, pour ma part, m’indiffère mais fait partie des belles gueules du Hollywood actuel qu’on ne saurait occulter.

14:42 Écrit par Manu dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |