03/05/2014

UNDER THE DOME - SAISON 1 : la parano signée Stephen King

Under the dome© CBS Television - Paramount

1 saison de 13 épisodes de 40’. Diffusée fin 2013 sur BE TV (ex-Canal + Belgique).

 

Disponible à la vente en dvd et Blu-Ray depuis le 09 avril 2014.

VOIR LE TRAILER DE LA SAISON 1 D'"UNDER THE DOME"

Adapté du roman « Dôme » de Stephen King, cette nouvelle série avait de quoi faire grincer des dents. En effet, rares sont les adaptations du maître de l’horreur et du fantastique qui soient réussies une fois passées à la moulinette hollywoodienne. Ajoutez à la production le nom de Steven Spielberg dont les séries télé ne sont pas franchement inoubliables (Terra Nova, Seaquest DSV, Amazing stories, …) et on se dit qu’on court à la cata.

Curieusement, ce n’est pas le cas. Tant mieux ! Le récit possède suffisamment de mystères et d’intrigues pour vous scotcher de bout en bout même si les épisodes du début sont un peu laborieux. Que vont devenir ces gens prisonniers de ce dôme étrange ? Quels sombres desseins cache le chef de la ville « Big Jim » Rennie ? Et bien d’autres questions.

La série remplit son cahier des charges avec son lot d’explosions, d’action, de romance, de meurtres, … tout en arrivant à maintenir le suspense durant ces 13 premiers épisodes. Les acteurs Mike Vogel (vu dans « Pan Am » et « Bates Motel ») et Dean Norris (Hank, le beauf de « Breaking bad ») sont d’excellentes surprises.

Signe des temps, voici encore une série où des personnages ordinaires se retrouvent dans un monde qui les met à l’épreuve et ne leur offre aucune garantie de survie, à l’image des zombies de « The Walking Dead » ou l’absence d’électricité dans « Revolution ». Comme les fans du livre n’avaient pas aimé la fin, Stephen King a donné son accord pour proposer une fin différente dans la série.

A l’origine, « Under the dome » était destinée à n’être qu’une minisérie mais vu le succès énorme lors de sa diffusion américaine sur CBS, les producteurs ont décidé de lancer une 2ème saison avec, évidemment, un cliffhanger insoutenable à la fin de cette 1ère saison, vous voilà prévenus. Espérons qu’ils sauront s’arrêter à temps au vu des nombreuses séries qui avaient un bon pitch de départ puis sont tombées dans le grand n’importe quoi (Prison Break, Jericho, Lost, …).

UNDER THE DOME 2 (fantastique - 13 épisodes) : le syndrome « Prison break » ? Incertain

Under the dome saison 2

Photo : © Under the dome - CBS Television - www.allocine.fr - 21015162_20130625155252014

Disponible en dvd et Blu-Ray dès le 4 mars 2015 (vu sur BE TV Belgique)

Adapté du roman de Stephen King (ce dernier signe d’ailleurs le scénario du premier épisode), « UTD II » n’a pas retenu les leçons de « Prison Break » et de « Lost ». A force de tirer sur la corde des mystères, elle finit par casser. Non seulement, on voit débarquer des personnages « out of the blue » (le beau-frère de Big Jim, un prof de science) mais on a droit à un nouveau mystère toutes les cinq minutes. Alors, un peu, ça va mais ensuite, ça dépasse les bornes.

 

Au point qu’on commence vraiment à se foutre de ce qui arrive aux personnages. Les scénaristes auraient mieux fait d’en faire une minisérie de 6 épisodes de 90’. Cela aurait évité les temps morts et les crises d’adolescents. Ici, l’essoufflement se fait nettement sentir. Preuve en sont les audiences en chute libre aux USA. Et pourtant il y aura une saison 3 ! Sans moi…

17:02 Écrit par Manu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/04/2014

REVOLUTION : un monde de pouvoir et d’intrigues au parfum de cape et d’épées

REVOLUTION1 saison de 20 épisodes.

Diffusée fin 2013 sur LA DEUX (chaîne publique belge francophone).

Disponible à la vente en dvd en mars 2014 (en Belgique), sortie prévue prochainement en France.

VOIR UN TRAILER DE LA SERIE « REVOLUTION »

AVIS : Déçu

Et si le monde était privé d’électricité et de toute source d’énergie ? C’est sur ce postulat intrigant d’Eric Kripke (créateur/producteur de « Supernatural » où les frères Winchester chassent des démons) que démarre cette nouvelle série prometteuse, produite par Jon Favreau (Iron Man) et JJ Abrams (Alias, Lost, Person of Interest, …). A travers le personnage de Miles Matheson (Billy Burke ambigu), nous suivons le parcours d’un petit groupe de résistants qui lutte contre la milice et son puissant dictateur, le Général Monroe (détestable David Lyons), dans des Etats-Unis… désunifiés.

A cet égard, l’esthétique de la série - particulièrement réussie - alterne les références à la guerre d’Indépendance américaine (on pense au film « Patriot » (2000) avec Mel Gibson), avec mousquets et uniformes tout en présentant un univers high tech en perdition (puces électroniques, collier qui génère la précieuse énergie recherchée, …).

Si les 10 premiers épisodes sont intéressants, notamment par d’habiles flashbacks qui nous en apprennent plus sur les personnages et le monde d’avant le « blackout » ; la suite retombe et s'essouffle. Comme s’ils étaient arrivés au bout de leurs idées, les scénaristes alignent les fusillades et les explosions et surtout, beaucoup trop de rebondissements invraisemblables (surtout le personnage de la maman, campé par Elizabeth Mitchell (vue dans V version 2009 et Lost), souffre de problèmes d'écriture et a un comportement incohérent d'un épisode à l'autre).

Si la série exhale un parfum de film de cape et d’épées au début, elle se transforme ensuite en show guerrier grotesque avec des panpan à n’en plus finir comme dans les films de Stallone. Avec le défaut de se prendre terriblement au sérieux.  Pour conclure sur une note positive, on retiendra surtout la peinture qui est faite des êtres frustrés qui accèdent au pouvoir, montrant bien jusqu’à quel point cela peut les rendre cruels, capricieux et violents. Dans un rôle d’infâme, on retrouve l’excellent Giancarlo Esposito, tout aussi inquiétant que dans son rôle de Gus Fring, le dealer froid de « Breaking Bad ».

Pour le reste, c’est divertissant et bien filmé mais globalement décevant. Espérons que la saison 2 nous étonne et parvienne à redresser la barre.

12:41 Écrit par Manu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/04/2014

THE FOLLOWING – Saison 1 : une traque horrifique aux confins de la folie

THE FOLLOWING

© FOX Television

Diffusée début 2014 sur TF1 et la Une (RTBF1, chaîne publique francophone belge).

1 saison de 15 épisodes de 42’.

Saison 2 en production. Saison 1 disponible à la vente le 14 mai 2014.

VOIR UNE BANDE ANNONCE DE « THE FOLLOWING »

MON AVIS : Incertain

Cela faisait un moment qu’on n’avait plus vu Kevin Bacon en premier rôle. Depuis le « Mystic River » de Clint Eastwood en 2003, l’acteur s’était contenté de jouer les seconds rôles dans des grosses productions comme « X-Men : le commencement » (2011) ou des comédies légères comme « Crazy, Stupid, Love » et récemment, « R.I.P.D. Brigade fantôme ». Actif derrière la caméra, il a aussi réalisé plusieurs épisodes de l’excellente série policière « The Closer » (L.A Enquêtes prioritaires), mettant en vedette sa femme à la ville, Kyra Sedgwick.

En coulisses, les dernières années de l’acteur n’ont guère été faciles : en 2008, comme John Malkovich et Steven Spielberg ; il apprend qu’une grosse partie de sa fortune a disparu dans les placements foireux de Bernard Madoff, l’escroc de Wall Street condamné à vie. Que faire ? Se remettre au turbin ! Le voilà donc dans un premier rôle à la télé, une première dans sa carrière essentiellement tournée vers le cinéma, hormis l’un ou l’autre téléfilm.

Le pitch de départ de « The Following » a quelque chose d’intrigant : se basant sur la réalité où 300 tueurs en séries sont toujours actifs actuellement aux USA ; Kevin Williamson, créateur et scénariste des films d’horreur « Scream », tisse une toile où un flic (Bacon) traque un ancien prof d’université devenu serial killer (James Purefoy, flippant à souhait). Mais voilà, le vilain est devenu le gourou d’une secte de tueurs en séries recrutés par Internet. Ils sont partout et peuvent frapper à n’importe quel moment. Evidemment pour relancer l’intrigue, le héros a des faiblesses comme un pacemaker et une sensibilité conséquente aux chocs électriques.

Williamson s’y connaît dans le domaine du thriller policier horrifique : sachant ménager moments de tension et suspense, sa série trouve son intérêt dans l’imprévisible. La plus innocente des jeunes filles peut tout à coup, sans prévenir, se transformer en redoutable meurtrière.

Bien fichue au niveau de la traque haletante du tueur, la série dérange par contre par le réalisme cru de ses scènes de violence, limite nauséabondes : poignardages à gogo, crevages d’yeux, passages à tabac, etc. En comparaison, « The Following » ferait presque passer « Dexter » et « Esprits criminels » pour de gentils contes pour enfants… Spectateurs sensibles, passez votre chemin.

Au début de la série, Williamson nous refait le coup du couple mâle de tueurs (cf. « Scream 1 ») mais heureusement pour la suite, multiplie les pistes pour mieux nous égarer. Au risque de rebondissements parfois invraisemblables, notamment pour retrouver un gamin kidnappé par les tueurs en série et sa maman hystérique (agaçante Natalie Zea, vue dans « Justified » et « Under the Dome »).

Au final, Kevin Bacon et James Purefoy sont excellents. Jouant parfaitement au jeu du chat et de la souris, ils retiennent l’attention, entièrement habités par leur personnage. Un cliffhanger insoutenable clôt cette première saison. On demande à voir la suite, en espérant que « The Following » ne tombera pas dans le grand guignol décevant, au regard des moments quelquefois ridicules qui ont jalonné cette entrée en matière. Avis mitigé donc.

THE FOLLOWING 2 (horreur - 15 épisodes) : le vaudeville grotesque Criant

THE FOLLOWING saison 2

Photo : © the-following-season-2-blu-ray-cover-50 - FOX Television - www.dvdsreleasedates.com

Disponible en dvd et Blu-Ray depuis novembre 2014

La première saison avait déjà montré toutes ses faiblesses par des rebondissements invraisemblables. Heureusement, un insoutenable cliffhanger venait relancer l’intérêt. De fait, au début, cette idée d’un Kevin Bacon, revigoré  et toujours aussi obsédé par Joe Carroll, le serial killer qu’il croyait mort, renforce l’impression d’une saison meilleure à venir.

Evidemment, il découvre la vérité et va traquer l’infâme, croisant au passage une femme riche et très dérangée ainsi que ses jumeaux diaboliques et bien glauques. L’autre bonne idée était de relancer le côté « gourou » du serial killer en le faisant rencontrer un autre gourou frappadingue (Jake Weber, le papa de « Medium » dans un rôle déjanté).

 

Malheureusement, à mi-parcours, « The Following » retombe dans ses travers avec ses courses-poursuites invraisemblables, ses personnages qui surgissent de derrière les portes (on se croirait dans un mauvais vaudeville) et ses meurtres crapuleux totalement gratuits. Comme le disait un fan de séries que je respecte beaucoup, c’est une série « à grosses ficelles ». Et ce n’est pas la fin qui nous donnera envie de voir la suite. Beurk !

16:14 Écrit par Manu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |